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La sécheresse en Irak révèle les ruines d’une ville de 3 400 ans

La vague de sécheresse intense qui s’abat sur l’Irak depuis plusieurs mois a fait émerger les ruines d’une ville de 3 400 ans. Les archéologues profitent de cette aubaine pour cartographier la ville et préserver les artefacts qui étaient exposés.

L’Irak est en proie à une forte sécheresse provoquée par le changement climatique depuis plusieurs mois. Comme la France qui a enregistré des records de chaleur pour la saison, l’Irak souffre de températures extrêmes. Cette sécheresse intense a dévoilé les ruines d’une ancienne ville. Vieille de 3 400 ans, cette ville irakienne date de l’âge du bronze.

Les ruines de la ville vieille de 3 400 ans en Irak
Les ruines de la ville vieille de 3 400 ans en Irak – Crédits : Universities of Freiburg and Tübingen, KAO

La forte sécheresse a frappé l’Irak aux alentours de décembre. Pour protéger leurs cultures d’une dessiccation excessive, les habitants ont puisé de grandes quantités d’eau dans un réservoir situé au niveau du fleuve Le Tigre de la Mésopotamie dans la région du Kurdistan irakien. Le niveau d’eau a tellement baissé que les ruines de la ville de 3 4000 ont commencé à émerger le long de la rivière. Plus tôt cette année, des archéologues ont d’ailleurs découvert un jeu de société vieux de 4 000 ans à Oman.

La ville en ruine date de l’empire Mittani entre 1550 et 1350 avant J.-C.

Les chercheurs connaissaient déjà cette ville, mais ils peuvent l’étudier seulement pendant les périodes de sécheresse. Les ruines sont apparues pour la dernière fois en 2018. Nous ne savons pas quand elles réapparaîtront après la sécheresse actuelle. Par conséquent, les archéologues se sont précipités sur place pour cartographier la ville et préserver les artefacts qui étaient exposés à l’air libre.

Les fouilles de la ville irakienne
Les fouilles de la ville irakienne – Crédits : Universities of Freiburg and Tübingen, KAO

Le site archéologique s’appelle Kemune. Les archéologues ont déjà identifié un palais avec des murs de 6 mètres de haut, des bâtiments à plusieurs étages et plusieurs tours. Hasan Ahmed Qasim, le responsable de l’équipe de fouilles et le président de l’Organisation d’archéologie du Kurdistan, a expliqué que : « les résultats des fouilles montrent que le site était un centre important de l’empire Mittani ». Cet empire contrôle de grandes parties du nord de la Mésopotamie et de la Syrie entre 1550 et 1350 avant J.-C. La ville aurait été détruite par un large tremblement de terre vers 1350 avant J.-C. L’effondrement des remparts sur les bâtiments aurait permis de préserver les structures après autant d’années d’immersion sous l’eau.

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5 pots en céramique avec plus de 100 tablettes cunéiformes découverts dans les ruines

En plus des bâtiments, les chercheurs ont aussi découvert 5 pots en céramique contenant plus de 100 tablettes cunéiformes. Il s’agit de plaques d’écriture utilisées au début de l’âge du bronze. Elles n’ont étonnamment pas été détruites par le tremblement de terre. Comme Peter Pfälzner de l’Université de Tübingen qui faisait partie de l’équipe de fouilles l’a lui-même reconnu, « c’est presque un miracle que des tablettes cunéiformes faites d’argile non cuite aient survécu pendant tant de décennies sous l’eau ».

Les chercheurs recouvrent les ruines avec des bâches en plastique pour les protéger
Les chercheurs recouvrent les ruines avec des bâches en plastique pour les protéger – Crédits : Universities of Freiburg and Tübingen, KAO

Enfin, la ville de 3 400 est à nouveau sous les eaux du fleuve. Les archéologues ont recouvert le site de fouilles de bâches en plastique afin de le préserver quand il émergera à nouveau.

Source : Business Insider