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Test Google Pixel 5 : trop cher ou pas assez complet, mais très autonome

Google lance son Pixel 5, son smartphone le plus haut de gamme de 2020. Un appareil qui rompt avec les traditions élitistes des Pixel. Pas de prix stratosphérique ici, mais des composants aussi revus au rabais. La formule est-elle la bonne ?

Image 2 : Test Google Pixel 5 : trop cher ou pas assez complet, mais très autonome
7,5/10

Google Pixel 5

629€ > Darty
On aime
  • L'excellente autonomie et son Ultra économiseur
  • L'écran Oled presque parfait
  • Enfin un ultra grand-angle
  • La charge sans fil à travers une coque en aluminium et inversée
  • Le design, sobre, joli, efficace
  • La stabilisation réglable en vidéo
On n’aime pas
  • Trop cher pour ses prestations, le 4a 5G est plus intéressant
  • Un Snapdragon 765G moins performant qu'à l'accoutumé
  • Pas de reconnaissance faciale
  • Une photo plus proche du Pixel 4a que du Pixel 4
  • Les mauvaises qualité et directivité du haut-parleur sous l'écran
  • Pas de rafraîchissement en 120 Hz
  • Pas de capteur d'empreinte sous l'écran
Verdict :

Le Pixel 5 est lancé à 629 €. C’est 140 € de moins que le Pixel 4 de 2019. Mais au bilan, on perd plus en fonctions et composants que cette différence monétaire. Le Pixel 5 n’est pas le modèle que l’on pouvait attendre. Flasgship de Google, il ne porte plus les meilleurs composants du marché. On a affaire à un processeur de milieu de gamme qui parvient à être moins performant que dans un autre smartphone. Cette puissance limitée se fait ressentir dans le traitement des photos, plus proche d’un Pixel 4a que d’un Pixel 4. La nouveauté, c’est le haut-parleur sous l’écran. Mais de piètre qualité et inaudible dans un environnement bruyant, c’est un loupé. Tout n’est cependant pas à jeter dans le Pixel 5. Son écran Oled est un modèle du genre, par exemple. On apprécie aussi son format et son design très bien travaillés, tout comme son dos en aluminium compatible charge sans fil. Côté autonomie, c’est la réelle bonne surprise. On atteint les deux jours en utilisation lambda sans trop tirer sur la corde. Google avait d’ailleurs tous les éléments pour cette réussite : une plus grosse batterie et un processeur économe. Mais tout cela mit bout à bout, il ne faut pas oublier le prix du Pixel 5 : 629 €. Pour moins cher, on trouve le Mi 10T Pro ou le Realme X50 Pro, des appareils bien plus puissants, ou pour beaucoup moins cher le OnePlus Nord, qui offre le même couple processeur RAM.

plus

Mise à jour : nous avions éprouvé quelques soucis de photo avec notre Pixel 5. Google nous a renvoyé un nouvel exemplaire afin de refaire quelques tests. Ceux-ci ayant été concluants, nous avons décidé de remonter la note de d’un demi point, passant à 7,5/10. Cela ne change pas notre verdict. On attend encore l’effet « waouh » auquel nous avait habitué le constructeur américain.

Pour le détail, en mode nuit le Pixel 5 se débrouille mieux qu’avec notre précédent modèle, avec une colorimétrie plus juste. Le point blanc est mieux respecté. De plus, le cliché est moins brouillon. On peut lire les tranches des livres. Notons aussi un contraste plus mesuré que sur le Pixel 4, ce qui permet de voir les plies du tissu du parapluie

Image 3 : Test Google Pixel 5 : trop cher ou pas assez complet, mais très autonome
Pixel 5 en mode nuit sous un escalier peu lumineux – Crédits : Edouard le Ricque / Tom’s Guide
Image 4 : Test Google Pixel 5 : trop cher ou pas assez complet, mais très autonome
Pixel 4 en mode nuit sous un escalier peu lumineux – Crédits : Edouard le Ricque / Tom’s Guide

Concernant la colorimétrie, il faut reconnaître qu’habitué du Pixel 4, nous avions sans doute gommé sa tendance à refroidir les photos. » Aussi, sur le cliché du bateau qui suit, le Pixel 5 est beaucoup plus proche de la réalité, comme nous le confirme le réglage du point blanc de notre logiciel de retouche.

