Sony Alpha 700 : la bonne surprise reflex

Une ergonomie hétérogène

L’ergonomie du Sony Alpha 700 doit beaucoup à celle de feu le Dynax 7D, de Konica-Minolta. Comme sur celui-ci, on retrouve sur la face arrière de l’Alpha 700 un nombre impressionnant de boutons pouvant pourtant dans un premier temps repousser l’utilisateur.

Des réglages facilement accessiblesLe barillet de sélection du mode de prise de vue

Une prise en main idéale

Un boîtier bien organiséOutre le traditionnel barillet de sélection du mode de prise de vue situé sur le dessus du boîtier ainsi que le système de double molette de réglage, nous retrouvons en plus des commandes de visualisation et de manipulation des images, celles de mémorisation (du choix de type de mesure de la lumière, de désactivation de l’autofocus, d’action du stabilisateur) ainsi qu’un joystick de navigation. Il faut également signaler la présence sur le dessus du boîtier, à droite du viseur, des touches de raccourci pour les réglages les plus utilisés : mode d’entraînement (rafale, vue par vue), bracketing d’exposition, balance des blancs, dispositif de gestion du contraste et choix de la sensibilité.

Les subtilités de certains réglages peuvent embrouiller un peu l’utilisateur non-spécialiste. Chacune des deux molettes fonctionne de manière différente par exemple pour le réglage de la sensibilité : l’une permet l’incrémentation par 1/3 d’IL, alors que l’autre fait évoluer la sensibilité par IL.

Des menus pas très intuitifs

Les menus sont quant à eux très bien fournis, mais leur organisation et l’absence de code couleur peut provoquer chez l’utilisateur non-averti un des difficultés de lisibilité. Autre ombre au tableau, nous regrettons l’absence d’écran LCD noir et blanc indiquant les principaux réglages sur le dessus du boîtier. Tout apparaît sur l’écran arrière, occasionnant ainsi une dépense énergétique dont on aurait pu se passer.

Touche Fn et enclenchement du stabilisateurQuelques très bonnes idées viennent néanmoins compenser ces défauts : la touche Fn (héritée du Dynax 7D) permet ainsi un accès très rapide aux fonctions les plus utilisées, et évite au néophyte de se perdre dans des menus moins clairs que ceux du Canon EOS 40D. De même, la possibilité de conserver en mémoire jusqu’à trois configurations personnalisées du boîtier permet un gain de temps non-négligeable lors de la prise de vue, à condition bien sûr que l’utilisateur ait pris la peine de paramétrer l’appareil.

Enfin, une fois intégrés, les multiples réglages permettent un pilotage très agréable. Là où le 40D brillé pour sa simplicité pour tous les utilisateurs, l’Alpha 700 s’avère plus ardu à l’usage pour les amateurs qui n’aiment pas lire le mode d’emploi dans les moindres détails. En revanche, les utilisateurs occasionnels qui ne font varier que très peu de paramètres et les techniciens chevronnés y trouveront leur bonheur. Ouf !