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« Franchises, suites, animés », Ben Affleck prédit l’avenir de nos cinémas

Ben Affleck est pessimiste quant à l’avenir du cinéma dans les salles obscures. D’après l’interprète de Batman, l’industrie va évoluer vers un modèle composé principalement de films tirés de franchises banquables.

Image 1 : "Franchises, suites, animés", Ben Affleck prédit l'avenir de nos cinémas

Ben Affleck reprendra son rôle de Batman dans The Flash dont la sortie est prévue en novembre prochain. L’acteur a d’ailleurs confié qu’il incarnera le super-héros pour la dernière fois. Décidément bavard ces temps-ci, le comédien a participé à un long entretien où il a répondu aux questions de son confrère Matt Damon dans Entertainment Weekly. L’occasion de donner son avis sur l’industrie cinématographique, particulièrement malmenée par la pandémie et l’avènement du SVOD.

Pendant la crise sanitaire, nombre de cinémas ont dû fermer leurs portes dans le monde. De quoi laisser le champ libre aux plateformes de streaming comme Netflix, Disney+ ou Amazon Prime Video. D’ailleurs, certains producteurs choisissent désormais de sortir leurs films de manière hybride (cinéma + streaming). Pour Ben Affleck, la désertion des salles de cinéma pendant la pandémie n’est qu’un prélude d’une situation qui aurait forcément fini par s’imposer. L’acteur estime qu’à l’avenir, seuls les gros films évènements seront réservés aux salles obscures.

Salles de cinéma : il n’y aura plus que 40 films par an à l’avenir, estime Ben Affleck

Et de citer l’exemple de The Way Back pour appuyer son propos. Le film était sorti en 2009, la semaine où les cinémas avaient dû fermer à cause de la pandémie. « Mais même avant cela, je savais que ce film sur le chagrin et la mort d’un enfant, l’alcoolisme et le rétablissement n’allait tout simplement pas attirer les foules dans les salles », estime-t-il. Après avoir souligné le succès des séries diffusées sur les plateformes de streaming à l’instar de Narcos et de Sucession, il prend l’exemple du film Argo sorti en 2012 où il joue et réalise. « Si je devais parier, un drame comme Argo ne serait pas tourné en salles de nos jours (…) Ce serait une série limitée ».

Et l’acteur d’affirmer que le cinéma projeté en salle sera réservé à l’avenir aux grosses franchises : « Je pense que les films projetés au cinéma vont devenir plus chers, plus événementiels. Ils seront principalement destinés aux plus jeunes, étant dans l’optique suivante : ‘Hé, je suis à fond dans l’univers Marvel, j’ai hâte de voir ce qui se passe ensuite’. Il n’y aura bientôt plus que 40 films par an dans les salles, majoritairement des franchises, des suites ou des films animés. »

Pour conclure, Ben Affleck évoque l’échec commercial du film Le Dernier Duel, réalisé par Ridley Scott. « Certains de mes films ont fait des bides et cela ne m’a pas touché. Je savais pourquoi les gens n’avaient pas afflué dans les salles : les films n’étaient pas bons. » Mais l’acteur aime vraiment ce qui a été fait dans Le Dernier Duel où il incarne le comte Pierre II d’Alençon. « J’en suis vraiment fier. L’échec m’a donc déstabilisé. Jusqu’au moment où j’ai constaté que le film fonctionnait bien en streaming. Je me suis alors dit : ‘Eh bien voilà où se trouve le public.' »

Source : Entertainment Weekly