Windows 10 n’a pas dit son dernier mot. Alors que la fin de son support est désormais actée, le système d’exploitation a même regagné des parts de marché. A l’inverse, Windows 11 a vu les siennes chuter, payant probablement ses couacs à répétition.

Windows 10 est censé être sous assistance respiratoire depuis le 14 octobre, date de la fin officielle de son support. Pour autant, il est toujours possible de bénéficier des mises à jour de sécurité grâce au programme ESU (gratuit pendant un an pour les particuliers européens). Ce faisant, nombre d’utilisateurs ne sont pas près de lâcher l’OS, lequel vient d’ailleurs de grignoter du terrain au mal-aimé Windows 11.
Comme le révèle Statcounter, le système d’exploitation actuel est passé de 55,18 % de parts de marché en octobre à 50,73 % en décembre. A l’inverse, son grand frère a repris des couleurs, passant de 41,71 % à 44,68 % au cours de la même période. Le célèbre service de statistiques se garde bien de révéler les raisons de ce désamour que l’on peut toutefois aisément deviner.

Windows 10 regagne des parts de marché, un désaveu pour Windows 11
Pour rappel, Windows 11 avait enfin réussi à dépasser Windows 10 en juin 2025, devenant l’OS le plus utilisé de l’écosystème Microsoft. Le résultat d’un travail de longue haleine. Depuis plusieurs années, le géant de l’informatique insiste lourdement auprès de ses ouailles pour qu’elles fassent le grand saut. Outre l’affichage régulier de messages incitatifs sur l’OS, l’entreprise de Redmond a même mis au point un outil pour faciliter la migration des usagers.
Au vu des chiffres, il est probable que certains utilisateurs ayant migré n’aient pas été convaincus par les charmes de Windows 11, battant ainsi en retraite. Bien que ce dernier reste un système d’exploitation fiable et complet à bien des égards, il n’est pas exempt de défauts, notamment en matière de mises à jour. Après le bug du Gestionnaire des tâches survenu en octobre, le Patch Tuesday de janvier a provoqué pléthore de problèmes, empêchant certains PC de s’arrêter ou de démarrer.
Qui plus est, les publicités intrusives pour les services Microsoft, présentes dans le menu Démarrer, l’écran de verrouillage et d’autres parties du système, ont frustré beaucoup utilisateurs. Idem pour l’intégration de l’IA Copilot qui a pris bien trop de place au yeux de certains. L’interface n’est pas non plus du goût de tous, notamment la barre des tâches centrée et le nouveau menu Démarrer.
La baisse des parts de marché de Windows 11 est probablement liée à une accumulation de tous ces facteurs aggravants, à laquelle s’ajoute la difficulté pour certains utilisateurs de rompre avec les habitudes qu’ils avaient avec Windows 10. C’est en tout cas un sacré camouflet pour Microsoft qui préfèrerait que son système d’exploitation phare ne se fasse pas griller la politesse par le grand frère promis à l’obsolescence.