[Test] Sony Alpha 7 II : la Rolls des hybrides ?

Des performances mécaniques de bon niveau


Conçu pour un public exigeant, l’α7 II se devait de présenter une fiche technique de haut niveau. Première observation, les caractéristiques de l’obturateur répondent aux besoins de 99% des utilisateurs. En effet, la vitesse maximale est de 1/8000e de seconde et la synchro-X de 1/250e de seconde X (pour les flashes externes). Nous regrettons certes qu’aucun dispositif ne vienne remédier au manque de discrétion observé sur les autres modèles de la gamme alpha 7. Le déclenchement est toujours aussi sec et bruyant, et aucun mode silencieux efficace n’est proposé. Néanmoins, les possibilités d’obturation sont globalement bien adaptées au public ciblé.

Le module autofocus « hybride » a par contre évolué depuis la version précédente en intégrant un plus grand nombre de collimateurs à corrélation de phase dans la partie centrale de l’image. Ces derniers dégrossissent donc la mise au point, puis une détection de contraste couvrant une zone beaucoup plus large assure la finition. En pratique le dispositif est efficace, et la mise au point est correctement assurée, y compris sur les sujets en mouvement. On regrette néanmoins grandement de ne pas pouvoir indiquer à l’appareil la zone d’accrochage du sujet par contact tactile sur l’écran arrière.

Comme on peut le voir sur la série d’images suivantes effectuée en rafale en mise au point continue, une fois le sujet accroché l’appareil ne le lâche plus jusqu’à ce qu’il dépasse la zone de mise au point minimale : 

Lors de nos tests, nous avons toutefois observé des difficultés à réaliser la mise au point dans les parties périphériques de l’image en condition de faible luminosité, avec des phénomènes de pompage importants, marque de la présence exclusive de la détection de contraste dans ces zones.

Comme l’Olympus OM-D E-M5 MK II, l’α7 II est équipé d’un système de stabilisation sur 5 axes dont Sony indique qu’il est censé nous faire gagner 4,5 vitesses (avec le 55mm Zeiss non stabilisé).

Certes, les résultats varient selon les utilisateurs, mais, selon nos mesures,  l’écart entre l’annonce et la réalité est tout de même très important. Nous avons réalisé nos tests à la position 70mm du zoom 28-70mm fourni en kit par le fabricant, et au 1/10e de seconde nous n’avons obtenu sur 20 vues que 45% d’images nettes. Dans notre cas, le gain se situerait plutôt autour de 2 vitesses, soit le 1/20e de seconde pour une focale de 70mm, avec 70% d’images nettes. Certes dans le cas d’un objectif stabilisé comme celui-ci, le module de l’optique assure la stabilité de deux axes, le boitier n’assurant que les trois autres. Néanmoins, il s’agit de l’objectif livré en kit, qui sera donc assez probablement largement utilisé.

Par rapport à un boitier micro 4/3 haut de gamme doté d’une technologie équivalente, tel que l’Olympus OM-D E-M5 MkII, les résultats sont donc ici légèrement en retrait.

image parmi les moins floues au 1/10e de seconde sans stabilisateurimage parmi les moins floues au 1/10e de seconde sans stabilisateur

exemple d’image nette au 1/10e de seconde avec stabilisateurexemple d’image nette au 1/10e de seconde avec stabilisateur

exemple d’image nette au 1/20e de seconde avec stabilisateurexemple d’image nette au 1/20e de seconde avec stabilisateur

Au final, les performances mécaniques de l’α7 II sont bonnes, même si elles restent légèrement en retrait de celles des hybrides micro 4/3 haut de gamme.

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1 commentaire
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  • jeromaniac
    Heuuu C'est pas un test ça! c'est une présentation a deux balles !
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