Image 5 : Test Google Pixel 5 : trop cher ou pas assez complet, mais très autonome
Le point blanc du Pixel 5 est ici plus réaliste que le Pixel 4 – Crédits : Edouard le Ricque / Tom’s Guide
Image 6 : Test Google Pixel 5 : trop cher ou pas assez complet, mais très autonome
Pixel 4 – Crédits : Edouard le Ricque / Tom’s Guide

Le Pixel 5, c’est le nouveau smartphone haut de gamme de Google. Enfin, pas si haut de gamme que cela. Disons plutôt que le constructeur américain a revu ses prétentions à la baisse. À 629 €, on a affaire à un appareil de haut milieu de gamme ou bas haut de gamme.

Entre deux chaises, le Pixel 5 a pourtant de beaux atouts à faire valoir, mais il demeure proche techniquement d’un Pixel 4a 5G qui sort en même temps que lui à 499 €. Le Pixel 5 parvient-il à l’usage à justifier cette différence notable de 130 € ?

Image 7 : Test Google Pixel 5 : trop cher ou pas assez complet, mais très autonome
Pixel 5 – Crédits : Edouard le Ricque / Tom’s Guide

C’était une information qui circulait depuis de nombreux mois. Pour 2020, Google aurait décidé de ne pas opter pour un Snapdragon 865, le processeur 5G le plus puissant de Qualcomm. C’est aussi le plus onéreux de la gamme. Alors la firme de Mountain View a cassé avec ses traditions et cette année aucun de ses smartphones ne proposera une expérience ultime.

Le Pixel 5 embarque donc un Snapdragon 765G. Scandale ? Non puisque c’est un bon modèle, mais attention, on sait d’expérience que seuls les processeurs les plus haut de gamme permettent le meilleur traitement photo. Et c’est sur ce point que l’on attend bien évidemment le Pixel 5.

Le Pixel 3 avait révolutionné le marché avec son unique capteur, mais un traitement logiciel aux petits oignons. Idem pour son successeur. Grevé par une autonomie ridicule, le Pixel 4 était pourtant un digne successeur avec une partie photo irréprochable, ou presque.

Avec son Snapdragon 765G, le Pixel 5 ne risque-t-il pas de manquer de souffle ? Nous le testons depuis deux semaines. Voici notre analyse.

Prix et disponibilité

Le Pixel 5 sera disponible dès le 15 octobre. Il est en précommande sur le site de Google depuis le 30 septembre, jour de son annonce. Les exemplaires disponibles sont partis comme des petits pains, jusqu’à la rupture de stock. Ou plutôt précisons que les stocks ne sont pas infinis, la faute à l’épidémie de coronavirus qui sévit encore.

Le Pixel 5 est affiché à 629 € en version 128 Go. Une seule version est disponible et c’est celle-ci. Un seul coloris également : simplement noir. Une nouvelle livrée verte fait son apparition cette année, mais n’a finalement pas été lancée sur le marché français.

Précisons enfin que le Pixel 5 est techniquement très proche du Pixel 4a 5G. Même plateforme 765G, double capteur photo identique. Les différences sont ténues : un écran plus grand pour le 4a 5G, une plus petite batterie, pas de 90 Hz, ni de charge sans fil ou de résistance à l’eau, mais un port minijack ! Et ces points en moins font passer la facture à 499 €, prix du 4a 5G. Pour vous aider à trancher, jetez un oeil à notre test du Pixel 4a 5G.

Un design soigné qui tient au creux de la main

Google a totalement revu l’apparence de son téléphone. Il est pour ainsi dire très proche de celui introduit par le Pixel 4a. Ce qui saut en premier aux yeux, c’est la disparition de la partie noire qui surplombait l’écran des Pixel 4 et 4 XL. Google a cédé au capteur selfie dans l’écran. On a donc un trou pour le capteur en haut à gauche.

