Sony Alpha 7R : la nouvelle référence en photo numérique ?

Une construction compacte et sérieuse

Première bonne nouvelle : l’a 7R est entièrement construit en métal. Le châssis et les molettes sont en effet faits d’un alliage d’aluminium assurant à la fois une bonne solidité et un rapport équilibré entre légèreté et nécessité de stabilité (465 grammes nu).

Pensé comme un appareil le plus compact possible (127x94x48 mm), son volume limité n’est cependant pas handicapant grâce à une poignée bien dessinée et revêtue d’une matière antidérapante efficace. Cette dernière est efficacement secondée par un repose pouce doté du même revêtement à l’arrière de l’appareil.

Comme sur tous les hybrides, la visée est électronique. Elle se fait ici via l’écran arrière ou un viseur électronique. Ce dernier est un modèle du genre : doté d’une dalle OLED d’une définition de 2,4 millions de points, il est doté d’une couverture 100% et d’un grossissement de 0,71 % très confortables. Comme tous les viseurs électroniques actuels il offre des avantages indéniables, prévisualisation de l’exposition et de la balance des couleurs entre autres mais, malgré de réelles qualités, il pâtit également des même limites (précision insuffisante pour la mise au point manuelle et difficultés de rendu des scènes contrastées). Le mode peaking qui surligne les zones nettes n’est pas suffisamment précis pour travailler avec des longues focales (ce n’est certes pas la vocation de cet APN) ou à pleine ouverture, ce qui est beaucoup plus gênant. Le débat visée optique/électronique est néanmoins essentiellement une affaire de goût et de type d’utilisation, nous ne pouvons donc pas le trancher définitivement.

L’écran arrière est inclinable, ce qui permet de chercher des cadrages moins évidents, et non tactile, nous y reviendrons dans la partie vidéo. Doté d’une définition standard dans cette gamme de 921 600 point au format 2/3, sa luminosité est suffisante pour des conditions standard en extérieur. Lorsque la luminosité devient trop importante (ex : soleil dans le dos), le recours au viseur devient indispensable.

Le capteur, très proche de la bague et nu en l’absence de miroir, est heureusement équipé d’un système antipoussière par vibration. Il n’en reste pas moins que nous vous recommandons la plus grande vigilance lors d’éventuels changements d’optiques, surtout en extérieur.

D’autre part, une griffe flash est positionnée au dessus du viseur mais aucun système intégré n’est présent, la trappe permettant d’accéder à la batterie est située sous l’appareil et celle renfermant la carte mémoire SD est située sur la tranche droite de l’appareil.

Nous allons finir par un reproche très appuyé. Les nécessités de miniaturisation et d’utilisation permanente d’une visée électronique énergivore induisent une autonomie faible (au bout d’une centaine de vue et de sept séquences vidéo de moins de trente secondes la batterie s’est vidée d’environ 80% de ses réserves lors des tests, passant de 100% à 19%). C’est gênant, mais finalement tout expert sait qu’une batterie est de toute manière insuffisante et même si dans ce cas précis l’autonomie est très limitée, un utilisateur satisfait par ailleurs peut se résoudre à l’achat de deux outrois batteries supplémentaires. Par contre, nous trouvons inacceptable qu’à ce niveau de prix seul un cable d’alimentation soit livré avec l’appareil, d’autant plus qu’il existe un chargeur optionnel. Cette pratique commerciale utilisée par Sony pour ses caméscopes risque fort de lui coûter très cher en terme d’image dans l’univers des experts en photo qui ne sont pas habitués à ce genre de politique. C’est d’autant plus incompréhensible que Sony est en recherche de légitimité auprès de ce public, ses boitiers récents en attestent.

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