Comparatif des meilleurs reflex grand public

Qualité d’image et mégapixels

Colorimétrie

Canon EOS 450DFondamental dans le rendu final, le rendu colorimétrique d’un appareil constitue l’un des principaux critères de qualité. Destiné à un usage avant tout amateur, c’est en réglage automatique de la balance des couleurs que nous avons fait ce test. Très proche de la neutralité, le Nikon D60 parvient à délivrer des images fidèles aux couleurs assez saturées. Comme sur les autres boîtiers Canon, les images issues 450D sont saturées et légèrement chaudes par défaut afin de procurer au néophyte des photos légèrement flatteuses. Également de bonne qualité, celles issues de l’α350 sont assez neutres avec un niveau de saturation un peu élevé à notre goût. Enfin, la colorimétrie du K 200D est chaude et agréable, mais elle flirte avec la limite de l’exagérément flatteur.

Pentax K 200D

Sony α350Nikon D60

Gestion des basses lumières

Canon EOS 450DEnfin, dernier élément fondamental pour l’évaluation de la qualité d’un appareil : la gestion du bruit en basse lumière. Nous sommes ici sur les terres de Canon. En effet, des quatre appareils testés, c’est celui qui délivre les images de meilleure qualité lorsque l’éclairage est faible (notamment grâce à la technologie CMOS et à l’échantillonnage des fichiers Raw sur 14 bits).

Canon EOS 450DLa dégradation de la qualité en fonction de la sensibilité reste en effet régulière, et le fabricant n’a pas compensé d’éventuels manques par un niveau d’accentuation ou de lissage élevé même lorsque le mode de réduction du grain est actif. Ce dernier est d’ailleurs tellement performant que seuls les utilisateurs de la rafale, qu’il ralentit grandement, n’ont pas intérêt à le laisser enclencher en permanence.

Nikon D60Le constat est à peu de choses près le même pour le Nikon D60, si ce n’est que l’on peut différencier les fichiers par un moutonnement plus important dans les hautes sensibilités, et ce, malgré une définition inférieure pour une même taille de capteur. À taille égale, un capteur s’en sort généralement mieux en basse lumière lorsque sa définition est inférieure. Signe de la qualité du 450 D dans la gestion des basses sensibilités, ici ce n’est pas le cas. On peut également signaler que l’antibruit du D60 ne peut être activé qu’à partir de 1600 ISO.

Pentax K 200DSur le K 200D par contre, on note une première dégradation importante entre 400 et 800 ISO. À cette sensibilité les images restent pleinement exploitables, mais on sent déjà une différence avec les boîtiers de Canon et de Nikon. À 1600 ISO, le grain numérique est assez bien géré, le moutonnement par contre devient gênant.

Sony α350Par rapport à ses concurrents, l’α350 est vraiment en retrait dans la gestion des images en basse lumière. Si le bruit est relativement bien contenu, dès 400 ISO le moutonnement devient en effet visible. Il augmente encore à 800 ISO pour devenir vraiment gênant à 1600 ISO. La sensibilité maximale, 3200 ISO n’est à utiliser qu’en cas de nécessité. Au regard de sa définition élevée (14 millions de pixels), l’α350 ne fait pas pâle figure, néanmoins c’est le moins performant des appareils que nous avons testés.

L’importance relative de la définition

Avec ses 14 millions de pixels, c’est le Sony α350 qui remporte la palme de la résolution. Néanmoins, le seul intérêt d’une définition élevée est de pouvoir réaliser des tirages de grande taille. L’écart de définition entre les appareils (10 Mp pour les D60 et K 200D, 12 Mp pour le 450D) n’est certes pas à négliger, mais il convient tout de même de relativiser cette donnée.

En effet, avec 10 millions de pixels on tire déjà sans problème en A3. Or, d’une part, les amateurs font très rarement d’aussi grands agrandissements, et mieux vaut d’autre part légèrement « gonfler » artificiellement une bonne image en l’interpolant que disposer d’une image très définie, mais qui comporterait, par exemple, un grain trop important.