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Meta : le métavers recense déjà sa première victime de harcèlement sexuel

Horizon Worlds, la plateforme de réalité virtuelle de Meta ou « métavers » vient à peine d’être rendue publique que les utilisateurs sont déjà victimes de harcèlement sexuel, voire d’agressions.

Une bêta-testeuse a affirmé avoir été virtuellement « tripotée ». La scène se serait produite dans la plateforme de réalité virtuelle Horizon Worlds de Meta, l’entreprise anciennement connue sous le nom de Facebook.

Horizon Worlds - Crédit : Meta
Horizon Worlds – Crédit : Meta

Horizon World permet aux internautes de se trouver dans un univers virtuel et de jouer à des jeux avec jusqu’à 20 autres avatars. Cependant, dans un message publié dans le groupe Facebook officiel des bêta-testeurs, une femme anonyme a déjà déclaré que son avatar avait été tripoté par un inconnu, et que d’autres utilisateurs avaient soutenu l’incident, rapporte The Verge.

« Le harcèlement sexuel n’est pas une blague sur l’internet ordinaire, mais être dans la réalité virtuelle ajoute une autre couche qui rend l’événement plus intense », a-t-elle écrit, selon The Verge. « Non seulement j’ai été tripotée hier soir, mais il y avait d’autres personnes présentes qui soutenaient ce comportement, ce qui m’a fait me sentir isolée sur la Plaza », l’espace de rassemblement central de l’environnement virtuel. Pour ne rien arranger, nous avions vu que Mark Zuckerberg testait déjà des gants qui permettraient de ressentir les objets virtuels.

Le harcèlement sexuel est déjà présent dans le métavers de Meta

À la suite des accusations de harcèlement sexuel, Meta a tout de suite ouvert une enquête. Le vice-président d’Horizon de Meta, Vivek Sharma, a qualifié la situation « d’absolument malheureuse » dans une interview accordée à The Verge. Plutôt que de s’assurer qu’Horizon Worlds ne favorise pas une culture où les étrangers se tripotent en réalité virtuelle, Meta espère faire disparaître le problème en apportant des ajustements à ses outils. En effet, la société indique que les utilisateurs peuvent activer une fonction appelée « Safe Zone ». Celle-ci créera une bulle impénétrable autour de l’utilisateur s’il souhaite plus d’espace.

Il semblerait qu’il ne s’agisse pas d’un cas isolé. En effet, la chroniqueuse de Bloomberg Parmy Olson avait déjà déclaré qu’une fois dans le hall VR d’Horizon Venues, la plateforme d’événements VR de Meta qui sert de précurseur à Horizon Worlds, elle avait été entourée par un « groupe d’avatars masculins » qui ont commencé à la prendre en photo. « Un par un, ils ont commencé à me remettre les photos », écrit Olson. « L’expérience était gênante et je me sentais un peu comme un spécimen ». De plus en plus d’entreprises investissent dans cet univers virtuel en plein essor. Le mois dernier, une parcelle de terrain virtuel s’était vendue pour 2,5 millions de dollars.

Source : The Verge