[Test] Fujifilm XT-1 : le plus "expert" des hybrides ?

Une ergonomie classique et intuitive

Malgré un look résolument vintage, le XT-1 est un boîtier moderne et son maniement a été très bien pensé. Le pilotage est assuré principalement par trois molettes pour le paramétrage de la correction de l’exposition, de la vitesse d’obturation et de la sensibilité. On retrouve sous chacune de ces deux dernières un sélecteur. Le premier est dédié à la cadence de prise de vue ainsi qu’aux modes panorama, bracketing, superposition et aux filtres, le second est consacré au mode de mesure de la lumière.
Le réglage de la vitesse étant paramétrable uniquement par des écarts d’un IL, une molette classique permet heureusement de l’affiner par 1/3 d’IL comme chez les concurrents.

Six boutons paramétrables (les quatre boutons du trèfle, un sur la façade et un sur le haut du capot) sont présents et il suffit d’un long appui sur chacun d’entre eux pour choisir la fonction qu’on souhaite lui assigner. C’est très pratique et beaucoup plus simple que de passer un temps important à fouiller le menu général. Les touches du trèfle ne sont cependant pas suffisamment proéminentes pour assurer une utilisation aisée et leur usage n’est pas très facile... dommage.

On peut souligner l’absence de barillet de sélection des modes. Il a en effet été remplacé par un système assez astucieux : les réglages de l’ouverture (sur les objectifs, à l’ancienne), de la vitesse et de la sensibilité sont équipés d’une position « A », désignant sa sélection automatique par l’appareil. Il n’est donc pas nécessaire de disposer des traditionnels modes P/S/A/M. Les limites de sensibilité en mode automatique étant paramétrables dans le menu, c’est un vrai plus pour les experts inconditionnels de tirages sur papier de moyen et grand format qui souhaitent avant tout contenir le bruit numérique.

La touche « Q » permet d’accéder à l’essentiel des réglages restants et, une fois les boutons personnalisables paramétrés, le recours au menu devient en pratique assez rare, signe de la très bonne conception ergonomique de l’ensemble.

Le choix des modes de mise au point (simple, continu ou manuel) se fait quant à lui au moyen d’un sélecteur situé sur la face avant de l’appareil. Le XT-1 propose 3 modes d’assistance à la mise au point manuelle (disponibles via la touche Focus Assist). Les deux premiers sont classiques : la loupe et le peaking. En revanche, le troisième est original et rappellera de bons souvenirs aux amateurs de boîtiers argentiques manuels : il s'agit d'un stigmomètre électronique. Au centre de l’image apparaît un rectangle monochrome au sein duquel l’image est découpée en trois bandes décalées. La mise au point est bonne lorsqu’elles sont alignées.

Au final, on peut regretter la position peu pratique des touches vidéo et Wi-Fi. Cette dernière permet d’assurer le pilotage du boîtier à distance via l’application pour Smartphone et tablette Fujifilm camera remote. On peut ainsi notamment intervenir sur la mise au point, le déclenchement ou l’exposition. Le fabricant a fait le choix de se passer de la norme NFC, mais la connexion est assez aisée et assure également le transfert des images vers un ordinateur.

Le réglage de la vitesse étant paramétrable uniquement par des écarts d’un IL, une molette permet de l’affiner par 1/3 d’IL comme chez les concurrents, mais sur seulement 4/3 d’IL. C’est un peu déroutant au début, mais à l’usage le dispositif se révèle plutôt efficace.

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