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Comparatif liseuses : Kindle, Kobo, tea, Bookeen, Nolim

Formats de fichiers et mise en page

ePub, Azw… : des formats réservés aux livres

Aujourd’hui pour alimenter votre liseuse en livres numériques deux possibilités s’offrent à vous : récupérer sur le web des livres gratuits ou se rendre dans l’une des nombreuses librairies en ligne.

Dans le 1er cas, vous vous retrouvez en possession d’un fichier ePub (format qui est au livre ce que le MP3 est à la musique) qu’il suffira de faire glisser dans le dossier correspondant à votre liseuse sur un PC/Mac, sur le même principe que pour ajouter un fichier sur un disque dur. 

La Kindle Amazon échappe à cette règle puisque le format imposé par Amazon est le .AZW. Il faudra donc utiliser un logiciel comme Calibre pour gérer la conversion du format.

Dans le deuxième cas, vous devez disposer d’un compte en ligne pour télécharger des livres que ce soit gratuitement ou non. Avec une Kindle, le seul endroit possible pour acquérir des eBooks est donc la librairie Amazon. Une fois l’achat effectué, votre compte se met automatiquement à jour et l’exemplaire choisi se retrouvera automatiquement sur votre liseuse et dans votre application smartphone Kindle. En revanche, il est impossible (à moins d’avoir recours à de nombreuses manipulations pas vraiment légales qui suppriment les protections du fichier) de transférer un livre acheté sur Amazon vers une autre liseuse. Et réciproquement.

Les autres acteurs de ce petit marché ont tous choisi d’utiliser le format ePub, format lisible par tous. Ceci dit, on se heurte là aussi à quelques complications.

Avec Bookeen (Nolim) ou Kobo, certes les fichiers sont au format ePub, mais protégés par les DRM de Adobe. A l’achat le principe est le même que pour la Kindle, si vous êtes sur une librairie « partenaire » (Kobo/Fnac, Bookeen/Carrefour... par exemple), une fois le livre acheté le transfert sur la liseuse est automatique après une petite synchronisation.

En revanche, si vous souhaitez, par exemple, charger un livre acheté sur la librairie Kobo sur une Nolim, il vous faudra passer par le logiciel Adobe « Adobe Digital Edition ». Rien d’insurmontable, mais cela ajoute des étapes dont on se serait volontiers passé.

Tea (qui appose sa marque sur la liseuse Pocket Book) se démarque en la matière puisque la société a opté pour un format « open source » qui ne nécessite aucune intervention d’un logiciel externe. Une fois le livre acheté, il se place automatiquement dans votre dossier téléchargement et peut se glisser/déposer dans n’importe quelle liseuse. Dommage que tea soit le seul à proposer un tel format.  

La gestion des autres formats : texte et images

Lorsque l’on regarde les caractéristiques des liseuses, tous les fabricants annoncent la compatibilité avec de nombreux formats, mais dans les faits cela ne sert pas à grand-chose. Notamment en ce qui concerne les formats destinés aux BD et aux comics. Sur une liseuse noir et blanc avec un écran de 6 pouces vous connaitrez mieux comme expérience de lecture. Les liseuses sont idéales pour le texte, pas pour les images.

De même, elles prétendent toutes gérer le format txt et parfois le format word et le pdf.

Dans la réalité aucune d’entre elles n’est capable de gérer les fichiers en txt du moins dans leur version française c’est-à-dire avec accents. Ces derniers seront transformés en caractères spéciaux rendant la lecture quasiment impossible.

Quant au format Word, la Kindle, la Kobo et la tea s’en tirent haut la main alors que les autres afficheront les fichiers Word comme un pdf c’est-à-dire que le texte ne s’adapte pas au format de la page. 

Concernant notre fichier au format pdf, la Kindle l’exportera de façon parfaite. En revanche, pour obtenir ce résultat cela nécessite une manipulation un peu contraignante. En effet, tous les modèles de liseuses une fois connectés à votre ordinateur apparaissent sur le bureau comme un disque dur. Il suffit alors d’y déposer les fichiers que l’on souhaite transférer. La Kindle, en revanche, demande à ce que l’on envoie un mail à son adresse Kindle (générée automatiquement avec son compte), de mettre les documents que l’on veut convertir en pièce jointe, d'inscrire "convertir" dans l'objet et votre document se retrouvera sur votre liseuse. 

La gestion de la mise en page

Lorsqu’il s’agit de livres achetés sur les librairies numériques comme Amazon, la Fnac ou Kobo, la mise en page est respectée, quelle que soit la liseuse. En revanche lorsqu’il s’agit de livres récupérés sur le Net en dehors des circuits classiques, les choses peuvent se compliquer pour les Kobo qui afficheront parfois quelques bugs. Sur certains de nos exemplaires de test, il sera par exemple impossible de modifier l’interlignage ou la police de caractère. Les autres liseuses de notre comparatif s’en tirent très bien et gèrent la plupart des fichiers testés sans bugs.

Petite nouveauté de la Kindle Paperwhite 7e génération, l'arrivée d'une police (Bookerly) conçue spécialement pour améliorer les mises en page avec une meilleure gestion des césures et des espaces. Bien sûr, c'est subtil mais effectivement l’affichage des pages s'en trouve optimisé. 

La même page de livre affichée à gauche avec la police Bookerly et à droite avec du Cecilia.La même page de livre affichée à gauche avec la police Bookerly et à droite avec du Cecilia.Verdict : la tea Touch Lux 3 se distingue en étant la seule à proposer un système de protection des fichiers qui soit ouvert et une bonne reconnaissance de tous les formats. A l’inverse la Kindle Paperwhite se retrouve grande perdante de la catégorie pour son univers fermé.