À l’usage, cela ne nous a jamais gênés – je tiens toujours l’appareil avec ce capteur vers ma paume lorsque je regarde une vidéo. Il est donc très discret. On a droit à un écran quasiment bord à bord. Le Pixel 5 conserve un espace inactif de 2 mm sur l’ensemble de son pourtour. Certes, plus le taux d’occupation de l’affichage est grand et mieux c’est. Néanmoins, on note que cet espace vide permet de limiter les actions indésirées lorsque l’on tient le téléphone en main.

Image 8 : Test Google Pixel 5 : trop cher ou pas assez complet, mais très autonome
Enfin un capteur dans l’écran – Crédits : Edouard le Ricque / Tom’s Guide

À la prise en main, le Pixel 5 est d’ailleurs très agréable. Malgré son écran de 6 pouces, ses mensurations sont globalement plus compactes que le Pixel 4 (5,7 pouces). On passe donc de 147,1 x 68,8 x 8,2 mm à 144,7 x 70,4 x 8 mm.

Certes, ce n’est pas énorme, mais le design arrondi des bords du dos donne une impression accrue de finesse. Son dos d’ailleurs, change de matériau. Fini le verre, Google le troque pour de l’aluminium. Une belle idée puisque celui-ci ne marque pas les traces de doigts et offre une certaine accroche, facilitant la prise en main.

Image 9 : Test Google Pixel 5 : trop cher ou pas assez complet, mais très autonome
Un dos en aluminium compatible charge sans fil – Crédits : Edouard le Ricque / Tom’s Guide

Mais quid de la charge sans fil des Pixel 4 ? C’est vrai que le verre est le meilleur conducteur pour la charge sans fil. Mais Google est parvenu à la faire passer à travers l’aluminium. Une belle prouesse qui permet enfin de se départir du sempiternel dos

Toujours sur le dos, on découvre le double capteur photo du Pixel 5. Celui-ci ne révolutionne pas le genre. Il reprend les mêmes proportions que sur le Pixel 4 à un détail près : l’épaisseur. Sur le Pixel 5, il dépasse beaucoup moins. C’est un tout petit rien, mais on évite ainsi de trop exposer cette zone plutôt que le reste de l’appareil. En outre, on s’épargne l’effet culbuto lorsqu’il est posé sur une table.

Pas de reconnaissance faciale, mais un capteur d’empreintes efficace

Si l’on s’intéresse un peu plus à la partie haute du Pixel 5, difficile de ne pas comprendre que Google en a supprimé son capteur Soli. Projet révolutionnaire de Google, il permettait au Pixel 4 d’être contrôlé par les gestes. Enfin, plutôt de contrôler Spotify et un Pokémon. Jamais mis à profit par les développeurs tiers, le capteur Soli du Pixel 4 est resté cantonné à la reconnaissance faciale.

Google a reconnu que Soli n’était pas à sa place. Il vient d’ailleurs de le reconvertir dans le Nest Thermostat, dernier-né de sa gamme domotique.

Image 10 : Test Google Pixel 5 : trop cher ou pas assez complet, mais très autonome
Capteur d’empreinte sous le téléphone et pas sous l’écran – Crédits : Edouard le Ricque / Tom’s Guide

Mais sans Soli, on perd la reconnaissance faciale 3D, la plus sécurisée (sauf chez Google qui ne tient pas compte des yeux fermés – aucune mise à jour en un an). Quoi qu’il en soit, Google aurait pu proposer une alternative en 2D, comme chez OnePlus ou Oppo. Avec un scan d’iris en plus, on atteint un assez bon niveau de sécurité. Néanmoins, Google a préféré s’en passer totalement sur le Pixel 5.

Code, schéma ou capteur d’empreinte, voilà le menu. Ce dernier retrouve sa place au centre arrière de l’appareil, comme sur les Pixel 4a, 3a et les Pixel 3 et 3 XL. Dommage, en 2020, on aurait apprécié un capteur sous l’écran, comme cela se fait communément désormais.

À ce sujet, notons que la position du capteur biométrique du Pixel 5 pourrait gêner les utilisateurs avec de longs doigts. À cause de la taille réduite de l’appareil, le capteur peut ne pas tomber comme il faut. Rappelons également que chez Google, ce capteur sert à déverrouiller le téléphone, mais aussi à dérouler le menu des notifications/paramètres, en glissant le doigt dessus.

