Test Panasonic LX3 : un vrai compact pour les experts

L'optique au détriment de la polyvalence

Prise de vue avec le lx3Premier choc lors de la lecture de la fiche technique : l’ouverture de l’objectif est incroyable pour un compact, même haut de gamme. En grand angle l’ouverture maximale du diaphragme est de 2 et en "téléobjectif" de 2,8.

Cette échelle est graduée de la manière suivante : 1/1, 4/2/2, 8/4/5, 6/8/11/16/32 (d’autre valeurs supérieures et inférieures existent, mais concernent des optiques très spécialisées). Le principe est que plus le chiffre est petit, plus l’objectif est capable de capter de la lumière, et que la quantité de lumière focalisée double entre deux valeurs. C’est-à-dire qu’une optique qui "ouvre" à 2 capte deux fois plus de lumière qu’une autre dont l’ouverture maximale est de 2,8. À titre indicatif, les zooms professionnels pour reflex ont une ouverture maximale de 2,8.

Un objectif lumineux...

Cette donnée permet de comprendre l’intérêt de l’objectif du LX3, puisqu’en position grand-angle il capte deux fois plus de lumière que ses concurrents. Néanmoins elle révèle aussi une possible limite : plus l’ouverture est grande, plus la profondeur de champ est réduite. Cela constitue un avantage pour mettre en valeur les parties nettes de l’images tout en obtenant des flous esthétiques, mais gare au contrôle de la mise au point.

La conséquence du choix de la luminosité est la faible amplitude du zoom du LX3, un équivalent 24-60mm en 24x36. Si ces chiffres signifient que l’angle maximal couvert par cette optique est très large (84°, soit le plus large actuellement disponible sur un compact, puisqu’un 28mm embrasse un angle de 75° et qu’à un 35mm correspond un angle de 64° en 24x36), ils montrent également qu’il ne zoome pas très loin...

Nous constatons donc ici que Panasonic a fait le choix de faire l’impasse sur la polyvalence de l’objectif au profit de sa luminosité, un choix qui exclut tous les amateurs de portrait et de téléobjectif !