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Voiture autonome : vers un accroissement des bouchons et de la pollution dans les villes

L’arrivée de la voiture autonome pourrait provoquer d’ici 2050 une congestion totale des villes et des grands axes routiers, révèle une étude publié par les experts de Transport et Environnement.

Si la voiture autonome est vue comme un progrès majeur de la technologie et du transport routier, les experts de Transport et Environnement l’ont étudiée du point de vue des conséquences que  son adoption de masse pourrait engendrer.

Image 1 : Voiture autonome : vers un accroissement  des bouchons et de la pollution dans les villes

Le gain indéniable de confort qu’apporte la conduite autonome est vu comme un risque pour la circulation et pour l’environnement par un groupe d’experts européens. Transport et Environnement est une fédération regroupant une cinquantaine d’organisations non gouvernementales de 26 pays. Son but est d’étudier les politiques de transport et leurs impacts sur la santé, les ressources, l’énergie, l’accès et bien sûr le développement durable.

La voiture individuelle autonome menace les centres-villes

Le rapport récemment publié détaille les conséquences de l’arrivée massive des véhicules autonomes dans un environnement non régulé. Les experts concluent que l’adoption de ce type de transport pourrait faire augmenter de 50 à 150 % le trafic routier dans les villes européennes et engendrer une élévation de 40 % du niveau de CO2 d’ici 2050. Ce tableau très sombre serait la résultante d’une augmentation du nombre de voitures individuelles autonomes de plus en plus confortables et de moins en moins chères, au détriment des transports collectifs.

L’accent est particulièrement mis sur le risque engendré par les véhicules autonomes non électriques. L’étude pointe ainsi Uber qui a tendance à augmenter le nombre de kilomètres parcourus en ville, situation que ses projets de robot-taxi pourraient faire empirer. Les experts en appellent donc aux maires européens pour bannir l’accès aux centres-ville aux véhicules à combustion d’ici 2025, à réduire l’espace disponible pour les voitures (routes et stationnement) et à rendre l’espace aux citoyens avec l’amélioration du transport public et de la mobilité douce, notamment le vélo.

Source : Transport & Enrivonnement