Le haut-parleur sous l’écran : la fausse bonne idée qui tue le son

Fin du bandeau noir, au revoir Soli, mais au revoir aussi haut-parleur. Oui, vous lisez bien. Google a supprimé physiquement la grille du haut-parleur principal. Le haut-parleur est toujours là, mais placé derrière l’écran. En résulte un son qui émane de sous la dalle. Une nouveauté que Google est le premier à proposer.

On salut tout d’abord l’innovation puis on la critique. À l’usage, les appels ne sont pas aussi agréables qu’avec un haut-parleur standard. Ce dernier est directif et projette directement dans l’oreille. Là, le son est comme diffus. Difficile d’entendre son correspondant dans un environnement bruyant.

Image 11 : Test Google Pixel 5 : trop cher ou pas assez complet, mais très autonome
Le haut-parleur a disparu et ce n’est pas forcément bien – Crédits : Edouard le Ricque / Tom’s Guide

Pour ne rien arranger, ce haut-parleur n’est pas très équilibré. Utilisé également pour reproduire la scène stéréo du Pixel 5, il crachote un son sans basses. Qu’on se le dise, le Pixel 5 n’est absolument pas le meilleur smartphone pour regarder Neflix sans casque ou écouteurs. Autant le haut-parleur du bas est complet et performant, autant celui sous l’écran est de mauvaise qualité et en retrait, cassant la spatialisation.

Un écran Oled réglé aux petits oignons

Si Apple vient tout juste de passer à l’Oled avec ses iPhone 12, Google a adopté à raison cette technologie depuis quelques années. Le Pixel 5 a donc une dalle Oled de 6 pouces en 2340 x 1080 pixels. Côté rafraîchissement, Google est paresseux et se limite encore au 90 Hz, alors que le 120 Hz devient peu à peu la norme sur les flagship, comme le Realme X50 Pro 5G ou le Xiaomi Mi 10T Pro, tous deux proposés à 599 €, soit moins que le Pixel 5. De plus, ce « smooth display », comme le nomme Google, n’est qu’automatique, en fonction des contenus et de l’état de la batterie. C’était pareil sur le Pixel 4, mais on aurait apprécié d’avoir la main sur ce paramètre pour forcer le 90 Hz.

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Pixel 5, un écran superbe – Crédits : Edouard le Ricque / Tom’s Guide

Comme à notre habitude, nous avons testé l’écran avec notre sonde X-Rite i1Display Pro Plus. Et sur ce point, les résultats sont bons. Quel que soit le mode de colorimétrie adopté, on a un point blanc qui se tient à 6550 Kelvins environ, soit proche des 6500 Kelvins de la lumière du jour. Oled oblige, le contraste est infini. Un régal en utilisation nocturne ou pour optimiser la batterie avec le thème sombre d’Android. Enfin, en luminosité maximale, on atteint 488 nits, ce qui est très correct et permet une utilisation agréable en extérieur.

En revanche, la colorimétrie mérite un petit ajustement. À sa sortie de boîte, le Pixel 5 est réglé dans son mode adaptatif. Celui-ci n’est pas parfait avec un Deltae Moyen mesuré à 2,9. Il est en dessous de 3, ce qui est déjà bien, mais on peut avoir mieux. Le rouge, le vert, le bleu foncé ou encore le jaune ne sont pas justes. Le mode contrasté ne fait pas beaucoup mieux, faussant bien comme il faut les rouge, vert et jaune pour donner une image qui claque, mais éloignée du réel. Le mode naturel porte bien son nom. Son DeltaE Moyen est de 1,5, ce qui est excellent. Les différentes teintes sont mesurées, seuls les rouge et vert sont un peu prononcés, mais rien de gênant.

Google prouve qu’il sait régler un affichage et s’entourer des bons fournisseurs. Le Pixel 5 est un modèle en termes de justesse.

Le Pixel 5 est moins performant que ses concurrents avec les mêmes composants

Comme dit en préambule, Google a choisi en 2020 de ne proposer aucun smartphone avec un processeur ultra haut de gamme. Le Pixel 5 sort donc avec un 765G – compatible 5G – couplé tout de même à 8 Go de mémoire vive. Son stockage est une bonne nouvelle puisqu’on a droit à 128 Go. Pas d’option 64 Go ou 256 Go et pas non plus de port microSD, cependant.

