[Test] Nikon D7500 : un boîtier reflex très sérieux, mais très cher

Un mode vidéo en trompe-l’œil

Premier fabricant à avoir introduit la vidéo HD sur un reflex avec le D90 (en 720p), Nikon s’est clairement fait voler la politesse depuis et l’arrivée de la 4K sur le D7500 a été annoncée à grand renfort de trompettes. Vraie révolution ? Cela reste à voir…

Première observation positive : du point de vue des formats, le principal est là. Certes, on peut regretter l’absence de vraie 4K « cinéma » ou de cadences plus élevées en full HD pour enregistrer des ralentis, mais l’UHD est bien présente en 24, 25 et 30p et les cadences montent jusqu’au 60p en Full HD, de petits ralentis sont donc envisageables.

Plusieurs nuances doivent néanmoins être apportées à cette première observation sommaire. En effet, le mode vidéo souffre d’une première aporie majeure : si la possibilité de faire le point par simple contact tactile sur l’écran inclinable est à saluer, l’autofocus en liveview est loin d’être au niveau de la concurrence et les effets de pompages, même en pleine journée, sont souvent rédhibitoires.

De même, le mode UHD impose un recadrage de x1,3 qui est à ajouter à celui de l’APS-C (x1,5), soit un rétrécissement du champ cadré correspondant presque à un doublage de la focale par rapport au 24x36. Les amateurs de grand-angle et les utilisateurs lambda qui y ont souvent recours en seront donc pour leurs frais : la focale minimale du bon 16-80mm f2,8/4, utilisé pour ce test, cadre donc comme un 31,5mm en 24x36… Bon courage pour les plans larges en intérieur !

Cadrage APS-C :

Recadrage supplémentaire x1,3 :

Enfin, si le D7500 propose des zebras afin de calibrer l’exposition, l’absence de focus peaking afin de faciliter la mise au point manuelle est dommageable. Dans ce domaine, une actualisation du firmware pourrait améliorer les choses, mais pour l’heure rien n’est annoncé.

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