http://media.bestofmicro.com/Y/M/558526/original/liseuse.jpg

Comparatif liseuses : Kindle, Kobo, PocketBook, Bookeen, Nolim

Quel modèle de liseuse choisir

Lentement mais sûrement, les liseuses électroniques ont su trouver leur place parmi tous les équipements électroniques à notre disposition. Bien sûr, elles offrent peu de possibilités d’usage en dehors de la lecture, mais c’est aussi ce qui fait leur force : elles ne savent faire qu’une seule chose, mais elles le font bien.

Aujourd'hui, 4 fabricants s'affrontent sur le marché français : Amazon, Kobo, PocketBook et Bookeen. Sony, pour sa part, a jeté l’éponge en annonçant la fermeture de sa division liseuse. Pas de regret, le constructeur n’avait jamais réussi à rattraper son retard sur ses concurrents. On retrouve également les liseuses Bookeen sous la marque Nolim distribuée par Carrefour ainsi que les liseuses PocketBook sous les marques Tea et ePagine proposé par des distributeurs comme le Furet du Nord, Cultura ou encore Decitre.

Les liseuses 6 pouces, standard du marché

Le standard du marché est une liseuse avec un écran de 6 pouces éclairé ou non. L’éclairage est un vrai plus dans de nombreuses circonstances et même lorsque le manque de luminosité ambiante ne l’exige pas, cela permet d’obtenir un écran plus blanc et d’améliorer le contraste. Pour les modèles avec éclairage, il faut compter entre 100 et 130 euros et pour les modèles sans éclairage entre 60 et 80 euros (hors promotions). Mais quelques modèles sortent de ce cadre.

Les variantes

Les grands formats - PocketBook et Kobo commercialisent des liseuses plus grandes (respectivement 8 et 6,8 pouces) qui se veulent les alter ego des livres papier grands formats réservés en général aux nouveautés. Certes lire sur un écran plus large est confortable, mais du coup ces grands formats perdent l’atout du faible encombrement et de la légèreté et leur prix s’envolent (180 euros environ).

Les liseuses étanches - Autre variante, les versions étanches comme la H2O de Kobo et l’Aqua de PocketBook. Sur ces 2 modèles, nos tests ont mis en évidence une perte de réactivité de l’écran qui s’avère très pénible lors de la lecture. Il vaut donc mieux pour l’instant les éviter plutôt que d’investir 180 euros dans une liseuse résistante à l’eau.

Avec publicité - Amazon propose d'économiser de 10 à 20 euros sur le prix de ses liseuses à condition d’accepter la publicité. Cela consiste en des annonces qui s'affichent sur l'écran de veille ou sous forme de bandeau en bas de page d'accueil. Cela reste discret et du coup le prix de sa liseuse sans éclairage d’entrée de gamme, la Kindle, descend à 69 € (au lieu de 79 € sans publicité). Une offre vraiment intéressante car même si cette version ne dispose pas d'éclairage, elle possède les mêmes atouts que sa grande sœur la Paperwhite.

Avec 3G - Des versions 3G de la Kindle Paperwhite (180 euros), Voyage (250 euros) et Oasis (350 euros) d'Amazon sont disponibles. Une caractéristique dont on se passe volontiers vu le prix, le WiFi étant suffisant dans la plupart des cas. Certes vous ne pourrez pas accéder à Wikipedia depuis la plage, mais les dictionnaires embarqués devraient amplement faire l’affaire.  

Les versions Luxe - Avec les Kindle Voyage et Oasis, Amazon a souhaité « comme pour une gamme automobile » étoffer sa série de liseuses par le haut, partant du principe qu’après tout il y a toujours des amateurs pour les Rolls. Les 2 modèles reprennent l’excellente interface logicielle de la Kindle Paperwhite et possèdent un écran de 6 pouces avec éclairage.

La Voyage intègre les PagePress, ces capteurs latéraux qui permettent de tourner les pages sans avoir à tapoter sur l’écran. La Kindle Voyage obtient une très bonne note lors de notre test mais se trouve pénalisée par son prix : 190 euros (sans parler de la version 3G qui atteint 250 euros). Pour peu que vous souhaitiez y ajouter l’étui Origami à 45 euros, cela frôle le rédhibitoire.

Mais si vous trouvez que la Voyage est chère que dire de la Kindle Oasis qui est en précommande à 290 euros. Bien sûr, elle est fine, légère et dispose d’une plus grande autonomie grâce à son étui (livré avec) qui cache une 2e batterie… mais à ce prix là c’est un minimum. 

