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Aspirateurs robots : comment choisir, lequel acheter ?

Le traineau toujours en tête

Personne n'aime passer le balai ou l'aspirateur, et pourtant il faut bien le faire. C'est l'exemple typique d'une corvée dont la robotique prétend nous débarrasser : l'aspirateur se déplace tout seul dans l'habitation, procède à une partie des tâches ménagères et retourne à sa base en vue de recharger sa batterie... et de se préparer au prochain nettoyage. Programmable, il entretient la maison en notre absence, évitant ainsi de nous casser les oreilles. Parfois, il lave les sols en supplément... S'il ne sera jamais aussi puissant qu'un aspirateur normal, l'aspirateur robot facilite le quotidien. C'est là tout son intérêt.

Succès commercial aidant, les modèles et les marques se multiplient. Faire son choix n'en devient que plus compliqué. La rédaction a donc sélectionné neuf modèles, parmi les plus représentatifs de l'offre actuelle. Un choix classé par gammes de prix : aux alentours de 200 €, de 500 € et de 900 €. Les robots d'entrée de gamme s'adressent aux petits budgets et permettent de s'initier à la robotique domestique. À une échelle de prix supérieur, les modèles gagnent en sophistication et se connectent en WiFi. Enfin, le gratin combine performances et précision pour celles et ceux qui ne veulent aucune concession.

Quel modèle vaut le coup ? Quels sont les critères à prendre en compte et les points à surveiller ?

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Quels sont les préparatifs ?

Commençons par l'aspect matériel : le robot est livré avec une base grâce à laquelle la batterie se recharge automatiquement. Cette base est bien entendu à positionner à proximité d'une prise électrique, le cordon mesurant entre 1 m et 1,50 m, grosso modo. Elle demande aussi un peu d'espace, à l'avant en particulier, pour que le robot puisse effectuer librement ses manœuvres – certains doivent réaliser un demi-tour quand ils reviennent se garer. La stabilité de cette base est un autre point à surveiller : certaines sont petites, donc peu encombrantes, mais le robot a parfois tendance à les «bousculer» et éprouve alors des difficultés à se positionner précisément sur les contacts électriques.

Sur le robot lui-même, la seule opération préalable se résume au montage de la ou des brosses latérales, le cas échéant. Celles-ci se clipsent le plus souvent. Avant le premier nettoyage, une charge initiale de plusieurs heures est recommandée pour que la durée de vie de la batterie et sa charge soient optimales.

L'aspect logiciel, maintenant. Les robots que nous avons testés appartiennent à deux grandes catégories : les robots non connectés et les robots connectés. Pour les premiers, il n'y a donc rien à faire, si ce n'est insérer une paire de piles dans la télécommande fournie. Pour les autres, la procédure standard consiste à télécharger l'application mobile iOS/Android, à créer un compte puis à configurer le robot en lui transmettant le mot de passe du réseau WiFi domestique (une bande à 2,4 GHz est généralement requise). Le robot d'Electrolux demande à être retourné avant cela, celui d'Ecovacs doit être réinitialisé... Quoi qu'il en soit, nous n'avons rencontré aucune difficulté, exception faite du Deebot M81 Pro qui a refusé de se connecter. Il est à noter que l'application mobile n'est pas indispensable, sauf à vouloir programmer un nettoyage, accéder à des statistiques ou afficher une cartographie, cette dernière fonction étant l'apanage des modèles à télémétrie laser.

Nettoient-ils tous les types de sols ?

Il existe peu d'incompatibilités entre un aspirateur-robot et le type de sol qu'il est censé nettoyer : parquet, carrelage, linoléum, moquette, tapis... Les tapis et moquettes à longues fibres font partie des rares exceptions, car le passage d'un aspirateur muni d'une brosse d'extraction risquerait de faire des dégâts.

