Alors que les utilisateurs de Windows 10 avaient obtenu un sursis d’un an, la fin du support approche inéluctablement pour les particuliers. Plusieurs associations ont ainsi relancé une pétition pour exhorter Microsoft à repousser l’échéance jusqu’en 2030.

Le programme ESU a permis aux utilisateurs européens de Windows 10 de continuer à recevoir gratuitement les mises à jour de sécurité critiques pendant un an. Cette prolongation du support s’arrêtera donc dans quelques mois pour les particuliers, poussant la coalition “Non à la Taxe Windows” à relancer sa pétition déjà signée par 51 300 personnes.
“Suite à la mobilisation citoyenne, Microsoft a prolongé le support non payant de Windows 10 d’un an. Cependant, à partir du 13 octobre 2026, les utilisateurs et utilisatrices seront confrontés à la fin définitive du support, et incités à renouveler leurs ordinateurs fonctionnels. C’est pourquoi la coalition ‘Non à la Taxe Windows’ réitère ses demandes”, indique la page de la pétition mise à jour le 16 avril dernier.

Windows 10 : la fin du support est fixée au 13 octobre 2026 pour les particuliers
Après la date butoir, il n’y aura théoriquement plus de mises à jour officielles de Windows 10 pour les particuliers. Une hérésie alors que le système d’exploitation est encore très répandu et que de nombreux PC ne sont pas compatibles avec Windows 11. Pour dénoncer cette obsolescence programmée, plusieurs associations dont Que Choisir Ensemble et Emmaüs s’étaient regroupées derrière cette pétition, exigeant notamment “le maintien des mises à jour non payantes et sans contrepartie de Windows 10 jusqu’en 2030”.
Etant donné que l’échéance se rapproche, la mobilisation a logiquement repris. S’il sera toujours possible d’utiliser Windows 10 après la fin du support, l’OS deviendra perméable aux failles de sécurité. Pour éviter de mettre en péril leurs données personnelles, les usagers sont ainsi incités à abandonner des PC parfaitement fonctionnels au profit de nouvelles machines éligibles à Windows 11.
“Rien n’oblige Microsoft à nous taxer, à nous mettre en danger, voire à céder à la logique de la fast-tech”, déplorent les pétitionnaires qui dénoncent aussi l’impact dévastateur d’une telle décision pour l’environnement : “400 millions d’ordinateurs remplacés, cela représente plus de 70 millions de tonnes de gaz à effet de serre, et l’équivalent du poids de près de 32 000 tours Eiffel de matières premières extraites”.
Vous pouvez encore signer la pétition pour tenter de lui donner davantage d’écho. Il n’est toutefois pas dit que Microsoft accède aux doléances des signataires. Contactée par nos soins, l’entreprise n’a pas daigné répondre à nos questions sur la fin du programme ESU pour les particuliers, se contentant de nous renvoyer vers cette page d’assistance non actualisée.
Quelles alternatives pour les utilisateurs de Windows 10 ?
Il existe plusieurs alternatives si vous ne souhaitez pas acheter un nouvel ordinateur. Il est notamment possible d’envisager une migration vers une distribution Linux et de conserver ainsi votre PC actuel. Par ailleurs, des solutions comme 0patch proposent un support étendu de Windows 10 avec des correctifs de sécurité critiques sur plusieurs années. Il faudra certes passer à la caisse mais le coût restera bien moindre que celui d’une nouvelle machine.
A l’inverse des usagers grand public, l’urgence est moins forte pour les entreprises et les administrations, qui peuvent encore s’appuyer sur le programme ESU pendant trois ans, moyennant un tarif annuel croissant.