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Tesla : l’Autopilot la rend 6,4 fois plus sûre qu’une voiture classique

Tesla vient de publier les statistiques concernant son Autopilot pour le quatrième trimestre 2019. Il apparaît qu’il permet une augmentation de 6,4 fois la distance parcourue entre 2 accidents. Mais il faut nuancer.

Image 1 : Tesla : l’Autopilot la rend 6,4 fois plus sûre qu’une voiture classique

Si aujourd’hui l’Autopilot porte mal son nom, n’étant encore qu’un système d’aide à la conduite, force est de constater qu’il est efficace dans la réduction du nombre d’accidents.

6,4 plus de distance parcourue entre 2 accidents grâce à l’Autopilot des Tesla ?

Comme tous les trimestres, Tesla a publié les chiffres concernant son pilote automatique. Ils indiquent combien de kilomètres ont été parcourus entre chaque accident en fonction des modes de conduite. Ainsi avec l’Autopilot activé, il s’est produit un accident tous les 4,9 millions de kilomètres. Sans l’Autopilot, mais avec la sécurité active, cela passe à un accident tous les 3,36 millions. Enfin sans aucun élément de sécurité, le chiffre tombe à 2,61 millions de kilomètres.

Il convient de comparer ces chiffres avec le nombre moyen à la même période et dans la même zone géographique, les États-Unis. La moyenne s’établit à un accident tous les 766 400 kilomètres. Si l’on s’arrête à ces chiffres, on pourrait en conclure que l’Autopilot à lui seul multiplierait par 6,4 la distance entre deux accidents. Or il convient de nuancer. Certes, les chiffres montrent clairement un gain de sécurité, mais seulement d’un ratio de 1,88 par rapport aux autres Tesla sans sécurité active, laissant penser que les possesseurs de ces voitures sont plus prudents sur la route.

L’Autopilot de Tesla est de plus en plus efficace

De plus, les chiffres sont en forte baisse par rapport au troisième trimestre 2019, mais en légère augmentation par rapport au quatrième trimestre 2018. On peut en tirer deux conclusions : l’Autopilot est de plus en plus efficace grâce aux mises à jour, comme celle concernant les zones de chantier, et les conditions météorologiques influent grandement sur les capacités de l’Autopilot. On peut d’ailleurs le vérifier avec la vidéo de l’accident du vlogger dont la Tesla sous Autopilot est partie en aquaplaning sans raison apparente.

Si les chiffres montrent bien un gain de 6,4, il faut toutefois garder en tête que l’Autopilot n’est activé que dans les zones moins accidentogènes, comme les autoroutes. De plus, comme nous l’avons rapporté à de nombreuses reprises, même en conditions propices, l’Autopilot n’est pas exempt d’erreurs de conduite, ce qui vaut à l’Europe d’être plus conservatrice dans sa législation. On notera toutefois que Tesla dispose d’une bonne longueur d’avance sur le logiciel embarqué dans les BMW.

Source : CleanTechnica