Tous les robots ne sont pas égaux, toutefois. Ce sont les plus puissants, généralement les plus chers, qui se débrouillent le mieux pour débarrasser la moquette et les tapis épais des poils d'animaux et de la poussière incrustée. Les autres tirent surtout leur épingle du jeu sur les sols durs et pour les amas de poussières (les fameux moutons) ou de saletés les plus légers. Un robot haut de gamme comme le Roomba 966 est en supplément doté d'un capteur qui identifie la nature du sol et adapte sa puissance d'aspiration.  

Peuvent-ils laver ?

Les deux robots d'Ecovacs sont fournis avec un petit réservoir à eau et une lingette, qui se fixe sous le robot. Le robot aspire, puis humidifie la lingette pour laver le sol immédiatement après. Cette fonction, heureusement optionnelle, est peu convaincante, car elle a tendance à étaler la saleté et à produire des traces. Le Braava Jet d'iRobot, pourtant spécialisé, ne fait pas beaucoup mieux. On attend encore l'arrivée d'un « robot serpillère » efficace...

>>> [Test] iRobot Braava Jet : faut-il craquer pour le robot nettoyeur ?

Peuvent-ils nettoyer sous les meubles ?

Tout dépend de la hauteur du robot et de l'espace sous le meuble en question. Un robot aspirateur mesure le plus souvent moins d'une dizaine de centimètres de hauteur, le Eye 360 étant le plus « grand » avec ses 12 cm. Il est donc assez plat pour se faufiler sous la plupart des meubles et des lits posés sur pied... Quand on doit passer l'aspirateur sous le lit au prix de contorsions parfois douloureuses, on apprécie.

Comment évitent-ils les obstacles et trouvent-ils leur chemin ?

Un aspirateur robot se déplace grâce à des techniques de télémétrie : il émet un signal, plusieurs centaines ou milliers de fois par seconde, et analyse l'information qui est réfléchie par l'environnement autour. Ainsi peut-il mesurer la distance avec les cloisons, les meubles et autres pieds de table pour adapter sa vitesse et sa trajectoire en conséquence. C'est aussi le principe de fonctionnement des capteurs de vide placés à la verticale sous le robot : en cas d'anomalie, le robot déduit qu'il est en haut d'un escalier et interrompt sa progression, pour éviter la chute. Un élément indispensable et désormais généralisé pour qu'il puisse être utilisé à l'étage. Le parechoc, avec son amortisseur, détecte quant à lui les collisions. Nous n'avons observé aucun incident violent lors de nos tests, preuve que la technologie est éprouvée. Mais deux précautions valent mieux qu'une : il est judicieux d'éloigner tout objet un tantinet fragile, comme ce précieux vase Ming juché sur son guéridon tremblant.

La technique de guidage gagne en sophistication à mesure que le prix grimpe. Pour schématiser, un robot d'entrée de gamme est doté de plusieurs capteurs à ultrasons, naviguant donc grâce à la bonne vieille méthode du sonar. À un rang supérieur, les faisceaux acoustiques sont généralement remplacés par des faisceaux lumineux, dans le spectre invisible (typiquement de l'infrarouge), et même des lasers, dont la lumière cohérente est ultra-précise. Bien que les fabricants ne mentionnent jamais ce terme, il s'agit probablement d'un système comparable au Lidar (Light detection and ranging), mis en œuvre sur les robots d'Ecovacs et iRobot notamment. Les pièces de l'habitation sont alors cartographiées, ce qui améliore, du moins en théorie, la précision des déplacements et la qualité du nettoyage.

Le robot Eye 360, quant à lui, s'oriente à l'aide d'illuminateurs infrarouges et d'une caméra, couplée de l'analyse d'image. Un environnement assez lumineux est obligatoire. Enfin, pour repérer leur base, ces robots se fient selon toute hypothèse à un signal bien distinct ou connaissent son emplacement à partir de la carte gardée en mémoire. Certains y parviennent facilement, comme le D5 Connected, d'autres nettement moins, comme le Floor 300.

Peut-on délimiter un périmètre de nettoyage ?

Cette fonction, pourtant bien pratique, n'est hélas pas généralisée. En son absence, il est recommandé de fermer les portes ou de bloquer le passage du robot, quand on veut l'empêcher de visiter telle ou telle pièce.

