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Google Translate est maintenant capable de traduire 108 langues

Il y avait 4 ans que Google n’avait pas ajouté de nouvelles langues à son logiciel de traduction Google Translate. En ajoutant cinq langues et dialectes, elle porte à 108 leur nombre total disponible.

Google Translate est pour beaucoup le seul moyen d’accéder à une information en langue étrangère. Si la qualité de traduction n’est pas toujours parfaite, son utilité ne peut toutefois pas être remise en cause.

Image 1 : Google Translate est maintenant capable de traduire 108 langues

Google n’avait pas ajouté des langues à son outil de traduction depuis 2016. Difficile d’analyser ce délai, peut-être son travail sur la traduction vocale présentée le mois dernier ou l’amélioration de la traduction hors-ligne, mais en ajoutant 5 langues et dialectes en une fois, Google Translate se rattrape. Le kinyarwanda (Rwanda), l’odia (Inde), le tatar, le turkmène et l’ouïgour sont donc désormais disponibles. Si ces ajouts paraissent mineurs à nos yeux, ils sont toutefois primordiaux aux populations concernées, soit 75 millions de personnes.

Google Translate « parle » maintenant 108 langues et dialectes

En effet, pour nombre d’internautes de ces pays qui ne parlent aucune autre langue, Google Translate sera maintenant leur meilleur moyen d’accéder à des sources internationales. 108 reste un nombre faible au regard des 7117 langues et dialectes répertoriés, mais ils couvrent la grande majorité des plus parlés dans le monde. Si le niveau de traduction n’est pas toujours exemplaire, on notera qu’au moins celle de Google Translate n’insulte pas le président chinois, contrairement à celle de Facebook.

Google traduit l’ouïgour, mais ceux qui le parlent n’ont pas accès à Google

L’ajout le plus significatif est sans aucun doute le cas de l’ouïgour. En effet, cette langue est parlée par le peuple du même nom dans la province chinoise du Xinjiang. Cette population fait l’objet d’une forte oppression de la part du gouvernement chinois. Les services de Google y sont bien sûr bloqués et les smartphones des touristes sont même scannés à leur entrée dans la province. Si la population locale ne peut pas profiter de ce service, la communauté internationale pourra l’utiliser pour savoir ce qu’il se passe dans la province.

Source : Engadget