[Test] Nikon D5500 : le reflex amateur haut de gamme

Une ergonomie contrastée

Sur le dessus de l’appareil, on trouve à droite du viseur le traditionnel barillet de sélection des modes, qui surplombe ici le sélecteur de passage en visée liveview. La molette de réglage est positionnée sur sa droite puis, en progressant vers le sommet de la poignée, on retrouve le correcteur d’exposition, dont l’usage combiné avec la molette de réglage permet le choix de l’ouverture en mode manuel, le bouton de lancement de l’enregistrement vidéo, et le déclencheur photo entouré de la molette de mise sous tension.

Sur la face arrière, la touche Menu est positionnée à gauche du viseur. À sa droite sont positionnés le correcteur dioptrique, la touche Info et celle qui commande la mémorisation de l’exposition. On retrouve ensuite de haut en bas, à droite de l’écran arrière, les touches lecture et i (qui permet d’accéder directement aux principaux réglages), un pad de navigation qui entoure le bouton OK, et les commandes de grossissement/rétrécissement de l’image et de suppression.

Enfin, sur la droite de la face avant ont été placées les touches de sortie du flash rétractile, les boutons Fn (personnalisable, il permet par défaut au réglage de la sensibilité), et celui qui permet le choix de la cadence. Petit reproche au passage, la nécessité par défaut de reprogrammer pour chaque image le choix du retardateur est quelque peu énervante.

Malgré cela, les boutons sont globalement bien positionnés et la logique générale du pilotage du D5500 est simple et intuitive.

On ne peut cependant pas en dire autant de l’organisation des menus. Depuis les premiers temps de l’ère numérique, Nikon n’a en effet pas fondamentalement fait évoluer leur architecture. Or, si elle était acceptable il y a une dizaine d’années, elle est totalement inadaptée au foisonnement fonctionnel proposé par les APN actuels. À moins de connaître son emplacement exact, la recherche d’un paramètre au sein des cinq longs menus déroulants est donc souvent longue et fastidieuse. C’est dommage et d’autant plus incompréhensible que tous les autres acteurs majeurs ont franchi le cap du classement en onglets multiples, un système moins laborieux à l’usage.

L’apparition d’un écran tactile est par contre une évolution positive. Elle rend en effet la navigation et la sélection des fonctions plus fluide et présente des avantages en prise de vue, notamment en vidéo nous y reviendrons.

Nous sommes par contre plus circonspects sur la possibilité d’utiliser la nature tactile de l’écran en remplacement d’une seconde molette de réglage ici absente. En effet, en mode manuel il est possible de lui assigner le paramétrage de nombreux réglages, dont l’ouverture. Si l’idée semblait a priori intéressante, nous avons été peu convaincus par la pratique. En effet, à moins de viser avec l’œil droit, l’espace disponible sur l’écran par le visage de l’opérateur qui utilise la visée optique est limité. D’autre part, on ne peut faire varier le réglage que d’un palier par mouvement du pouce (1/3 ou 1/2 diaphragme dans le cas de l’ouverture). En cas de correction importante, cette opération est donc beaucoup plus lente que celle, plus classique, qui consiste à faire tourner l’unique molette avec le pouce en maintenant la pression sur le correcteur d’exposition avec l’index.

Comme la plupart des boitiers contemporains, le D5500 est par ailleurs équipé du Wi-Fi. S’il n’est malheureusement pas compatible avec la norme NFC, il est possible de transférer les images en basse définition et de piloter le boitier à distance via l’application du fabricant. L'absence d’un module GPS interne est par contre regrettable. Certes il ne manquera qu’à une minorité d’utilisateurs, ça n’en est pas moins une régression par rapport à la version précédente.

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