Malgré des bénéfices en forte hausse, Nintendo va augmenter le tarif de la Switch 2. L’entreprise justifie cette décision par la hausse des coûts de production, liée notamment à la flambée des prix des puces mémoire.

Mauvaise nouvelle pour les gamers. Nintendo vient de confirmer que le prix de la Switch 2 allait augmenter sur certains marchés. L’Europe et donc la France vont subir cette hausse de plein de fouet dans quelques mois. A compter du 1er septembre 2026, la console phare de big N sera proposée au tarif de à 499,99 euros au lieu de 469,99 euros, soit une hausse de 30 euros. Vous disposez donc encore de quelques mois pour vous offrir la Switch 2 au prix de lancement.
Sur son site, l’entreprise invoque “l’impact des différentes évolutions des conditions de marché” qui “devrait se faire sentir à moyen et long terme” pour justifier les hausses de prix qui s’appliquent aussi aux Etats-Unis, au Canada et au Japon. Comprendre : la Switch 2 est devenue bien plus coûteuse à produire en raison de la flambée des tarifs de la mémoire DRAM.
Le tarif de la Nintendo Switch 2 augmente de 30 euros en Europe
L’explosion de la demande en mémoire des centres de données dédiés à l’IA a provoqué une pénurie sans précédent, réduisant le nombre de puces disponibles pour l’électronique grand public. La mémoire LPDDR5X qui propulse la Switch 2 a notamment subi une forte augmentation, au point de rogner les marges de la console.
Selon une analyse d’UBS Securities, il sera difficile pour Nintendo d’absorber durablement la flambée du prix de la mémoire utilisée par la Switch 2. Le coût des modules de la console pourrait passer d’environ 46 à 120 dollars, provoquant une perte estimée entre 35 et 50 dollars par machine vendue. En conservant le prix de lancement, Big N vendrait ainsi sa console à perte. D’où sa décision de renchérir le tarif sur plusieurs marchés clés.
“Nous présentons nos sincères excuses pour l’impact que ces révisions de prix peuvent avoir sur nos clients et autres parties prenantes, et nous vous remercions de votre compréhension”, conclut l’entreprise dans son communiqué. Fort d’un bénéfice net avoisinant les 2,3 milliards d’euros, Nintendo anticipe un ralentissement de sa rentabilité pour l’exercice en cours.
Outre la flambée du coût de la mémoire, le constructeur japonais doit également faire face à la hausse des frais d’expédition et du prix des matières premières, qui pèsent de plus en plus sur les coûts de production.