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L’attestation de déplacement sur smartphone sera légale dès le 6 avril

À partir de lundi 6 avril, il sera de nouveau possible de présenter son attestation de déplacement dérogatoire au format numérique, comprendre en l’affichant sur son smartphone.

Image 1 : L'attestation de déplacement sur smartphone sera légale dès le 6 avril
Christophe Castaner – Crédit : Arthur Empereur CC BY-SA 4.0

Christophe Castaner l’a annoncé à nos confrères du Parisien. Dès lundi prochain, les Français confinés pourront effectuer leurs déplacements munis d’une attestation numérique. Dans un tweet posté sur son compte, le ministre de l’Intérieur explique que « nous mettons en place une attestation numérique en complément du dispositif papier. Le service sera accessible en ligne. »

Il ne s’agira pas d’une application dédiée, mais d’un site Internet du gouvernement qui permettra d’éditer son attestation de sortie. En sera généré un QR Code qui sera à présenter aux forces de l’ordre en cas de contrôle. Une méthode qui permettra aux agents de ne pas prendre l’appareil en main. Une fois scanné, il dévoilera aux autorités les informations de l’attestation.

« Nous mettons en place une attestation numérique en complément du dispositif papier. Le service sera accessible en ligne. »

Christophe Castaner, Ministre de l’Intérieur – Le Parisien

Lors des premiers jours de confinement, l’utilisation de cette attestation de déplacement dérogatoire était encore floue. Certains l’imprimaient ou la recopiaient et d’autres éditaient le PDF officiel pour le présenter sur leurs smartphones. Cette dernière pratique est rapidement devenue illégale. Il fallait alors s’en tenir au papier et au stylo si l’on ne disposait pas d’imprimante. Christophe Castaner justifie l’arrivée d’un service numérique en expliquant au Parisien que « les Français se sont approprié les règles du confinement, il convient donc de leur donner un peu de souplesse avec cet outil ».

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Image 2 : L'attestation de déplacement sur smartphone sera légale dès le 6 avril

Si l’on peut s’inquiéter de la protection de ses données personnelles, le gouvernement assure qu’il n’en sera fait aucune collecte. Il confirme ce point en justifiant qu’il n’a pas opté pour une application « car il y avait un risque de piratage des données. Là, il n’y aura pas de fichier », martèle le ministre.

Avantage du numérique pour les policiers, il ne sera pas possible de falsifier son heure de sortie. L’heure d’édition du document est automatique et fera office d’heure de sortie.

Au bilan, à partir de lundi il y aura donc trois manières offertes aux Français pour sortir de chez eux légalement : attestation à imprimer, recopiée à la main sur papier libre et sur smartphone via le service en ligne du gouvernement. Cette dernière option reste critiquable pour sa simplicité de mise en œuvre. L’attestation papier a le mérite de poser question aux Français : « est-ce que ma sortie vaut le coût de s’embêter à faire une attestation ? » Là, en quelques clics la corvée sera pliée.

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Pas de déconfinement pour partir en vacances

Ces autorisations de sortie doivent respecter certaines règles et partir en vacances n’en fait pas partie, rappelle également Christophe Castaner. 359 000 PV ont été dressés depuis le début du confinement. Dès aujourd’hui, les dispositifs seront renforcés aux abords des grandes villes pour éviter les fuites vers les lieux de villégiatures.

« On ne part pas en vacances pendant la période de confinement. Je demande à celles et ceux qui envisageaient de se déplacer pour les vacances de se rendre compte qu’à la fois, ils s’exposent et exposent leurs proches. Et puis, il exposera aussi le territoire ou il se rendra », indiquait le ministre de l’Intérieur au micro de LCI le 1er avril. Seront vérifiés les taux d’occupation des locations en province, a-t-il précisé, indiquant que cette demande avait été faite auprès des préfets.

Tout contrevenant aux règles du confinement devront s’acquitter d’une amende de 135 € en cas de contrôle, de 200 € en cas de récidive et 450 € si l’amende n’est pas réglée dans le temps imparti. Prolongée jusqu’à fin avril, la période de confinement pourrait être encore allongée si nécessaire.

Source : Le Parisien