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Covid-19 : 45 % des patients à Wuhan ont toujours des symptômes un an après

À Wuhan, près de la moitié des survivants de la Covid-19 ont encore des symptômes un an après être sorti de l’hôpital. Selon une nouvelle étude, 45 % des patients à Wuhan ont toujours au moins un symptôme persistant.

Les ravages de la pandémie de Covid-19 continuent à se faire sentir. De nombreux patients ayant survécu à la maladie sont victimes de ce qui est appelé le Covid long. Cela signifie qu’ils ont des symptômes qui persistent pendant une durée plus longue que celle de l’infection à la Covid-19. La sévérité et la durée de ces symptômes varient d’un patient à un autre. Une étude a récemment découvert que 22 survivants sur 40 ont des symptômes neurologiques persistants.

Le virus de la Covid-19
Le virus de la Covid-19 – Crédit : Viktor Forgacs / Unsplash

Un constat similaire vient d’être établi à Wuhan, le cœur de la crise sanitaire où le SARS-CoV-2 a causé des centaines de milliers de décès, si ce n’est plus. D’après une nouvelle étude publiée dans la revue médicale JAMA Network Open, 45 % des patients de la Covid-19 à Wuhan ont toujours des symptômes un an après être sortis de l’hôpital.

Les patients ayant été atteints d’une forme grave de la Covid-19 sont plus susceptibles d’avoir des symptômes persistants

L’étude a suivi 2 433 patients adultes qui ont été hospitalisés en 2020 dans l’un des deux hôpitaux de Wuhan. La plupart de ces patients n’étaient pas atteints par une forme grave du coronavirus. Cependant, une poignée d’entre eux ont nécessité des soins intensifs pour survivre. Tous les patients sont sortis de l’hôpital entre le 12 février et le 10 avril 2020. Ils ont été recontactés un an plus tard, en mars 2021.

Sur ces 2 433 patients, 45 % d’entre eux ont rapporté avoir toujours au moins un symptôme après un an. Les symptômes les plus fréquemment signalés sont la fatigue, l’oppression thoracique, la transpiration, les douleurs musculaires, l’anxiété, etc. D’ailleurs, les patients qui ont été atteints d’une forme grave de la Covid-19 sont plus nombreux à avoir développé des symptômes persistants. En effet, sur les 680 cas graves, 54 % ont signalé des symptômes persistants. À titre de comparaison, 41,5 % de patients sur les 1 752 cas « légers » ont au moins un symptôme.

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Les personnes âgées et les femmes ont plus de symptômes persistants après la Covid-19

En plus de la sévérité de la Covid-19, les chercheurs se sont aperçus que les personnes âgées et les femmes sont plus susceptibles d’être atteintes de symptômes persistants. À l’heure actuelle, les experts ne savent pas encore entièrement pourquoi certains patients ont des symptômes persistants. Dans leur étude, les chercheurs ont précisé que : « la Covid-19 peut affecter plusieurs organes, ce qui entraîne à la fois des lésions organiques aigües et des séquelles à long terme, ces derniers effets étant de plus en plus préoccupants ».

Bien entendu, il faut préciser qu’il ne s’agit pas d’une étude à grande échelle. Certains patients n’ont même pas pu être contactés. De plus, à cette époque, les variants comme le Delta Plus identifié dans plusieurs pays n’avaient pas encore émergé à Wuhan. Ils auraient peut-être eu un impact sur les résultats de l’étude. Conscients des limitations de leur étude, les chercheurs ont conclu que : « nos recherches suggèrent que les conséquences sur la santé de la Covid-19 s’étendent bien au-delà de l’infection aigüe ».

Source : Ars Technica