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Comment les Russes s’affranchissent-ils de la censure sur Internet ?

Les installations de VPN ont explosé en Russie entre le 12 et 14 mars derniers après une interdiction d’Instagram dans le pays.

Le recours aux applications VPN en Russie n’a cessé d’augmenter depuis le début de la guerre. Mais entre le 11 et le 13 mars, les chiffres se sont littéralement envolés avec respectivement 1 394, 1 814 et 2 088 % !

Le VPN, un outil tellement simple pour contourner les censures - Crédits : Pixabay
Le VPN, un outil tellement simple pour contourner les censures – Crédits : Pixabay

Ces chiffres ont culminé le 14 mars, avec une augmentation de 2 692 % par rapport à la demande quotidienne moyenne (mesurée au cours de la semaine précédant l’invasion de l’Ukraine).

Les Russes ne peuvent pas se passer d’Instagram

La raison apparente ? Non pas une prise de conscience générale ou un réel questionnement politique. Ce serait simplement la dépendance de la population russe à Instagram (comme à peu près partout dans le monde). Reste, qu’une connection au reste du monde maintien une certaine exposition aux points de vue divergents.

Facebook a fermé les yeux sur les appels à la haine envers l’armée russe

« La demande de VPN a refait surface en Russie au cours du week-end du 12 au 13 mars, les autorités russes ayant interdit Instagram en représailles à la société mère Meta permettant aux appels à la violence contre l’armée russe de rester sur ses plateformes », écrit Simon Migliano de Top10VPN.

Ces informations ont été confirmées par le site Reuters, après qu’ils ont intercepté des mails de communication interne. Le groupe Meta aurait même arrêté de bannir les appels au meurtre concernant le dirigeant russe. Mais sur ce point, selon de nouveaux mails internes au groupe, Meta aurait fait marche arrière.

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Il aurait « rappelé » l’interdiction sur ses plateformes des appels à l’assassinat de dirigeants mondiaux de haut rang. Puis, dans un message interne aux employés, le méta-président des affaires mondiales, Nick Clegg, aurait écrit « nous n’autorisons pas les appels à assassiner un chef d’État ».

Avant cette activité récente, les chiffres étaient déjà en hausse. L’interdiction de Facebook et Twitter le 4 mars avait provoqué un bond de 1 000 %.

Source : Techradar