Autrement, chaque fabricant a sa méthode pour délimiter un périmètre de nettoyage. Neato livre avec son robot une bande magnétique, qui a le mérite de ne pas consommer de piles, et Extel une balise à ultrasons. La balise optique de iRobot joue quant à elle un double rôle : elle émet un faisceau rectiligne et invisible, qui agit comme une barrière, ou protège une petite zone, où est située la gamelle du chien ou du chat, par exemple. Si une seule balise n'est pas suffisante, d'autres peuvent être achetées en option dans les boutiques en ligne des fabricants. Une balise supplémentaire est facturée 49,99 € chez iRobot, notamment.

Enfin, Ecovacs se distingue avec son système de barrière virtuelle, à dessiner dans l'application mobile, sur le plan modélisé par le robot. Très geek, mais cela fonctionne parfaitement.

Quelle est leur autonomie ?

L'autonomie est tributaire de nombreux facteurs : la capacité de la batterie, bien sûr, la puissance de l'aspiration, le poids du robot, etc.

Dyson indique, par exemple, que le 360 Eye fonctionne pendant 40 minutes avant épuisement en mode normal et 75 minutes en mode silence, ce qui correspond à la puissance d'aspiration minimale. Chez Electrolux, ces chiffres sont de 40 et 60 minutes. Nous avons constaté pour notre part des résultats supérieurs sur certains robots d'entrée de gamme, mais dont la puissance et l'efficacité sont moindres. C'est toujours une question de compromis, quoi qu'il en soit.

De manière générale, il faut compter entre 1h et 1h30 d'autonomie. Soit, à la louche, une surface entre 30 et 40 m2, au rythme auquel avancent ces robots. Par conséquent, les grandes pièces ou les grandes habitations ne seront quasiment jamais traitées en une seule fois : le robot devra d'abord recharger sa batterie, ce qui prend deux à trois heures, avant de continuer son travail.

Comment sont-ils pilotés ?

Les robots non connectés, soit les modèles d'Extel et d'Eufy, se pilotent grâce à une télécommande infrarouge, assortie d'un petit écran LCD, qui permet, entre autres, de lancer ou d'arrêter un nettoyer, de programmer l'horaire et le jour d'un nettoyage, etc. Infrarouge oblige, les consignes ne seront transmises qu'à quelques mètres de distance. Les robots connectés et accompagnés d'une application mobile, du moment que le réseau Wifi est à portée, n'ont pas cet inconvénient. L'utilisateur peut même les actionner hors de son domicile, si besoin. Ces mêmes robots sont également reliés à Internet et aux services Cloud, ce qui peut améliorer certains aspects pratiques : les robots de Neato interagissent avec Google Home et Alexa et peuvent recevoir des instructions vocales par cet intermédiaire.

À l'exception notable du Floor 300 d'Extel, tous les robots bénéficient, en outre, de boutons de contrôle direct qui permettent au minimum de lancer ou de suspendre un cycle de nettoyage. Inutile, dans ce cas, de rechercher la télécommande ou le smartphone quand on a besoin promptement d'un peu de silence.

Sont-ils aussi puissants qu'un aspirateur normal ?

Les fabricants ne communiquent aucune information sur la puissance utile, qui implique le débit d'air et la dépression exercée par le système d'aspiration. Il n'y a pas de suspense toutefois : même le plus puissant de ces aspirateurs-robots ne peut rivaliser avec le plus rudimentaire des aspirateurs-traineaux et de l'huile de coude. Pour une raison simple : le premier est handicapé par les limitations de sa batterie et doit respecter un compromis entre puissance et autonomie, tandis que le second profite de la haute tension du réseau électrique et d'une puissance de plusieurs centaines de watts. Les bénéfices d'un aspirateur-robot sont surtout d'ordre pratique. Aucun modèle, aussi performant soit-il, ne dispense son propriétaire de réaliser lui-même un nettoyage complet et régulier de son logement.

Comment vide-t-on les poussières ?