Image 13 : Test Google Pixel 5 : trop cher ou pas assez complet, mais très autonome
Pixel 5 en jeu – Crédits : Edouard le Ricque / Tom’s Guide

Dans les benchmarks, le Pixel 5 est étonnamment à la traîne. Il est mesuré à 2650 points sous 3DMark, c’est bien en-deçà du OnePlus Nord qui partage le même processeur et la même quantité de RAM. Lui, accuse plus de 3500 points sur le même test SingShot Extreme Unlimited. Idem dans PCMark avec 9452 points pour le Pixel 5 et 10200 points pour le OnePlus Nord.

Un écart incompréhensible si l’on ne tient pas compte de la version d’Android. Ces chiffres sont obtenus sur un OnePlus sous Android 10 et un Pixel 5 sous Android 11. Nos confrères de hothardware.com viennent de mettre en évidence que les téléphones de Google perdent des performances en Android 11. C’est le cas sur le Pixel 4a. On imagine assez bien que le Pixel 5 est ici touché par le même problème.

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Des performances indignes d’un 765G – Crédits : Edouard le Ricque / Tom’s Guide

On a donc un Pixel 5 amputé d’une partie de sa puissance, déjà limitée par le recours à un processeur de milieu de gamme. À l’usage, on ne se sent pas limité. Les jeux vidéo passent aussi très bien. Normal ceci dit, le 765G est optimisé pour le gaming. On aura sans doute moins de performances sur les titres proposants des réglages graphiques, notamment MadOut2. Sur Fortnite, c’est le 30 fps qui n’est pas tenu, avec même de fortes chutes de framerate par moment.

Tout autre chose, le rendu des photo nous a aussi gêné. Comme chacun sait, Google base tout son savoir-faire photo sur ses algorithmes plutôt que sur la multiplication des capteurs. Un travail discret mais important fait en toute transparence pour l’utilisateur. Après avoir pris un cliché, le téléphone prend un peu de temps pour proposer le rendu propre et détaillé. Si l’attente est presque imperceptible sur un Pixel 4, elle est un peu plus longue sur le Pixel 5, la faute au processeur moins puissant : 765G vs. 855, plus ancien, mais plus haut de gamme aussi.

Une partie photo plus proche d’un Pixel 4a que d’un Pixel 4

Image 15 : Test Google Pixel 5 : trop cher ou pas assez complet, mais très autonome
Double capteur, le même que le 4a 5G – Crédits : Edouard le Ricque / Tom’s Guide

Comme chaque année on – et je – attend Google sur la partie photo. Passé maître en la matière depuis le Pixel 3, le constructeur américain propose chaque année une étape de plus vers le rendu précis et naturel. Son Pixel 5 reprend un double capteur arrière, comme le Pixel 4. Il le remanie à sa sauce. Exit le zoom optique x2. Les consommateurs préfèrent l’ultra grand-angle qui prend place dans le capteur secondaire de 16 mégapixels (f/2.2). Dommage, il vient seul. On l’aurait bien vu adresser également un mode macro. Le capteur principal ne bouge pas : 12 mégapixels à f/1.7.

Test Pixel 4 vs. Pixel 3 : quel smartphone de Google fait les meilleures photos ?

Sur cette première photo de la rue, la mise au point est effectuée sur la maison au fond. On peut déjà voir que le Pixel 5 se débrouille aussi bien que le Pixel 4 dans la gestion des couleurs et son point blanc. Côté précision, le Pixel 5 appui l’effet de relief sur une plus large partie de la scène, les feuilles des arbres, notamment. En revanche, le toit de la maison du fond est mieux mis en valeur par le Pixel 4 qui propose un résultat plus net et plus détaillé.

