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Covid-19 : une nouvelle thérapie trompe et piège le coronavirus

Dans la lutte contre la Covid-19, des chercheurs ont trouvé une nouvelle thérapie à base de ce qu’ils appellent des « nanoleurres ». L’objectif est de tromper le coronavirus en le liant à une fausse cellule afin de le piéger et de le neutraliser.

En plus de la campagne mondiale de vaccination contre la Covid-19 dans laquelle Hong-Kong participe en faisant gagner des cadeaux hors de prix, les chercheurs continuent à étudier le SARS-CoV-2 responsable de l’infection. Dans une nouvelle étude de la North Carolina State University aux États-Unis publiée dans le journal Nature Nanotechnology, des chercheurs détaillent une nouvelle thérapie qu’ils ont mise au point.

Vue microscopique du SARS-CoV-2
Vue microscopique du SARS-CoV-2 – Crédit : NIAID, CC BY 2.0

Ils l’ont eux-mêmes qualifiée de « thérapie nanoleurre ». Comme le nom l’indique, l’objectif de cette thérapie est de tromper le coronavirus. Ensuite, elle le piège et le neutralise. Cela permettrait d’éviter l’infection ou tout du moins de réduire fortement les symptômes graves qui sont parfois responsables du décès des patients.

Le SARS-CoV-2 se lie à de faux récepteurs sans s’en rendre compte

Dans leur étude, les chercheurs ont créé des nanoleurres à partir de cellules sphéroïdes pulmonaires humaines, aussi appelées LSC. Les nanoleurres sont utilisés pour imiter les récepteurs de l’enzyme de conversion de l’angiotensine 2, plus communément appelée ACE2. Ainsi, la protéine spike (S) du coronavirus se lie au nanoleurre sans s’en rendre compte. Il y a quelques mois, des chercheurs travaillaient également sur un moyen de stopper l’infection. Ils avaient réussi à bloquer la protéine CFD afin d’empêcher l’aggravation de la réponse immunitaire.

Les nanoleurres ont été administrés par inhalation à des souris et des macaques. Chez les souris, les nanoleurres sont restés dans les poumons pendant 72 heures après la première dose. Ils ont permis d’accélérer la neutralisation d’une copie du SARS-CoV-2. Chez les macaques, le même résultat a été observé. Cependant, la thérapie a également réduit les lésions pulmonaires causées par le coronavirus.

De plus, le chercheur Ke Cheng qui est auteur de l’étude a précisé que : « ces nanoleurres sont essentiellement des fantômes cellulaires et un LSC peut en générer environ 11 000. Déployer des millions de ces leurres augmente de manière exponentielle la surface des faux sites de liaison pour piéger le virus, et leur petite taille les transforme essentiellement en petits snacks pour les macrophages, de sorte qu’ils sont éliminés très efficacement ».

Enfin, cette thérapie nanoleurre est donc très prometteuse. Elle a d’ailleurs la particularité d’être très efficace contre les différents variants puisqu’elle agit directement sur les défenses du corps et non sur le virus. Des recherches supplémentaires sont évidemment nécessaires avant qu’elle ne puisse être utilisée à grande échelle sur l’être humain.

Source : Phys.org