Un aspirateur robot s'apparente à un aspirateur classique sans sac et incorpore un bac à poussière, dont la contenance est de quelques décilitres. Un modèle haut de gamme comme le Roomba 966 est même équipé d'un capteur qui détecte le niveau de remplissage, l'information étant relayée par l'application mobile. Autrement, ce niveau est signalé de manière statistique... ou n'est pas signalé du tout. Charge à l'utilisateur de savoir quand retirer le bac pour le vider, un geste nécessaire de toute façon pour restaurer la puissance d'aspiration. Si le robot est bien conçu, ce bac est emboîté dans une trappe à l'arrière ou au-dessus, ce qui signifie qu'il demeure accessible quand le robot est en place dans sa base de recharge. Sur le Floor 300, il est situé sous le capot aimanté du robot, ce qui est déjà moins commode. Sur le 360 Eye, le robot doit être retiré de sa base pour que le bac puisse être ôté.

Doit-on changer des pièces régulièrement ?

Les filtres (parfois normés HEPA et anti-allergènes) accumulent de la poussière et les brosses s'encrassent, d'autant plus en présence d'animaux domestiques qui perdent leur poil. Si un bon entretien est un gage de longévité et d'hygiène, un remplacement est à envisager à un moment ou à un autre. iRobot, par exemple, préconise de changer les filtres tous les deux mois et les brosses tous les six à douze mois. Ces pièces de rechange, à notre connaissance uniquement disponibles chez les fabricants, nécessitent de prévoir un petit budget récurrent.

Toujours chez iRobot, le pack de trois brosses latérales coûte 9,99 € et le pack de trois filtres, 19,99 €. Chez Eufy, le pack composé d'un filtre HEPA et d'un filtre en mousse est vendu autour d'une dizaine d'euros. La batterie n'est pas non plus éternelle et rendra l'âme au bout de deux à trois ans. Son remplacement coûte 80 € chez iRobot.

De manière générale, la plupart de ces éléments, dont la brosse, se retirent facilement, les mécanismes développés par les fabricants ne requérant pas de tournevis.

Les tests

Extel Floor 300

Avec sa gamme Floor, Extel, au travers de sa marque EasyMate, se lance dans la robotique avec toute une série d'aspirateurs. Le Floor 300, modèle d'entrée de gamme, profite d'un prix raisonnable et d'un gabarit compact, mais sa prestation ne donne guère satisfaction. Ce petit galet noir a en effet tendance à facilement s'égarer, peinant à retrouver sa base de recharge. S'ajoutent des performances très moyennes, la faute à l'absence de brosse d'extraction et à un orifice d'aspiration très petit (ce qui implique beaucoup de passages pour couvrir une surface) combiné à un racloir où s'agglutine la poussière. On a parfois l'impression que le Floor 300, en raison d'une conception maladroite, chasse plus la poussière qu'il ne l'aspire. Enfin, la petite télécommande IR n'est pas un exemple d'ergonomie, en particulier pour la programmation. Un robot difficile à recommander, donc.

Neato D5 Connected (Le meilleur rapport qualité/prix)

D comme D5 Connected : c'est en effet l'aspect adopté par ce robot de Neato. Cette géométrie anguleuse lui permet de visiter et de nettoyer les coins de la pièce, à l'aide de son aspiration, assez puissante, et de son « immense » brosse transverse de presque 28 cm placée tout à l'avant. Les résultats sont assez concluants, même si le D5 Connected est parfois trompé par une plinthe épaisse et laisse traîner quelques poussières logées dans les coins. Rien de dramatique cependant, car la qualité de nettoyage est partout ailleurs très satisfaisante et la navigation précise et rapide (souvent en un seul passage), grâce au laser embarqué. La stabilité de la base et ses connecteurs verticaux, facilitant le positionnement pour la recharge, sont de bonnes idées. Une bande magnétique de 4 mètres, à découper, sert à délimiter les zones de nettoyage si nécessaire. L'application mobile, quant à elle, affiche quelques statistiques, comme la surface nettoyée, et propose des rappels pratiques, pour vider le bac ou remplacer le filtre.

