[Test] K1 : Le kit d’alarme de Smanos est-il un bon gardien ?

7/10
On aime
  • Le nombre d'accessoires fournis
  • Le prix intéressant
  • L'installation facile
  • Les nombreux réglages
  • La batterie de secours
  • Le clavier à combinaison
  • Le design
On n’aime pas
  • L'absence d'Ethernet
  • La notification par email défaillante
  • L'oubli des cales pour les détecteurs d'ouverture
  • Les piles par dizaine
Verdict :

Le kit d’autosurveillance K1 n’est pas irréprochable, mais ses nombreuses qualités, à commencer par son prix sans excès, surpassent ses quelques défauts. Il se positionne d’emblée parmi les meilleurs mini-systèmes d’alarme du marché.

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6 raisons de craquer (ou pas) pour le Smanos K1

Filiale de l’industriel chinois Chuango, Smanos était une marque jusqu’alors quasi inconnue en France. L’arrivée du kit d’autosurveillance K1, à l’allure plaisante et au prix intéressant, coïncide avec ses nouvelles ambitions. Face à de nombreux rivaux, ce petit système d’alarme peut-il faire du bruit ?

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Oui, pour le rapport quantité/prix

Outre l’indispensable centrale (le cerveau du système), le kit de démarrage K1 comprend une sirène intérieure de 110 décibels, un détecteur de mouvement, deux détecteurs d’ouverture de porte/fenêtre et un clavier à quatre touches. Le prix étant compétitif, Smanos s’est montré assez généreux. D’autre part, la centrale prend en charge cinquante accessoires au maximum et les options sont diversifiées : détecteur de fumée ou de fuite d’eau, barrière périmétrique à infrarouge, sirène extérieure… La centrale et ses accessoires échangent sur une bande de fréquence à 868 MHz. Ce protocole est propriétaire, mais une version compatible en supplément avec Z-Wave est prévue, démultipliant les possibilités domotiques. Par ailleurs, la centrale interagit avec le thermostat Nest, les lampes Philips Hue et bientôt Google Home.

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Oui, pour l’installation facile

De façon standard, l’installation implique de créer un compte via l’application mobile iOS/Android, de brancher puis d’installer la centrale et les accessoires à la suite. L’application mobile assiste la procédure pas-à-pas et demande de transmettre le mot de passe du réseau WiFi à la centrale, celle-ci ne disposant que d’une connexion sans fil. C’est dommage, car une connexion Ethernet n’est pas sensible aux interférences ou aux tentatives de brouillage.

Les accessoires sont ensuite appairés un à un quand on appuie trois fois sur leur contact anti-sabotage. Dans notre cas, l’opération s’est déroulée sans accroc. Concernant la pose, le socle des accessoires est pourvu d’un petit niveau à bulle pour ajuster la position. Les adhésifs double face et la visserie sont fournis, mais pas les petites cales qui permettent d’aligner le contacteur de porte/fenêtre et son aimant. C’est un moyen de « rattraper » le décalage subsistant entre le dormant et l’ouvrant d’une porte en position fermée, par exemple. Espérons que cet oubli sera réparé dans les prochaines versions.

Oui, pour le clavier et les options de réglage

Le clavier fourni est pratique pour sélectionner rapidement le mode de fonctionnement de l’alarme (armée, désarmée, présence domicile) : on tourne la molette dans un sens ou dans l’autre et on entre une combinaison de touches. Cette combinaison est à configurer dans l’application mobile, qui sert comme d’habitude de superviseur en chef du système.

De nombreux réglages sont disponibles, et c’est tant mieux : délais d’activation (pour avoir le temps de sortir une fois l’alarme armée), programmation calendaire, notification par email (inopérante pas notre version de test), partage des alertes « push » avec un proche (utile quand on part en vacances), sélection des détecteurs activés 24h/24 ou désactivés en mode domicile… C’est assez complet, bien que l’on aurait souhaité pouvoir activer ou désactiver les détecteurs par zone. L’interface est assez réussie, même si certaines latences, traductions incomplètes et autres expressions maladroites font tache ici et là. Des correctifs sont en cours, a assuré Smanos.

Oui, pour la batterie de secours

Bien que cette information soit mal documentée, la centrale contient une batterie qui offre environ cinq heures d’autonomie, selon Smanos. Intérêt : le système continue de fonctionner, même quand le courant électrique est coupé, et déclenche la sirène si nécessaire. Cependant, aucun relais par réseau 3G ou SMS ne remplace la connexion Internet pour transmettre les notifications d’alertes. Difficile d’en réclamer autant à un tel prix…

Non, pour la multitude de piles employées

Quatre piles pour la sirène, deux pour le détecteur de mouvement, autant pour le clavier et une dans chaque détecteur d’ouverture : soit dix piles au total. Et pas n’importe lesquelles, puisqu’il s’agit de modèles CR123 au lithium, qui coûtent au bas mot 5 € l’unité. Vive le sans-fil ! C’est une dépense supplémentaire et régulière à prendre en compte, sachant que Smanos indique une autonomie entre deux et cinq ans selon le type d’accessoire.

Oui, pour le design

Le design n’est certes pas le critère primordial aiguillant le choix d’un système d’autosurveillance et une opinion sur le sujet demeure personnelle. Mais les efforts consentis par Smanos méritent d’être soulignés : la centrale et la plupart de ses accessoires, à l’exception du détecteur d’ouverture plus classique, sont avenants et d’inspiration contemporaine, grâce à leur forme circulaire atypique et à leur finition blanche et chromée. Le même sentiment vaut pour le packaging et pour l’application mobile, soignés dans l’ensemble.