>>> Lire le test de la Kindle Oasis

L’idéal est donc de porter son choix sur une liseuse de 6 pouces avec éclairage qui ne dépasse pas les 130 euros (les modèles retenus pour ce comparatif de liseuses) et pour les budgets les plus serrés sur les versions sans lumière (par ailleurs identiques en tout point). Attention Kobo comme Bookeen continue de commercialiser aux mêmes prix les versions précédentes alors qu’elles sont nettement moins bonnes que la nouvelle génération. Recommandation qui ne s'applique pas aux Kindle Paperwhite. En effet, les différences sont minimes entre la 6e et la 7e génération qui vient juste de sortir. 

Nos liseuses préférées


Prise en main

La Kindle d'AmazonLa Kindle d'Amazon

Toutes les liseuses testées intègrent donc un écran de 6 pouces (seuls les cadres changent) et l’écart de poids entre la plus lourde (PocketBook Touch Lux 2 avec 208 g) et la plus légère (Kobo Aura avec 174 g) n’est que de 34 grammes. S’il n’existe pas de différences majeures entre les modèles, la légèreté de la Kobo Aura est un plus pour se lancer dans de longues heures de lecture ou lorsqu’il s’agit de la transporter.

Méfiez-vous des covers qui ajoutent régulièrement une centaine de grammes et rendent la lecture moins confortable. Le choix d’une simple housse peut s’avérer au final une meilleure protection surtout pour les liseuses qui sont placées en vrac au fond d’un sac. 
>>> Lire - Etuis, coques, skins : habillez vos liseuses !

La prise en main est plutôt bonne dans la majeure partie des cas, seule la Nolim/Bookeen s’illustre négativement pour ce qui au premier abord apparaît comme un détail : un angle inférieur droit pas assez arrondi. Pendant la lecture il s’enfonce désagréablement sur la paume de la main. Dans ce cas la cover est indispensable pour compenser cette gêne.

Les liseuses Bookeen/Nolim et PocketBook se distinguent par la présence de touches physiques en plus de la navigation tactile. Et lorsqu’il s’agit de tourner les pages, on se surprend à utiliser les boutons plutôt que l’écran.

Verdict : Il n’existe pas de différence majeure d’une liseuse à l’autre. Seuls les Bookeen / Nolim se démarquent dans le mauvais sens du terme.

L’interface

Dans ce domaine la Kindle est imbattable. En quelques minutes on a compris l’essentiel, changer la police, l’interlignage, l’éclairage… s’avère simple et rapide comme tous les changements que l’on souhaite appliquer au texte en cours de lecture. De plus, même les petits détails ont été soignés. Ainsi si vous décidez finalement de changer en cours de lecture l’interlignage ou la taille de la police, c’est toutes les pages qui sont redistribuées. Les mots placés en haut de page seront toujours là, quels que soient les changements. Sur tous les autres modèles, vous allez devoir retrouver là où vous en étiez.

Kobo a choisi un mode de navigation relativement similaire sur ses liseuses même si le réglage des paramètres de lecture (police, taille de caractère, interligne…) par un système de curseur n’est pas toujours très précis.

En matière d'interface, la PocketBook Touch Lux 2 se fait clairement distancer. On passe beaucoup de temps à chercher où se trouve le réglage dont on a besoin. Ainsi changer l’interlignage en cours de lecture nécessitera 4 « clics » pour au final arriver dans un menu où l’on vous propose des valeurs allant de 70 à 200 qui n’évoquent pas grand-chose. Et comme l’on ne voit pas les modifications s’effectuer en temps réel, on risque fort d’avoir à effectuer quelques allers-retours fastidieux. 

Pour les liseuses Bookeen / Nolim, même si des progrès significatifs ont été effectués depuis la précédente génération, elles restent encore largement perfectibles.

Verdict : La Kindle se démarque sur ce point tant l’interface est intuitive et bien pensée.

Ecran et gestion de l'éclairage

Au premier abord les différences ne sautent pas aux yeux. Les écrans utilisent plus ou moins la même technologie d'encre électronique et affichent une résolution quasi identique (de 210 à 300 ppp). Il faut donc y regarder de plus près pour constater les différences.

La Kindle Voyage (à droite) comme la Paperwhite 2015 de 7e génération (au centre) proposent des résolutions de 300 ppp. Une différence de qualité qui ne saute pas aux yeux comparée aux 212 ppp de la version 2013 de 6e génération (à gauche).La Kindle Voyage (à droite) comme la Paperwhite 2015 de 7e génération (au centre) proposent des résolutions de 300 ppp. Une différence de qualité qui ne saute pas aux yeux comparée aux 212 ppp de la version 2013 de 6e génération (à gauche).

