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macOS est-il toujours autant épargné par les malwares ?

Les pro-Mac vantent souvent le nombre très limité de logiciels malveillants qui ciblent leurs précieuses machines. Une réalité qui se vérifie encore en 2022, pointe un rapport récent.

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macOS © Unsplash

Les Mac ne sont pas imperméables aux menaces informatiques. Mais les attaquants ciblent bien plus les autres systèmes d’exploitation. Lorsqu’on possède un ordinateur tournant sous Windows, il est vivement recommandé d’utiliser un antivirus gratuit ou une suite de sécurité payante. Le système d’exploitation est ciblé par une flopée de pirates depuis qu’il a déferlé sur le marché de l’informatique.

Épargné à ses débuts, macOS n’est pas à l’abri des malwares depuis qu’il a gagné de précieuses parts de marché. Mais l’OS d’Apple est bien mieux loti que son rival, pointe un rapport d’Elastic Security Labs publié ce mardi. Comme à son habitude, macOS gravite en bas du classement. Même Linux a vu passer plus de malwares que le système d’exploitation pommé. 54,4 % des attaques ont été détectées sur Windows, 39,4 % sur Linux et… 6,2 % sur macOS.

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Le logiciel MacKeeper pointé du doigt

Le rapport dénonce notamment le logiciel MacKeeper, tristement célèbre pour ses publicités envahissantes. Pour rappel, cette suite logicielle utilitaire est conçue pour optimiser, nettoyer et sécuriser l’OS. Bien que son objectif initial soit d’aider les utilisateurs de MacOS, il est souvent exploité par des attaquants car il dispose déjà d’autorisations étendues et d’un accès aux processus et aux fichiers. Le logiciel serait ainsi le plus gros vecteur de contamination sur macOS.

On apprend également que le cryptominage malveillant deviendrait de plus en plus répandu sur les Mac. Pour information, un malware de cryptomining ou « cryptojacking » est un programme malveillant qui utilise un ordinateur pour « miner » secrètement une cryptomonnaie sans le consentement de l’utilisateur. Les ressources de l’ordinateur (carte graphique, processeur) sont alors exploitées à gogo par le mineur ce qui ralentit considérablement le système pris en otage.

Source : Elastic Security Labs