Image 16 : Test Google Pixel 5 : trop cher ou pas assez complet, mais très autonome
Google Pixel 5 – Crédits : Edouard le Ricque / Tom’s Guide
Image 17 : Test Google Pixel 5 : trop cher ou pas assez complet, mais très autonome
Google Pixel 4 – Crédits : Edouard le Ricque / Tom’s Guide

Zoom

Côté zoom, on l’a dit, le Pixel 5 ne fait que dans le numérique. Le Pixel 4 a pour lui son zoom optique x2. Il l’aide énormément. On le voit sur ces clichés. Les plaque minéralogiques sont beaucoup plus nettes.

Image 18 : Test Google Pixel 5 : trop cher ou pas assez complet, mais très autonome
Google Pixel 5 zoom x2 – Crédits : Edouard le Ricque / Tom’s Guide
Image 19 : Test Google Pixel 5 : trop cher ou pas assez complet, mais très autonome
Google Pixel 4 zoom x2 – Crédits : Edouard le Ricque / Tom’s Guide

Quand on s’approche, le plus marquant est la plaque de la Clio blanche garée sur la droite. Sa plaque est lisible avec le Pixel 4, mais pas avec le Pixel 5. La force du Pixel 4 : son zoom hybride.

Image 20 : Test Google Pixel 5 : trop cher ou pas assez complet, mais très autonome
Google Pixel 5 zoom x7 – Crédits : Edouard le Ricque / Tom’s Guide
Image 21 : Test Google Pixel 5 : trop cher ou pas assez complet, mais très autonome
Google Pixel 4 zoom x8 – Crédits : Edouard le Ricque / Tom’s Guide

Portrait

Le mode portrait pose problème à tous les Pixel. Le bokeh est massif d’origine. Seul possibilité : agir a postériori via l’éditeur de photo de Google qui permet de régler l’intensité du bokeh. Comme on peut le voir, le Pixel 4 ou le Pixel 5 ne parviennent pas efficacement à détourer ces feuilles de base. Le premier ne floute pas une partie du bitume, l’autre floute une partie des feuilles. Cependant, on aurait tendance à penser que le Pixel 4 a au moins bien déterminer le sujet à détourer. Reste qu’une étape de post-prod est nécessaire.

Image 22 : Test Google Pixel 5 : trop cher ou pas assez complet, mais très autonome
Google Pixel 5 mode portrait – Crédits : Edouard le Ricque / Tom’s Guide
Image 23 : Test Google Pixel 5 : trop cher ou pas assez complet, mais très autonome
Google Pixel 4 mode portrait – Crédits : Edouard le Ricque / Tom’s Guide

A noter que le mode portrait ajoute sur le Pixel 5 le Portrait Light, une option qui intensifie la source lumineuse qui éclaire le sujet de manière à améliorer le rendu. Une fonction disponible en auto lors de la photo ou en retouche photo via l’application de Google.

Image 24 : Test Google Pixel 5 : trop cher ou pas assez complet, mais très autonome
Google Pixel 5 – Crédits : Edouard le Ricque / Tom’s Guide

Colorimétrie

La colorimétrie est ici bien respectée sur le Pixel 5. Il réussit sans problème à reproduire fidèlement les teintes de cette boîte de smarties.

Image 25 : Test Google Pixel 5 : trop cher ou pas assez complet, mais très autonome
Google Pixel 5 – Crédits : Edouard le Ricque / Tom’s Guide
Image 26 : Test Google Pixel 5 : trop cher ou pas assez complet, mais très autonome
Google Pixel 4 – Crédits : Edouard le Ricque / Tom’s Guide

Le piège, et on ne l’attendait pas, a été la botte multicolore sur un parquet. Le Pixel 4 analyse bien la lumière naturelle qui entre par l’arrière. Le Pixel 5 se trompe en revanche complètement sur sa balance des blancs. Résultat : une image trop chaude. Ça ressemble plus à un soleil de printemps qu’au temps couvert du moment de ce cliché.

Image 27 : Test Google Pixel 5 : trop cher ou pas assez complet, mais très autonome
Google Pixel 5 – Crédits : Edouard le Ricque / Tom’s Guide
Image 28 : Test Google Pixel 5 : trop cher ou pas assez complet, mais très autonome
Google Pixel 4 – Crédits : Edouard le Ricque / Tom’s Guide

Ultra grand-angle

Enfin, l’ultra grand-angle est assez convaincant, notamment pour des photos de groupe. Google utilise alors ses algorithmes pour empêcher la distorsion des visages. Une bonne idée qui fonctionne bien. Cependant, le capteur de 16 mégapixels laissait supposer un résultat plus détaillé. Malgré tout, si l’on ne zoome pas dans le cliché le résultat demeure honorable. Surtout, la colorimétrie est juste et tous les plans sont détaillés de la même manière.