La principale d’entre elles, c’est la variation qui existe dans la couleur du fond de page. Le blanc immaculé n’est pas de mise mais la Kobo glo HD s'en rapproche nettement.

En plaçant toutes les liseuses côte à côte, on obtient une large palette de gris plus ou moins jaune, bleu, vert… Au final, la page blanche reste un phantasme. D’ailleurs les livres papier ne disposent pas plus du privilège d’un blanc parfait. Mais lors de la lecture, ces variations s’oublient vite.  Sur certaines liseuses on peut utiliser l’éclairage pour obtenir un blanc plus blanc.

La gestion de l’éclairage

C’est lorsque l’on active l’éclairage que l’écart se creuse. Les grandes perdantes à ce jeu sont la Nolim et la Muse toutes les 2 fabriquées par Bookeen. On a vraiment la sensation de voir les LED s’allumer sur les bords de l’écran et l’éclairage n’est pas parfaitement homogène. De plus, activer ou modifier la lumière provoque l’effacement partiel de certaines lignes en général placées dans le milieu de l’écran. La PocketBook qui s’en tire très honorablement pour la diffusion de la lumière présente pourtant le même défaut, mais plus concentré sur le haut de page.

La liseuse d’Amazon ainsi que les Kobo se détachent donc nettement sur la gestion de l’éclairage en offrant une très bonne diffusion de la lumière sur l’écran. A moins la pousser au maximum, ce qui en pratique sera peu (voir pas du tout) utilisé, on s’aperçoit à peine que l’éclairage est activé.

La Kobo Aura, la Kindle 2013 et la Kindle 2012, luminosité à 50%.La Kobo Aura, la Kindle 2013 et la Kindle 2012, luminosité à 50%.

On observera également des effets de rémanence sur quasiment tous les modèles. C’est la technologie utilisée qui semble imposer cette contrainte. Heureusement, au cours de la lecture ce problème ne se fait pas vraiment sentir.

La Kindle sur l’affichage d’une couverture révèle un effet de rémanence. La Kindle sur l’affichage d’une couverture révèle un effet de rémanence.

Verdict : La Kindle et les Kobo (Aura et Glo HD) emportent ce match notamment en raison de leur qualité d’affichage lorsque l’éclairage est activé.

 

Formats de fichiers et mise en page

Pub, Azw… : des formats réservés aux livres

Dans ce domaine le standard est le format ePub (qui est au livre ce que le MP3 est à la musique). Le seul à faire bande à part est Amazon qui impose un format totalement propriétaire le « .Azw ». L’idée étant bien sûr de s’assurer que les possesseurs de Kindle viennent effectivement faire leurs achats sur la librairie Amazon. C’est évidemment un point négatif alors que toutes les autres liseuses ont fait le choix d’utiliser le format ePub.

Ceci dit, une fois équipée d’un logiciel comme Calibre tous ces problèmes de formats disparaissent et même la Kindle réputée si fermée acceptera tous les livres que vous voulez, dès lors qu'ils sont sans DRM bien sûr. 

La gestion des autres formats : texte et images

Lorsque l’on regarde les caractéristiques des liseuses, tous les fabricants annoncent la compatibilité avec de nombreux formats, mais dans les faits cela ne sert pas à grand-chose. Notamment en ce qui concerne les formats destinés aux BD et aux comics. Sur une liseuse noir et blanc avec un écran de 6 pouces vous connaitrez mieux comme expérience de lecture. Les liseuses sont idéales pour le texte, pas pour les images.

De même, elles prétendent toutes gérer le format txt et parfois le format word et le pdf.

Dans la réalité aucune d’entre elles n’est capable de gérer les fichiers en txt du moins dans leur version française c’est-à-dire avec accents. Ces derniers seront transformés en caractères spéciaux rendant la lecture quasiment impossible.

Quant au format Word, la Kindle, la Kobo glo HD (à condition d'opter pour un .rtf) et la PocketBook s’en tirent haut la main alors que les autres afficheront les fichiers Word comme un pdf c’est-à-dire que le texte ne s’adapte pas au format de la page. 