Eufy Robovac 11 (Le choix premier prix)

Le Robovac 11 est le premier aspirateur-robot de la marque Eufy, derrière laquelle se trouve Anker. Il se caractérise avant tout par son petit prix, à peine plus élevé que celui du Floor 300. Heureusement, sa prestation est plus satisfaisante, même si elle est loin d'être parfaite. Ce robot circulaire, équipé de deux brosses latérales, est contrôlé via une télécommande infrarouge (avec une fonction de programmation), identique à celle du M81 Pro... à tel point qu'elle fait réagir ce dernier ! Sinon, un bouton sur le robot permet de lancer rapidement un nettoyage. C'est une façon de parler, car le Robovac 11 est à peu près aussi lent que le M81 Pro. Dans une chambre de 11 m2, il prend près d'1h30 pour nettoyer en long en large et en travers. Idem dans le séjour... Le mode « une pièce » semble préférable au mode Auto pour limiter les allers-retours. Le bilan du nettoyage, au moins, est plus qu'honorable, la puissance d'aspiration étant tout à fait respectable. Dernier point un peu regrettable : l'absence de balises.

Electrolux Pure i9 (Notre coup de coeur)

Electrolux a été un pionnier en matière d'aspirateur robotique avec le Trilobite, sorti en 2001. Mais la marque suédoise n'a jamais retenté l'expérience, jusqu'à l'arrivée du Pure i9. Ce robot se distingue d'emblée par sa forme triangulaire, sa finition, sa relative compacité et sa base imposante, mais stable. La brosse d'extraction occupe presque toute la largeur du robot et est associée à une brosse latérale dense et à poils longs, placée à l'extrémité avant droite du robot. Pour le coup, le Pure i9 est vraiment capable de nettoyer les coins de la pièce, une qualité d'autant plus notable que l'aspiration est au niveau des meilleures. Ce nettoyeur efficace se dirige en outre avec précision, guidé par deux lasers IR et un capteur qui modélise l'environnement en 3D. Un bémol toutefois : logé à l'avant et à quelques centimètres du sol, cet « oeil » peut interpréter un simple paillasson comme un obstacle à contourner, alors que le Pure i9 dispose des capacités mécaniques pour le franchir et le nettoyer. À améliorer donc... L'absence de balise est également regrettable et l'application mobile, qui n'affiche aucun plan, ne permet pas de créer une délimitation virtuelle. On espère que ces défauts de jeunesse seront corrigés par la suite.

Ecovacs DR95

À l'instar de son petit cousin, le M81 Pro, le DR95 peut être équipé d'un réservoir à eau, d'une lingette, et peut laver le sol juste après avoir aspiré la poussière. À ne pas tenter sur un tapis ou de la moquette... et même sur tout type de surface, peut-on ajouter, car ce nettoyage humide ne convainc pas. Pour le reste, quand il est seulement question d'aspiration, le DR95 s'en tire  assez bien aux endroits où il passe... On dit bien où il passe, car il a une fâcheuse tendance à ignorer des zones complètes le long des murs notamment. C'est surprenant, car l'application mobile, évoluée, trace le parcours du robot, indique les zones non nettoyées et affiche un plan précis du logement, via le laser embarqué sur le DR95. Dommage... Bon point en revanche : cette même application permet de définir des zones distinctes, pour indiquer au robot où nettoyer, et de tracer au doigt levé des barrières virtuelles, et tout cela marche bien.

Dyson Eye 360

Il s'agit du premier aspirateur robot de Dyson et ce coup d'essai n'est pas un coup de maître. Le Eye 360 fait pourtant preuve de belles qualités : il est joliment carrossé, compact, bien qu'il soit un peu plus haut que la moyenne, et son système d'aspiration cyclonique par centrifugation maintient les performances, plutôt bonnes, sans encrasser le filtre, par ailleurs lavable. Mais certains défauts sont assez rédhibitoires, comme le bac mal placé ou la base trop légère, donc instable, quand le robot revient se garer. La navigation est encore plus sujette à caution : s'il parvient à se faufiler un peu partout, en raison de son petit gabarit, le Eye 360 est à la peine dans la pénombre, car sa petite caméra embarquée n'y voit plus rien. Même le simple fait de retrouver la base de rechargement devient compliqué. L'application mobile offre quant à elle la possibilité de retracer le parcours du robot, mais pas de créer une barrière virtuelle, par exemple. Or, le Eye 360 est dépourvu de balise. À ce prix, on attendait mieux

>>> [Test] 360 Eye de Dyson : que vaut la Rolls des aspirateurs robots ?