Image 29 : Test Google Pixel 5 : trop cher ou pas assez complet, mais très autonome
Ultra grand-angle Google Pixel 5 – Crédits : Edouard le Ricque / Tom’s Guide

Selfie

A l’avant du Pixel 5, on trouve un capteur de 8 mégapixels ouvrant à f/2.0. On retrouve le même sur son aîné, le Pixel 4, mais avec un angle plus large : 90° contre 83° pour le Pixel 5.

Ce capteur offre un bon rendu global. Dans le détail, on peut pinailler sur un manque de piquer et des détails qui passent à la trappe. Sur cette photo, j’ai les ongles noircis après avoir rentré du bois pour l’hiver. Le Pixel 5 a tendance à gommer ces détails. Et dans l’ensemble, le résultat est tout de même moins net que sur le Pixel 4.

Image 30 : Test Google Pixel 5 : trop cher ou pas assez complet, mais très autonome
Pixel 5 / Pixel 4 – Crédits : Edouard le Ricque / Tom’s Guide

En mode portrait, même constat. On peut ajouter que les deux smartphones se font piéger par les écouteurs qu’ils suppriment du portrait. Dommage.

Image 31 : Test Google Pixel 5 : trop cher ou pas assez complet, mais très autonome
Pixel 5 / Pixel 4 – Crédits : Edouard le Ricque / Tom’s Guide

Mode nuit

Avant d’aborder le mode nuit, précisons qu’il est disponible sur tous les modes de photo du Pixel 5. Une nouveauté bien pratique notamment puisqu’elle peut s’activer automatiquement à la prise du clichée.

Image 32 : Test Google Pixel 5 : trop cher ou pas assez complet, mais très autonome
Pixel 4 astrophotographie – Crédits : Edouard le Ricque / Tom’s Guide

Commençons par ce cliché. Impossible de le reproduire avec le Pixel 5. Il a été réalisé avec le Pixel 4 en mode astrophotographie. Une fonction d’exposition longue qui n’est pas passée d’une génération à l’autre.

Image 33 : Test Google Pixel 5 : trop cher ou pas assez complet, mais très autonome
Pixel 5 mode nuit – Crédits : Edouard le Ricque / Tom’s Guide
Image 34 : Test Google Pixel 5 : trop cher ou pas assez complet, mais très autonome
Pixel 4 mode nuit – Crédits : Edouard le Ricque / Tom’s Guide

En mode nuit, le Pixel 5 se débrouille presque aussi bien qu’un Pixel 4 sur une scène large. Comme on peut le voir ici, les deux photos sont détaillées. Peut-être pourrait-on critiquer la chaleur des couleurs. Le Pixel 5 semble calqué l’ensemble de l’image sur l’éclairage jaune alors qu’il n’agit pas sur l’ensemble du cliché.

Image 35 : Test Google Pixel 5 : trop cher ou pas assez complet, mais très autonome
Mode nuit Pixel 5 – Crédits : Edouard le Ricque / Tom’s Guide
Image 36 : Test Google Pixel 5 : trop cher ou pas assez complet, mais très autonome
Mode nuit Pixel 4 – Crédits : Edouard le Ricque / Tom’s Guide

Ca se gâte sur des plans proches. Ces photos sont prises sous un escalier, porte à persiennes fermées. La luminosité est extrêmement faible. On ne distingue que les formes à l’oeil nu. Le Pixel 5 réhausse plus la luminosité que le Pixel 4 sur ce cas. En revanche, côté colorimétrie, il est aux fraises. Le Pixel 4 est le plus proche de la réalité. Une pente d’escalier blanche et un mur bleu soutenu. Trop de vert dans la photo du Pixel 5. De plus, impossible de ne pas relever le flou global du Pixel 5. Les deux appareils faisaient pourtant le point sur un même endroit, le bout de la chaussure.