Concernant notre fichier au format pdf, la Kindle l’exportera de façon parfaite. En revanche, pour obtenir ce résultat cela nécessite une manipulation un peu contraignante. En effet, tous les modèles de liseuses une fois connectés à votre ordinateur apparaissent sur le bureau comme un disque dur. Il suffit alors d’y déposer les fichiers que l’on souhaite transférer. La Kindle, en revanche, demande à ce que l’on envoie un mail à son adresse Kindle (générée automatiquement avec son compte), de mettre les documents que l’on veut convertir en pièce jointe, d'inscrire "convertir" dans l'objet et votre document se retrouvera sur votre liseuse. 

La gestion de la mise en page

Lorsqu’il s’agit de livres achetés sur les librairies numériques comme Amazon, la Fnac ou Kobo, la mise en page est respectée, quelle que soit la liseuse. En revanche lorsqu’il s’agit de livres récupérés sur le Net en dehors des circuits classiques, les choses peuvent se compliquer pour les Kobo qui afficheront parfois quelques bugs. Sur certains de nos exemplaires de test, il sera par exemple impossible de modifier l’interlignage ou la police de caractère. Les autres liseuses de notre comparatif s’en tirent très bien et gèrent la plupart des fichiers testés sans bugs.

Petite nouveauté de la Kindle Paperwhite 7e génération, l'arrivée d'une police (Bookerly) conçue spécialement pour améliorer les mises en page avec une meilleure gestion des césures et des espaces. Bien sûr, c'est subtil mais effectivement l’affichage des pages s'en trouve optimisé. 

La même page de livre affichée à gauche avec la police Bookerly et à droite avec du Cecilia.La même page de livre affichée à gauche avec la police Bookerly et à droite avec du Cecilia.Verdict : Pas de vrai gagnant pour cette catégorie mais une perdante, la Kindle Paperwhite pour son univers fermé.

Autonomie et performances

Rapidité

S’il est un point crucial lorsque l’on parle de performances c’est la vitesse à laquelle tournent les pages. Il est très agaçant de devoir patienter ne serait-ce que 2 secondes pour pouvoir accéder à la suite de sa lecture. C’est pourtant ce qu’impose la PocketBook. De même, elle mettra plusieurs secondes pour démarrer. Les autres liseuses de notre comparatif s’en tirent honorablement, même s’il faut souligner, qu’une fois de plus, la Kindle l’emporte sur ce point. Que ce soit lors de la lecture ou même lorsqu’il s’agit de changer certains paramètres d’un ouvrage très volumineux, elle ne montre aucun signe de ralentissement.

Autonomie

Il est très difficile de réaliser des tests d’autonomie sur ce type de produits, mais dans l’ensemble les performances sont très bonnes. Et même si les annonces des fabricants semblent parfois un peu ambitieuses (2 mois environ) il est tout à fait possible de tenir 1 ou 2 semaines avec une utilisation quotidienne soutenue. Tout dépend de votre utilisation de l’éclairage de l’écran. En revanche, les temps de charge sont assez longs surtout si l’on opte pour la recharge depuis un PC. Il faut compter 4 ou 5 heures pour une recharge complète.

Capacité de stockage

Les liseuses de notre comparatif disposent de 2 Go à 4Go d’espace mémoire ce qui permet de stocker une quantité de livres tout à fait honorable (au moins 1000 titres).

Certains modèles intègrent un port micro-SD pour améliorer la capacité mémoire. Objectivement vu le poids moyen d’un livre (500 Ko environ), cette possibilité présente peu d’intérêt à moins de vouloir absolument se déplacer avec une bibliothèque de plusieurs centaines de livres en permanence. Sachant qu’il est toujours possible de les stocker sur un PC.

Verdict : léger avantage à la Kindle.

Les fonctionnalités additionnelles

Dictionnaire, prise de notes…

Tous offrent plus ou moins les mêmes possibilités de tri, de recherche, de prise de notes, d’accès aux dictionnaires en cours de lecture… ces fonctionnalités sont devenues des standards et ne constituent donc pas un point différenciant.

Les applications mobiles

Kobo et Amazon proposent tous les deux des applications sur toutes les plates-formes (Android, iOS, Windows Phone et Blackberry) pour retrouver ses livres sur d'autres supports numériques. Un service qui peut s'avérer utile quand on veut reprendre sa lecture même si l'on a oublié sa liseuse. 

Informations générales, badges et autres statistiques

Tout connaître sur ses statistiques de lectures ou se voir gratifier d'un badge "oiseau de nuit" dès que l’on lit la nuit s'avère plutôt ludique. Kobo propose ainsi une série de badges attribués en fonction de votre comportement de lecteur. De même on pourra connaître toutes sortes de statistiques comme le nombre de pages lues par minute, le pourcentage de la bibliothèque lue… Ce n’est pas fondamental, mais c’est sympa.

