[Test] Ninebot Mini Pro : on craque ou pas pour le gyropode ?



Nouveau gyropode de chez Ninebot, qui a récemment fusionné avec l’américain Segway, le Ninebot Mini Pro affiche un design assez singulier. Avec ses airs de segway miniature, il est un peu plus imposant qu’une smartboard, et pèse un poids comparable à celui d’une gyroroue (environ 13 kg). Son design fait quelque peu penser à celui du Ninebot Mini, le gyropode chinois de Xiaomi, sorti en novembre et exclusif au marché chinois. Cette version Pro, qui doit sortir au printemps en France, se veut toutefois plus puissante, plus réglable, plus complète et mieux adaptée au marché occidental. Mais que vaut ce gyropode une fois qu’on pose les pieds dessus ? Quel intérêt apporte-t-il face à une smartboard, dont le design est assez proche, et qu’a-t-il de plus pour se démarquer de la concurrence ?

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5 raisons de craquer (ou pas) pour le Ninebot Mini Pro

Oui : Parce que c’est facile à apprendre


Le concept du Ninebot Mini Pro est finalement assez simple, et rappelle par certains aspects celui des smartboard, avec un petit truc en plus. Les deux pieds à plat sur le plateau, il suffit une fois de plus de s’incliner vers l’avant pour le faire avancer, et vers l’arrière pour s’arrêter ou reculer. C’est pour les virages et la tenue de route que ce gyropode se démarque clairement des smartboard pour se rapprocher d’un segway : la direction ne s’opère pas en inclinant ses pieds dans le sens voulu, mais grâce à une barre située entre les deux pieds, qui s’élève environ jusqu’au milieu des genoux, et qui fait office de guidon. Ainsi, incliner cette barre vers la droite ou la gauche dirigera le gyropode dans la direction voulue. Et ladite barre s’actionne très simplement au moyen des genoux, en s’inclinant vers la direction désirée : l’inclinaison du corps entraînera le guidon, qui fera suivre le mouvement au Ninebot Mini Pro. Ainsi, la prise en main demande un léger temps d’adaptation, mais la conduite s’apprend finalement assez vite, et s’avère plutôt confortable après un peu de pratique.

La Booster sur une côte d'environ 15%, le poids influe sur ses performances en montée

Oui et non : Parce qu’on peut l’emmener dehors, mais pas n’importe-où

Grâce à ses pneus tubeless de 10,5 pouces et une puissance un peu supérieure, le Ninebot Mini Pro se démarque de la plupart des smartboards comme un gyropode beaucoup plus polyvalent, et donc capable de se déplacer à l’extérieur sans trop d’encombres. Ainsi, il est capable de gravir la plupart des côtes sans problème, de rouler sous la pluie (à noter qu’il est partiellement étanche et répond à la norme IP54), et de passer de petits obstacles pas plus haut que 4 cm. Dans les faits, si nous n’avons constaté aucun problème pour gravir une côte assez raide, même sous la pluie, il y a toutefois quelques détails qui peuvent refroidir. Le gyropode est assez confortable sur la plupart des surfaces, mais les roues ont une certaine tendance à rebondir de manière assez dangereuse sur de vieux pavés. De même, s’il est parfaitement capable de prendre la plupart des routes et pistes cyclables, il faudra souvent en descendre pour passer les trottoirs et autres obstacles un peu trop hauts, une opération qui s’avère un peu plus laborieuse qu’en trottinette. Enfin, la vitesse maximale de 18 km/h est assez agréable compte tenu de ce type d’appareil et surpasse celle des smartboard classiques, bien qu’elle reste en retrait par rapport à une gyroroue. En bref, le Ninebot Mini Pro s’en sort assez bien en extérieur, à condition de rester sur des routes suffisamment lisses. On n’est pas encore au gyropode tout-terrain.

Non : Parce que ça coûte cher

À chaque nouveau gyropode qui passe sous nos pieds, on espère enfin trouver le modèle qui saura s’afficher à un prix défiant toute concurrence… Et ce ne sera pas le cas du Ninebot Mini Pro pour le moment. Avec un prix annoncé aux alentours de 1200 euros, il se place clairement dans la catégorie des gyropodes haut de gamme, son prix surpassant même celui de certaines trottinettes et gyroroues. Ce prix nous semble d’autant plus élevé qu’il représente plus de trois fois celui du gyropode de Xiaomi, sorti il y a quelques mois sur le marché chinois, et qui a servi de base à celui de Ninebot. La marque justifie cette différence de prix par le fait que sa version Pro soit bien plus puissante et complète que celle sortie en Chine, reste que pour un pris trois à quatre fois plus élevé, nous doutons que la puissance soit trois fois supérieure. Du reste, pourquoi ne pas proposer la version low-cost sur le marché français ?

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2 commentaires
    Votre commentaire
  • pourquoi ne pas proposer la version low-cost sur le marché français ?

    Peut-être parce qu'elle ne respecte pas les normes européennes ??
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  • Sans rapport :
    - tiens, tu t'es mis au régime ??
    - oui je veux augmenter les perfs de mon Ninebot
    (entendu sur une plage l'été prochain)
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