Avast 2016 est sorti : nos premières impressions

Avast revient en édition 2016. Toujours gratuite, toujours efficace, toujours aussi légère, la protection qui compte plus de 230 millions d’utilisateurs actifs dans le monde se bat pour préserver sa pertinence dans un univers où Windows 10 affiche en standard un niveau de protection souvent jugé suffisant.

De tous les éditeurs de sécurité, Avast est probablement celui qui joue la carte du gratuit avec le plus de sincérité. Tous les boucliers clés de la protection sont disponibles dès la version « Free ». Seules quelques fonctionnalités très avancées, voire très optionnelles, sont réservées aux versions payantes.
Avec sa version « 2016 », disponible dès aujourd’hui, Avast reste fidèle à sa philosophie. La protection la plus populaire de l’hexagone (mais aussi dans le monde selon l’étude Opswat qui lui attribue près de 17% du marché mondial) conserve son efficacité, affiche une pleine compatibilité avec Windows 10 et s’arme de nouveaux boucliers pour mieux défendre votre identité et vos données privées.

Un gestionnaire de mots de passe

La principale nouveauté de cette mouture 2016 se nomme Passwords et, comme son nom l’indique, vous propose de mémoriser et gérer vos mots de passe de façon sécurisée, un peu à la manière d’un LastPass. La principale qualité de Passwords est d’être multiplateforme. Les informations d’authentification enregistrées sont synchronisées avec vos appareils mobiles, Avast Passwords étant également disponible sous forme d’App pour Android et iOS.
Ce gestionnaire de mots de passe n’a rien de bien original et différenciant, même si l'on apprécie sa fonction qui permet d’importer tous les mots de passe que vous aviez mémorisés (de façon bien peu sécurisée) dans vos navigateurs Web, ainsi qu’une fonction de génération automatique de mots de passe forts. Avast Passwords s’intègre directement au navigateur. Il est compatible IE, Firefox, Chrome, Opera et le sera avec Microsoft Edge dès l’apparition du support des extensions en 2016.

Avast Online Security

Depuis quelques années, Avast cherche la bonne formule pour informer l’utilisateur de l’éventuelle dangerosité du site auquel il veut accéder. Avast Online Security est l’énième variante de ce qui fut autrefois Avast WebRep. Lorsqu’un site s’affiche, l’icône Avast dans votre navigateur change de couleur et opte pour un vert, jaune ou rouge selon que le site présente plus ou moins de risque. En cliquant sur cette icône, une bulle informative précise les risques (présence d’un tracking publicitaire, de codes malveillants, d’un phishing, d’un risque de spam, etc.). L’aspect collaboratif du module des éditions précédentes est conservé puisque chacun peut indiquer s’il apprécie ou non l’expérience utilisateur de la page consultée. Avast Online Security et le bouclier Web Shield savent désormais mieux gérer les pages qui tentent de masquer leurs activités via le protocole HTTPS.

Un réseau domestique sous surveillance

Avast 2015 avait introduit un module original d’analyse de réseau. Objectif de ce dernier : scanner le réseau et son routeur (Box Internet) et en dénicher les erreurs de configuration et vulnérabilités. Le module était cependant très basique.
La version 2016 étoffe les capacités de cet analyseur.  Désormais celui-ci détecte une bonne douzaine de vulnérabilités supplémentaires au niveau du routeur, mais aussi des imprimantes, NAS, smartphones et tablettes connectés au réseau familial.

Une interface rénovée

Nous l’avions souligné l’an dernier, l’inflation du nombre de boucliers et modules additionnels avait fini par surcharger l’interface utilisateur et lui faire perdre de sa lisibilité.
Avast a une nouvelle fois bouleversé son interface utilisateur pour la simplifier et mieux agencer les outils entre 4 onglets : Scan, Outils, Mots de Passe et Boutique. C’est plus clair, plus immédiat, mais cette interface, de prime abord dénudée, pourra perturber l’utilisateur habitué à Avast depuis plusieurs années. Bonne nouvelle pour les utilisateurs experts, les écrans des options avancées ont très peu évolué ce qui permet de rapidement retrouver ses réglages favoris.
Autre amélioration, la publicité pour les versions payantes et les autres services en ligne payants d’Avast paraît moins agressive que sur l’édition 2015. Elle est toujours bien présente, mais plus subtilement glissée dans le logiciel.

