[Test] Pentax K-S2 : un solide outsider

Depuis plusieurs années, Pentax produit des APN reflex de qualité à la personnalité affirmée. Conscient de la puissance de Canon et Nikon, le fabricant qui appartient désormais à Ricoh a en effet produit plusieurs générations de boitiers originaux et est parvenu a constituer une offre alternative crédible à celle des deux géants, quitte a dérouter parfois. Après un K-S1 au design surprenant qui avait peiné à convaincre, Pentax semble s’être un peu assagi et propose un reflex amateur haut de gamme, secteur hautement concurrentiel dans lequel les constructeurs leaders rivalisent d’innovations. Voyons donc ce que vaut le K-S2.

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Lors du premier contact, l’impression qui domine est la robustesse. Doté de dimensions généreuses (91mm x 123mm x 73mm) et d’un poids élevé pour la catégorie (678g avec carte et batterie) le K-S2 inspire confiance. La poignée, massive et profonde et efficacement secondée par un repose-pouce recouvert d’un revêtement antidérapant, assure une préhension de qualité et au final la prise en main est à la fois agréable et rassurante. D’autre part, fidèle à la tradition de robustesse de son fabricant, le K-S2 propose une tropicalisation complète, jusqu’à celle de l’objectif dont un joint protège la zone de contact avec la bague du boitier. Cerise sur le gâteau, l’écran d’une définition de 921 000 points possède un verre renforcé assurant une solidité accrue.

Les ingénieurs maison n’ont cependant pas intégralement sacrifié l’impératif de compacité. L’encombrement de l’ensemble est en effet limité par la possibilité de rétracter l’objectif 18-50mm DC WR RE f/4-5,6 lorsqu’il n’est pas utilisé. Cette option est intéressante, même si elle induit un délai de déploiement supplémentaire lors de la mise sous tension initiale. La manœuvre n’est cependant pas trop gourmande en temps et ne concerne que l’allumage, finalement nous y sommes donc plutôt favorables.

Autre aspect positif, l’élément essentiel dans un système reflex qu’est le viseur a fait l’objet d’une attention très particulière. En effet, construit autour d’un pentaprisme il est lumineux, son grossissement est le plus élevé de la catégorie (0,95% pour un boitier APS-C, équivalent à 0,64% en plein format), son dégagement oculaire est confortable (20,5mm) et il propose une couverture du champ de 100%, un must inédit à ce niveau de prix.

Signalons enfin la présence d’un flash intégré qui, comme sur la plupart des modèles équivalents, est de puissance modeste (NG=12 à 100 iso), mais suffisante pour dépanner en cas de nécessité (ex : déboucher un visage à contre-jour). Autre point positif : comme ce devrait être le cas pour tous les modèles, nous apprécions la présence d’un chargeur indépendant. La batterie assure une autonomie d’environ 350 vues et une dizaine de minutes de vidéo, ce qui est tout à fait suffisant pour une journée de balade d’un amateur moyen. Les utilisateurs chevronnés devront par contre s’équipe d’une seconde batterie, mais c’est quasiment systématiquement le cas quelque soit le modèle.

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Globalement, il faut souligner la haute qualité de conception du K-S2 alliant une robustesse et une qualité de visée sans équivalent dans cette gamme de prix. Très confortable à utiliser pour un boitier amateur, il s’agit d’un vrai appareil tout terrain disponible dans de nombreux coloris pour satisfaire ceux pour qui l’aspect extérieur compte pour beaucoup dans le choix d’un APN. Pour les autres, il existe parmi les finitions proposées des looks très sobres.

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