Accueil » Actualité » Ce robot agrippe des objets qui pèsent 120 fois son poids

Ce robot agrippe des objets qui pèsent 120 fois son poids

Image 1 : Ce robot agrippe des objets qui pèsent 120 fois son poids

Les chercheurs du MIT et de Harvard ont conçu un robot inspiré de l’origami. Il peut soulever des objets de différentes formes et beaucoup plus lourd que lui.

L’équipe présentera ses travaux à la Conférence internationale sur la robotique et l’automatisation. Cet évènement se déroulera à Montréal en mai prochain. Les membres ont suivi une ligne directrice claire : améliorer la préhension des robots de manière à pouvoir saisir une grande variété d’articles. Les premiers résultats sont encourageants. Le bras soulève des bouteilles de vin, des raisins et des œufs.

Le ballon magique, une source d’inspiration

Les chercheurs se sont inspirés de l’origami. Baptisée « ballon magique », une figure se distingue par capacité à changer de forme. Elle passe de la sphère au cylindre en un clin d’œil. Pour atteindre ce résultat, les équipes ont créé une pince conique creuse. Elle est composée par une structure en silicone imprimée en 3D et recouverte d’une peau épaisse. Elle enveloppe l’objet à saisir au lieu de le presser.

La pince est actionnée par un aspirateur pneumatique. Les scientifiques ont testé deux matières différentes : du tissu et du caoutchouc. Selon la configuration, le système fut recouvert d’un ballon souple en latex de 27 pouces ou d’une feuille de nylon enduite de TPU.

Des expériences concluantes

Les chercheurs mettent l’accent sur la simplicité de la conception. Ils peuvent fabriquer rapidement de nouvelles pinces en fonction des besoins. Les essais ont montré sa fiabilité. Montée sur un robot, la pince a pu saisir des aliments, des bouteilles, des tasses et des articles divers. Certains sont nettement plus grands et très lourds par rapport à son poids. Pourtant, les opérations se sont déroulées sans encombre.

Parmi les pistes d’amélioration figure l’intégration d’un système de vision par ordinateur, l’utilisation de nouvelles matières et la variation de l’angle d’approche. Les robots seraient alors « assez doux pour cueillir une rose et suffisamment robustes pour soulever un patient hospitalisé en toute sécurité ».

>>> Lire aussi : Maintenant, les robots nous battent aussi au Jenga