Une sécurité toujours aussi solide

Pour le reste, la version 2016 conserve les bonnes trouvailles et idées de la version 2015. La protection semble avoir encore un peu gagné en intelligence proactive pour mieux vous défendre contre les programmes inconnus, la fonction scan des mises à jour repère les extensions et programmes qui ne sont pas à jour, et facilite la récupération du patch/correctif (une machine à jour reste la meilleure des défenses), la fonction Cleanup nettoie les adwares qui se greffent au navigateur Web, et la fonction Smart Scan réalise en 1 clic toutes les analyses possibles (antimalware, réseaux, mises à jour, etc.).
Le panel défensif est des plus complets, mais on regrettera toutefois que l’analyseur de performance soit si limité et inutile. En fait, il ne fait que vous encourager à souscrire à un service Avast payant qui se chargera de nettoyer vos disques des fichiers temporaires, et votre base de registre des informations inutiles qui l’alourdissent. On aurait aimé une implémentation plus intelligente qui réalise une partie du travail d’optimisation avant d’encourager l’adoption du service payant.

SafeZone, navigation sécurisée, mais payante

Reste que le plus gros regret soulevé par cette édition 2016 est l’absence d’intégration du nouveau navigateur SafeZone Browser dans l’édition gratuite. C’est dommage, mais cette fonctionnalité est limitée aux seules version Pro, Internet Security et Premier. SafeZone Browser est une évolution de l’ancien bureau sécurisé SafeZone. L’expérience se limite donc désormais à un navigateur Web s’exécutant dans une bulle protectrice qui isole le navigateur du reste du système et ainsi renforce en partie votre anonymat. Il est destiné à protéger toutes vos navigations à risque, qu’il s’agisse de réaliser des achats en ligne ou de traîner sur des sites douteux à la recherche de streamings plus ou moins légaux. Le navigateur, adapté de Chromium (la version open source de Chrome), intègre en standard la quasi-indispensable protection Ad Blocker. Son mode « Paiement » (qui s’active automatiquement sur tous les sites bancaires) assure une meilleure isolation de la session et protège vos transactions et autres consultations bancaires des éventuels Keyloggers et Espions installés sur la machine et qui aurait réussi à s’infiltrer entre les défenses d’Avast. SafeZone embarque même une fonction de téléchargement des vidéos en streaming pour de la visualisation hors-ligne.

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Rappel sur les versions payantes

Plus de 40% des revenus d’Avast proviennent des royalties reversées par Google pour embarquer Chrome dans l’installation de l’antivirus. Les autres revenus de l’éditeur proviennent des solutions professionnelles et des versions payantes d’Avast. Ces dernières sont, comme l’an passé, déclinées en trois éditions :

  • Avast Pro : identique à Avast 2016, mais intégrant SafeZone Browser ainsi que la fonction SecureDNS apparue l’an dernier (elle force l’utilisation des DNS sécurisés chaque fois que vous vous connectez depuis un Hot-Spot Wi-Fi public afin d’éviter les redirections masquées vers des sites de phishing).
  • Avast Internet Security : qui ajoute à Avast Pro un antispam (moins utile maintenant que tout le monde est en Imap et utilise un compte en ligne Gmail/Outlook.com/Yahoo), un bon pare-feu et quelques options supplémentaires dans Passwords.
  • Avast Premier : qui étend Internet Security en réalisant automatiquement et en tâche de fond les mises à jour à faire (après la détection réalisée par l’analyseur) et offre une fonction de destruction définitive des fichiers.

La mobilité aussi protégée

Cette année, Avast synchronise la sortie de la version PC avec celle destinée aux appareils mobiles Android. Avast Free Mobile Security incorpore désormais des fonctionnalités jusqu’ici réservées à la version Premium comme la possibilité de géolocaliser son smartphone volé et même de prendre à distance une photo du voleur grâce au capteur frontal du smartphone. De même, Avast analyse les apps, vous informe des réseaux publicitaires sur lesquels elles s’appuient et vous prévient des éventuels risques intégrés en matière de préservation de la vie privée. Il est même possible de verrouiller par mot de passe l’accès à certaines apps installées dans le smartphone. Enfin, la fonction SecureMe vous avertit lorsque vous vous connectez à des réseaux WiFi potentiellement dangereux et sécurise votre connexion. Cette fonction est aussi disponible sous iOS sous forme d’app indépendante.

Il est encore trop tôt pour porter un jugement complet sur ses nouvelles versions. Notre laboratoire est déjà en train d’analyser de près le comportement de ces nouvelles versions. Compte rendu complet des tests dans quelques jours…

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