FreeTime, l'espace destiné aux enfants de la Kindle.FreeTime, l'espace destiné aux enfants de la Kindle.Autre détail intéressant, le pourcentage de temps restant par chapitre. Seules la Kobo et la Kindle proposent cette information qui se révèle utile lorsqu’on hésite à attaquer un nouveau chapitre. Selon qu’il faudra 5 ou 30 min pour en venir à bout cela peut influer sur votre décision de le commencer ou pas.

Surfer sur le Web

Les liseuses embarquent toutes un navigateur qui ne servira qu’en cas d’extrême urgence tant l’affichage est sautillant et la saisie d’une nouvelle adresse un véritable jeu de patience.

L'espace enfant

Amazon propose depuis peu un espace enfant (baptisé FreeTime) avec un système de contrôle parental. C'est-à-dire que votre enfant ne pourra pas accéder à votre bibliothèque. Diverses statistiques et badges sont là pour le motiver à lire plus et à chercher les mots qu'il ne connait pas. L'idée est plutôt bonne mais dans les faits, la liseuse reste un outil vraiment personnel. Il n'est pas facile de la partager, même avec son enfant qui pourrait bien avoir envie de lire en même temps que vous. Cela implique donc qu'il ait sa propre liseuse. Signalons en outre que seuls les livres achetés ou téléchargés sur Amazon apparaîtront dans cet espace.

Connectique

Côté connectique, tout le monde offre le même service : seul un câble d’alimentation au format standard USB/Micro USB est fourni. On peut éventuellement se passer de l’adaptateur si on en possède déjà un ou si on n’utilise que le PC pour le chargement. Les adaptateurs proposés avec les liseuses démarrent à 15 euros environ alors qu’en supermarché il est facile d’en trouver pour sensiblement moins de 10 euros.

Choix de livres et formats


Le catalogue en ligne

Beaucoup de librairies en ligne disposent à présent d’un choix important et l’on trouve sans difficulté la plupart des nouveautés au format numérique. Et même si en termes de nombre de références, le catalogue numérique ne peut pas rivaliser avec celui des livres papier, le choix est très important et probablement suffisant pour la plupart des lecteurs.

Côté prix, le prix du livre étant encadré, il est impossible de trouver le moindre centime de différence entre 2 librairies. En revanche, côté choix, il est difficile de prendre Amazon en défaut sur son catalogue (il y aurait plus de 80 000 titres). Tout y est ou presque.

C’est également la seule boutique en ligne à proposer une librairie aussi bien faite pour trouver tous les grands classiques gratuitement (4500 livres gratuits en français d’après Amazon). Même Bookeen qui intègre près de 3400 livres gratuits n’offre pas les mêmes fonctions de recherche. Récupérer Balzac ou Victor Hugo en version gratuite nécessitera de parcourir de nombreux listings alors que sur Amazon une recherche sur le titre associé au mot gratuit fonctionne parfaitement. Il faut cependant préciser que des sites comme eBooks gratuits donnent également accès à de nombreux livres libres de droits.

De plus, la plupart des grands quotidiens (Le Monde, Le figaro, Le parisien, Les Echos…) sont également proposés, à l’unité ou sur abonnement sur le site d’Amazon.

La librairie d’Amazon est la seule à proposer des quotidiens. La librairie d’Amazon est la seule à proposer des quotidiens.

Signalons également une initiative intéressante d’Amazon qui propose à ses membres Premium qui possèdent une Kindle d’emprunter gratuitement un livre par mois, sans date limite de retour (un emprunt à la fois), en choisissant parmi plus de 350 000 livres (dont 6 000 livres en français). Bien sûr les dernières nouveautés n’y sont pas, mais on peut y trouver quelques lectures intéressantes.

De même Amazon vient de lancer Kindle Unlimited, un service de lecture illimitée sur abonnement pour 9,99 euros par mois. Le principe est intéressant, mais cela reste réservé à ceux qui lisent suffisamment pour que cela soit rentable et de plus les auteurs connus comme les livres sur le devant de la scène sont absents du service. Bref, pas très convaincant dans l’immédiat.

Verdict : Difficile de rivaliser avec la librairie Amazon en termes de choix et d’ergonomie. Cependant il faut savoir qu'opter pour Amazon et sa Kindle c’est un peu comme rentrer dans l’univers Apple. C’est beau, mais c’est fermé. Pour ceux dont le caractère propriétaire du format est rédhibitoire, la Kobo Glo HD sera une bonne alternative.

Récapitulatif