[Test] Panasonic Lumix GM1 : petit mais (très) costaud

Tous les fabricants ont certes fait de gros progrès dans la compacité de leurs appareils ces dernières années, mais Panasonic a décidé de frapper un grand coup en proposant avec le GM1 le plus petit des APN à optique interchangeable jamais construit. Ses dimensions sont même inférieures à celles de concurrents qui connaissaient de sérieuses limitations de qualité pour parvenir à ce niveau de compacité. Développé en partenariat avec Olympus, le format micro 4/3 a eu dès l’origine pour objectif de permettre la fabrication de petits boitiers sans trop rogner sur la qualité, voyons si le GM1 remplit ce double impératif.

La première chose qui saute aux yeux lors de la première prise en main du GM1 est son faible volume. Son encombrement est en effet très maîtrisé : 58 mm de hauteur et 98 mm de largeur pour 30 mm d’épaisseur. Équipé de l’objectif fourni en kit en position rétractée, le nouveau 12-32mm F/3,4-5,6 OIS, il tient dans une grande poche de blouson sans aucun souci. Compatible avec toute la gamme micro 4/3 de Panasonic et d’Olympus (plus celles des fabricants compatibles comme Sigma, Tamron ou Zeiss), vous pourrez également lui adjoindre des focales fixes si vous souhaitez gagner en luminosité sans perdre en compacité.

La solidité n’a pas été sacrifiée sur l’autel de la miniaturisation et le châssis du boitier, comme les futs de l’optique, est en métal (alliage de magnésium). Grâce à sa petite taille il ne pèse néanmoins qu’un peu plus de 200 grammes (carte SD et batterie comprises). Son revêtement imitation cuir est agréable et fait plutôt correctement son office. Pour les utilisateurs à qui cela ne suffirait pas, une poignée qui n’augmente pas trop le volume de l’ensemble est disponible, mais son prix reste élevé (environ 100 euros).

Nous avons testé le GM1 dans une période où les températures avoisinaient le zéro (y compris en négatif) et il n’a pas montré de faiblesse de fonctionnement malgré le froid.

Le zoom 12-32mm fourni en kit est à variation manuelle et il est rétractile lorsque l’appareil n’est pas utilisé afin de faciliter le transport. Son champ équivaut à celui d’un 24-64mm en 24x36. Son amplitude (x2,67) est donc assez modeste, mais permet d’assurer l’essentiel des prises de vue. Couplée à une ouverture limitée à en position maximale (c’est la norme en gamme amateur) et à un capteur micro-4/3 au format inférieur à l’APS-C, cette optique ne permettra cependant pas de réaliser de portrait avec un arrière-plan vraiment flou (en tout cas pas tant que le décor en arrière-plan ne se situe pas à plusieurs dizaines de mètres derrière le sujet). Les portraitistes pourront néanmoins toujours équiper le GM1 d’un autre objectif adapté à cet usage.

Réalisée en position maximale 32mm à pleine ouverture sur un sujet aux dimensions comparables à celles d’un humainRéalisée en position maximale 32mm à pleine ouverture sur un sujet aux dimensions comparables à celles d’un humainDe même, les amateurs de macro resteront sur leur faim, car avec une distance de mise au point minimale de 20 cm l’objectif fourni en kit obligera les fans de très gros plans à recadrer ou à faire l’acquisition d’objectifs compatibles mieux adaptés à leur pratique.

Le GM1 est équipé d’un flash escamotable qui sera utile pour dépanner, mais qui souffre des défauts inhérents à ce genre de matériel : trop proche de l’axe optique, la lumière très frontale qu’il délivre est souvent peu satisfaisante d’un point de vue esthétique. Il ne démérite cependant pas vis-à-vis de la concurrence, et cette remarque visuelle est empreinte d’une certaine subjectivité, car certains photographes de mode de renom ont depuis les années 80 su mettre à profit ces lumières généralement mal considérées pour créer des ambiances trash. Avis aux amateurs.

Nous n’avons finalement qu’un seul vrai regret : l’autonomie. Les petits accumulateurs ne contiennent malheureusement qu’une réserve d’énergie limitée et l’achat d’une seconde batterie (pour 20 euros environ) sera ici indispensable : en extérieur à faible température, elle n’a pas tenu plus d’une heure et demie d’utilisation photo continue (mais pas intensive) et vidéo (moins de 5 minutes d’enregistrement).

Prix : 670 euros environ pour Lumix DMC-GM1KEF-S + Objectif 12-32 mm f/3.5-5.6

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