Roomba Irobot 696

Le Roomba 696 partage avec son grand frère, le Roomba 966, quelques traits de famille, dont le design et l'application mobile. Le système de navigation est également comparable, mais moins sophistiqué, prix inférieur oblige. À ce point de dégradation, on est quand même surpris, car ce robot 696 est capable d'ignorer la moitié de la pièce qu'il est censé nettoyer. Peut-être voit-il ce canapé qui traverse la pièce comme un rempart... Même dans un simple couloir, il éprouve des difficultés à se repérer et se gare à grand-peine sur sa base, peu stable et dont le cordon d'alimentation peut même se détacher. Des correctifs s'imposent donc. Pour le reste, les performances d'aspiration sont tout à fait honorables grâce à la double brosse notamment. Celle-ci est peut-être responsable du bruit assez désagréable se superposant à celui de l'aspiration. L'application mobile, pour finir, relaie un historique, des rappels d'entretien, et propose de paramétrer un planning de nettoyage.

Ecovacs M81 Pro

Le M81 Pro est un peu plus cher que ses concurrents d'entrée de gamme et dispose de fonctions un peu plus évoluées, comme la fonction de lavage (sans grand intérêt) et la connexion WiFi. L'application mobile, bien qu'elle soit commune à toute la gamme, est cependant moins riche que celle du DR95 du même fabricant : exit la cartographie, par exemple, tout bonnement parce que le M81 Pro ne dispose de laser ou d'instrument de précision du même genre. Quoi qu'il en soit, notre commentaire se base sur les informations de la fiche technique, car ce robot n'a jamais réussi à se connecter au réseau WiFi, malgré plusieurs tentatives. Heureusement, il dispose d'un bouton pour lancer un cycle de nettoyage et surtout d'une télécommande IR, identique à celle du robot Eufy, soit dit en passant. Les performances de nettoyage sont tout à fait correctes pour ce prix, mais le M81 Pro se montre toute de même assez lent pour nettoyer une simple pièce (plus de 45 minutes) du fait qu'il passe plusieurs fois au même endroit, en ligne droite puis en diagonale. Lors de nos tests, il s'est même retrouvé prisonnier d'un labyrinthe de pieds de chaises, il est vrai très piégeux.

Roomba Irobot 966 (Le plus efficace)

Si l'on met de côté son aspect circulaire trop classique, le Roomba 966 est l'une des Rolls-Royce du marché des aspirateurs robots. Ses performances, tout d'abord, sont d'un excellent niveau. Doté d'une double brosse, le Roomba 966 nettoie avec soin la plupart des sols, même un paillasson épais sali par de la terre incrustée. Par ailleurs, un capteur détermine la nature des sols et le degré de saleté, la puissance de l'aspiration s'ajustant en conséquence. Malgré tout cela, la hauteur du robot reste limitée à 9 cm. Ensuite, ce robot s'oriente avec précision à l'aide de son laser et est accompagné d'une balise optique, qui lui ordonne de travailler dans telle pièce et pas ailleurs. Une base un peu plus lourde et stable n'aurait pas été de refus, cependant. Parmi les aspects pratiques intéressants, citons la poignée et le détecteur de remplissage du bac à poussières. L'application mobile, enfin, donne accès à un historique, à la programmation, mais n'affiche aucun plan des pièces.

>>> [Test] Faut-il craquer pour le Roomba 966 ?

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1 commentaire
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    Votre commentaire
  • Jelliol
    Aie.

    Pas de test du Xiaomi Vacuum pourtant référence...
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