Image 37 : Test Google Pixel 5 : trop cher ou pas assez complet, mais très autonome
Pixel 5 ultra grand-angle en mode nuit – Crédits : Edouard le Ricque / Tom’s Guide

L’ultra grand-angle est aussi fonctionnel en mode nuit. Le résultat est plutôt bruité et capte beaucoup moins de détails. Pour autant, on a tout de même quelques étoiles ici.

Le Pixel 5 en vidéo et sa stabilisation réglable

Le Pixel 5 peut tourner des vidéos en 1080p jusqu’à 240 fps ou en 4K jusqu’à 60 fps. L’ultra grand-angle est disponible dans ce mode. On peut au maximum filmer en zoom x3, numérique toujours. Là où le Pixel 5 innove c’est sur la stabilisation. Plusieurs types sont proposés. On a le standard qui sert au quotidien et se révèle efficace, sans dénaturer la prise de vue.

Image 38 : Test Google Pixel 5 : trop cher ou pas assez complet, mais très autonome
La stabilisation évoluée du Pixel 5 – Crédits : Edouard le Ricque / Tom’s Guide

Le mode verrouillé permet de figer une scène en bloquant le mouvement. Le mode active est quant à lui dédié aux scènes sportives. Enfin le plan panoramique porte bien son nom et permet de filmer une scène de manière quasi cinématographique. Les quatre offrent une expérience différente et de bonne facture. Une belle idée.

Une excellente autonomie

Pixel 3 et Pixel 4 en ont souffert. Google a longtemps rencontré des soucis d’autonomie avec ses smartphones haut de gamme. Seul le Pixel 3a – et le 4a plus récemment, avaient réussi à tirer leur épingle du jeu avec des processeurs moins gourmands. Est-ce pour cela que Google a choisi d’éviter le Snapdragon 865 ? Rien ne l’affirme.

Toujours est-il que Google a en tout cas revu à la hausse la capacité de ses batteries. Celle du Pixel 5 est de 4080 mAh. Pour rappel, le Pixel 4 devait se contenter de 2800 mAh… Les chiffres parlent déjà d’eux-mêmes. Avec une plus grosse batterie et une configuration plus modeste, le Pixel 5 roule sur les barrières de l’autonomie.

Image 39 : Test Google Pixel 5 : trop cher ou pas assez complet, mais très autonome
La charge inversée du Pixel 5 – Crédits : Edouard le Ricque / Tom’s Guide

A l’usage, nous n’avons jamais été à court. Sur une journée type de travail avec un mélange de coups de fil, de réseaux sociaux, de navigation Internet, un peu de jeu léger et un ou deux épisodes sur Netflix le soir, on est arrivé à 67 % d’autonomie au moment de poser notre Pixel 5 sur son socle de charge. Sur une journée plus robuste où le Pixel 5 a été utilisé durant plus de deux heures en partage de connexion, on est tombé à 55 % en fin de journée. Rien à voir avec le Pixel 4 qui se décharge à grande vitesse même lorsqu’on ne l’utilise pas. Google a pris les mesures qui s’imposaient.

Le Pixel 5 reprend aussi la charge sans fil du Pixel 4 et l’améliore. Il est désormais possible d’inverser cette charge pour en faire profiter les appareils compatibles. Dans notre cas, les écouteurs Bose QC Earbuds ont pu être chargés sans problème.

Ultra économiseur de batterie : 48 heures d’autonomie

Mieux encore, le Pixel 5 est doté d’une nouvelle technologie d’économie de batterie. Nommée Ultra économiseur de batterie, elle bloque les notifications non essentielles et coupe les fonctions les plus gourmandes comme le partage de connexion ou l’activité en arrière-plan. Désactivée par défaut, cette option amène le Pixel 5 à 48 heures d’autonomie. C’est radical, mais ça peut sauver la mise si on n’a pas de prise ou son chargeur sous la main.

Image 40 : Test Google Pixel 5 : trop cher ou pas assez complet, mais très autonome
Le mode extrême du Pixel 5 – Crédits : Edouard le Ricque / Tom’s Guide