Accueil » Actualité » Covid-19 : une étude sur les matériaux des masques compare leur efficacité

Covid-19 : une étude sur les matériaux des masques compare leur efficacité

Durant la pandémie de Covid-19, le port du masque s’est placé en élément central des conversations. Une étude vient de comparer différentes formes et matériaux pour déterminer la meilleure efficacité en cas d’éternuement.

Image 1 : Covid-19 : une étude sur les matériaux des masques compare leur efficacité
Crédits : S. Verma, M. Dhanak, J. Frankenfield

Si au niveau national, la situation s’améliore malgré un regain de contaminations dans certains noyaux, au niveau mondial, la pandémie est loin d’appartenir au passé. À ce jour, la France compte 202 063 cas, ce qui la place au 13e rang. Dans le monde, ce ne sont pas moins de 10,4 millions de cas qui ont été enregistrés, entraînant près de 510 000 décès.

Un masque fait main peut faire mieux qu’un masque commercial

Afin de ralentir la progression du virus, qui infecte quotidiennement plus de 150 000 personnes dans le monde, les gestes barrière sont importants. On rappellera à quel point il est primordial de garder une distance physique avec le reste de la population, de se laver consciencieusement les mains, d’éternuer dans son coude ou de fermer l’abattant des toilettes avant de tirer la chasse d’eau. Le port d’un masque est également très efficace, le déverrouillage de l’iPhone a même été adapté, mais tous ne se valent pas comme le démontre une nouvelle étude.

Les chercheurs de l’université Florida Atlantic viennent de publier dans le journal Physics of Fluids une visualisation d’éternuements et de toux à travers différents masques afin de voir leur effet sur la propagation des gouttes d’eau transportant le coronavirus. Pour arriver à leurs fins, ils ont reproduit toux et éternuements à l’aide d’un mannequin et ont photographié les particules rendues visibles grâce à un laser.

Une projection de gouttelettes passant de 2,5 m à 6 cm

Ils ont testé différents masques faits main, un simple bandana ainsi qu’un masque conique non stérile que l’on trouve en pharmacie. Leur conclusion est que ni le bandana ni le masque fait main à partir d’un mouchoir en tissu plié en 2 ne fournissent une protection insuffisante. Le masque en cône ainsi que le masque fait main à partir de 2 couches de coton serré parviennent à réduire grandement la distance de propagation.

Ils illustrent les différences en chiffres. Un éternuement projette des gouttelettes jusqu’à 2,5 mètres, même si l’essentiel aura atteint le sol à cette distance. Un bandana laisse voler les particules jusqu’à 1,1 m. Un mouchoir plié en 2 fait tomber cette distance à 38 cm. Le masque commercial conique permet de ne pas dépasser 20 cm. Enfin le masque en coton épais réduit encore la distance à seulement 6 cm.

Source : Phys.org