[Test] Nikon Df : compromis idéal entre tradition et modernité ?

Des performances mécaniques en demi-teinte

Première observation qui n’est pas de très bon aloi, l’obturateur est limité au 1/4000e de seconde et la vitesse de synchro flash est de 1/200e de seconde. Certes, le Df n’est ni un boîtier de reportage sportif ni un appareil de studio, mais ces limitations importantes (surtout la vitesse d’obturation maximale) sont plus que difficilement admissibles à ce niveau de prix. C’est d’autant plus vrai que la vitesse rafale de 5,5 images par seconde permet d’envisager sans problème des prises de vues sportives pour des experts non-professionnels.

Le module autofocus est identique à celui des D600-D610, donc inférieur à celui présent sur les D4 et D800. Ce dernier boîtier est pourtant vendu à un prix inférieur avec une définition largement supérieure. Les résultats de ce dispositif sont tout de même d’un bon niveau, y compris en basse lumière, mais ce choix nous laisse tout de même quelque peu perplexes.

En mode Liveview la mise au point est assurée par un système par détection de contraste qui fonctionne plutôt bien. On aurait évidemment préféré un module par corrélation de phase, mais en l’absence de mode vidéo ce choix n’est pas vraiment surprenant.

Certes, si le Df est suffisamment pourvu pour répondre à la majorité des usages, il n’en reste pas moins que pour un boîtier nu proposé à plus de 2000 euros ces limitations sont difficilement acceptables. C’est peut-être là que l’utilisateur fait les frais des coûts de production d’un viseur onéreux (mais très confortable) et d’un capteur produit à une échelle assez peu étendue puisqu’il n’équipe que le D4, boîtier professionnel dont il se vend moins d’unité qu’un modèle amateur ou expert pas définition.           

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