Comparatif des meilleurs reflex grand public

EOS 450D, Pentax K200D, Nikon D60 et Sony α350 en détails

Construction-robustesse

Première observation : dans cette gamme les prix sont particulièrement étudiés. Les fabricants ont donc tous décidé de munir leurs boîtiers d’une coque en plastique robuste. On peut néanmoins constater des différences de construction entre les modèles testés.

Pentax K 200DIl faut tout d’abord signaler le choix audacieux de Pentax d’équiper le K 200D d’une finition tropicalisée. À l’instar du K 10D (modèle amateur averti de la gamme antérieure), il est équipé de joints toriques qui assurent au boîtier une meilleure étanchéité à l’humidité et aux poussières.

Cette finition augmente cependant le poids de l’appareil (environ 1050 grammes avec le 18-55 mm fourni en kit et les piles), ce qui n’est pas forcément une mauvaise nouvelle, car il en est d’autant plus stable. La poignée profilée est robuste et est équipée d’un revêtement antidérapant efficace qui, combiné à celui positionné sous le pouce, permet une bonne préhension du boîtier. D’un grossissement de x 0,85, le viseur renferme 96 % de l’image finale et il est plutôt confortable, on regrettera cependant qu’il ne soit pas un peu plus lumineux. L’écran arrière, de 2,7 pouces a légèrement été agrandi, mais ne permet pas la visée live view (visée à l’écran comme les comapacts). La conception et la finition globale confèrent donc à l’appareil une certaine austérité apparente, mais l’ensemble est assez confortable et respire la solidité.

Le Canon 450D

Canon EOS 450DChez Canon, les ingénieurs maison ont (enfin !) décidé d’apporter un soin particulier au confort d’utilisation, particulièrement dans des secteurs clés qui influent sur la qualité finale de l’image. Le fabricant ayant décidé d’arrêter le mouvement de miniaturisation de ses boîtiers d’entrée de gamme, l’évolution se situe donc avant tout au niveau de la forme du boîtier.

La nouvelle poignée est plus fine que sur le précédent modèle (EOS 400D) et, avec l’apparition d’un renfoncement pour le pouce à l’arrière, elle assure un bien meilleur maintien de l’appareil. Ceux qui avaient des problèmes de stabilité avec le 400D, car leurs doigts passaient à peine sur le modèle précédent apprécieront. Le revêtement antidérapant utilisé est également plus agréable et plus performant.

Canon EOS 450DD’autre part, le viseur qui couvre comme ses concurrents 95 % de l’image est incontestablement plus confortable que celui des autres appareils testés. Doté d’un grossissement de x0,87, il est également plus lumineux que ceux de ses concurrents (plus de lumière entre dans le viseur). Enfin, le 450D est doté d’un grand écran arrière de 3 pouces permettant la visée live view.

Malgré la taille et le poids réduits du 450D (725 grammes avec la batterie et l’objectif), son maniement est particulièrement agréable : on voit clairement qu’ici tout est fait pour le confort de l’utilisateur, à l’exception peut-être du changement de type de carte mémoire pour le standard SD plus compact. En effet, les possesseurs de boîtiers Canon de précédentes générations ne pourront pas utiliser leur stock de cartes Compact Flash.

Le Nikon D60

Nikon D60Logiquement vu son prix, le D60 affiche des ambitions bien plus modestes, même si l’essentiel est présent. Sa coque équipée d’un renfoncement pour le pouce et sa poignée permettent en effet une bonne préhension de l’appareil ; son poids assure la stabilité (825 grammes avec batterie et objectif 18-55 mm). Certes on peut déplorer la qualité moyenne du revêtement antidérapant, son absence de l’emplacement dédié au pouce, la petite taille de l’écran (2,5 pouces) et la rusticité du viseur (grossissement x0,80, couverture 95%). Néanmoins, ce sont des sacrifices nécessaires au positionnement très agressif du D60 sur le marché.

Nikon D60

Le Sony α350

Sony α350Beaucoup plus proche de ses deux autres concurrents en terme de gabarit et de prix, le Sony α350 est assez agréable à tenir en main. Sa poignée est en effet plutôt confortable et elle assure une tenue correcte. On peut néanmoins déplorer l’absence d’emplacement pour le pouce à l’arrière de l’appareil. Plus gênant, le grossissement du viseur n’est que de x0,74, ce qui fait de la visée optique du Sony la moins précise de toutes celles testées ici. Néanmoins, sa luminosité est bonne et ce faible grossissement est dû à un nouveau système Live View que nous détaillons plus loin. L’écran est en effet suffisamment grand (2,7 pouces) pour que ce système de visée directe ait un intérêt. Il est en plus monté sur un dispositif qui le rend amovible verticalement et il permet ainsi de pouvoir réaliser des prises de vues basses sans avoir à trop se tortiller.

Sony α350

Sur les quatre boîtiers testés, deux sortent du lot : le K 200D, pour sa finition tout temps, et le 450D, pour l’attention particulière et trop rare portée au viseur et au confort de tenue de l’appareil.