IPTV pirate : la ministre des Sports veut sanctionner les utilisateurs finaux

La ministre des Sports, Marina Ferrari, veut intensifier la lutte contre le piratage. Elle compte notamment sanctionner les utilisateurs d’IPTV et d’autres flux pirates qui retransmettent illégalement les rencontres sportives.

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IPTV pirates, diffusions prohibées sur Telegram, sites de streaming illégal… La proposition de loi relative à l’organisation, la gestion et au financement du sport professionnel inclut un volet très attendu contre le piratage sportif. Mais la navette parlementaire s’éternise, l’examen du texte à l’Assemblée nationale ayant été repoussé en raison de priorités législatives jugées plus urgentes.

Interrogée par Les Echos, la ministre des Sports, Marina Ferrari, assure que “le gouvernement a bien en tête l’urgence de le réinscrire rapidement, avant la fin de la session parlementaire fixée au 30 juin”. Pour rappel, le texte prévoit notamment de bloquer en temps réel l’adresse IP du flux pirate. Ce nouvel arsenal sera testé pour la première fois pendant Roland-Garros. Il vise à renforcer la lutte contre l’IPTV illégale et les autres services de diffusion prohibés.

Il faut dire que les dispositifs actuels, qui nécessitent notamment la saisine d’un juge, sont jugés trop lents et peu efficaces. La future loi prévoit également de durcir les sanctions contre les plateformes pirates. Mais la ministre veut aller encore plus loin.

IPTV pirate : vers des sanctions dissuasives pour les utilisateurs ?

“Cette disposition ne résoudra pas – à elle seule – le problème du piratage. Il faudra, dans un deuxième temps, mettre en place des sanctions à destination de l’utilisateur final. L’idée n’est pas de taper pour taper, mais je suis convaincue que la sanction fera prendre conscience que le recours au piratage contribue à affaiblir l’économie du sport”, estime-t-elle.

Alors que les réseaux, les revendeurs et les intermédiaires techniques (comme les VPN) sont déjà dans le viseur de la justice, les utilisateurs finaux vont également trinquer. Face au préjudice économique causé par le piratage, Marina Ferrari veut décourager les resquilleurs avec des sanctions renforcées comme l’exhortait récemment Nicolas de Tavernost, directeur général de LFP Media : “On punit insuffisamment les utilisateurs de VPN ou d’autres manières de pirater“.

A terme, la répression risque ainsi de s’abattre plus lourdement sur les usagers. Cela a d’ailleurs déjà commencé, 20 utilisateurs d’IPTV ayant été condamnés récemment à des amendes à Arras.