Einstein avait raison : une onde gravitationnelle aurait été détectée

Les scientifiques américains travaillant sur l’observatoire LIGO (Laser Interferometer Gravitational-Wave Observatory) auraient détecté une onde gravitationnelle pour la première fois en plusieurs années de recherche. Cette découverte pourrait sembler anodine, mais la détection de cette onde qui n’existait jusqu’à maintenant que dans les théories d’Albert Einstein pourrait faire partie des découvertes les plus importantes de ce début de siècle, et provoque l’effervescence du monde scientifique.

Le phénomène observé, et qui devrait faire l’objet d’une publication ce jeudi 11 février dans le magazine Nature, provient d’un phénomène assez rare. Deux trous noirs, dont la masse représente respectivement 29 et 36 fois celle de notre Soleil, se sont rapprochés et sont entrés en collision. Les trous noirs ayant pour particularité d’avoir un champ gravitationnel très intense, la collision de deux objets de ce type entraîne la création de « vagues » traversant tout l’espace, et nommées ondes gravitationnelles. Jamais détectées directement jusqu’à maintenant, ces ondes avaient été théorisées par Albert Einstein au début du vingtième siècle.

En outre, le résultat de la collision de ces deux trous noirs est un objet d’une masse de 62 fois celle du Soleil, soit un peu moins que le résultat attendu… La masse restante (équivalent à trois fois celle du Soleil) n’a pas disparu, mais s’est en réalité transmise « dans l’énergie des ondes gravitationnelles », explique Eric Gourgoulhon, de l’Observatoire de Paris. Cette observation serait donc bien la preuve que les trous noirs, ces astres si denses qu’ils attirent et retiennent toutes particules à proximité, y compris la lumière, seraient capables de faire vibrer l’espace entier lorsqu’ils entrent en collision avec un autre astre du même type. Lesdites vibrations portent le nom d’ondes gravitationnelles et traverseraient tout l’espace, au point d’être observables jusque sur Terre au moyen d’instruments adaptés. C’est une théorie qu’Albert Einstein avait déjà élaborée il y a près de cent ans, mais qui n’avait jamais pu être vérifiée jusqu’à maintenant.

Pour cela, l’interféromètre américain LIGO n’était donc pas de trop, de même que son homologue européen VIRGO : ils déploient un laser sur plusieurs kilomètres, que ces fameuses ondes gravitationnelles ont fait varier de « quelques fractions de millionième de milliardième de millimètres ». 

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  • ecnerrolf
    MERCI! J'ai lu 9 fois le même article dans la presse à ce sujet (même image, même titre, même texte... tout à l'identique, à la virgule près!) et enfin, un article différent ! Je voulais juste vous dire MERCI d'avoir repris l'information à votre sauce (et de façon plus claire en plus)!
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