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Montres et bracelets connectés : comment choisir ? Lequel acheter ?

Nos montres et bracelets préférés

Qu’il est difficile de se repérer entre tous les bracelets et toutes les montres connectés ! Les constructeurs ne facilitent pas la tâche en proposant des produits hyper variés allant du simple traqueur d’activité à la montre haut de gamme qui fait office de coach sportif. Et pourtant tous ces produits affichent le même objectif. Reliés en Bluetooth à votre smartphone, ces montres et bracelets connectés proposent tous de vous aider à améliorer votre forme physique et votre bien-être. Dans le cas des montres, elles vont parfois plus loin avec la consultation de certaines applications directement depuis votre poignet.

Cependant, la distinction entre ces deux types d'appareils se fait de plus en plus floue avec des bracelets pour le sport en forme de montres ou des montres qui intègrent de plus en plus d'applications. Afin de vous aider à bien choisir votre bracelet ou votre montre connectée, la rédaction de Tom's Guide vous donne donc tous les conseils et vous explique les avantages et les défauts de chacun.

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Les questions à se poser avant d’acheter

Étanche ou non ?

Certains bracelets et montres connectés ne peuvent pas être adaptés à tous les usages, notamment avec les risques liés à l'humidité. Si quelques modèles sont spécialement destinés à la natation, d'autres peuvent craindre la moindre goutte de pluie.

Pour assurer la protection de leurs appareils, certains constructeurs ont opté pour une étanchéité plus ou moins forte, généralement mesurée par l’indice IP. Ainsi, l'indice IPX3 s'assurera d'une simple protection contre la pluie tandis que les amateurs de natation devront opter pour une montre ou un bracelet certifié IPX8 assurant une immersion possible au-delà d’un mètre d’eau pendant 30 minutes, comme la Gear S2 de Samsung. Pour une utilisation commune avec résistance à la poussière, la pluie, les éclaboussures et une immersion accidentelle enfin, l'indice IP67, l'un des plus communs, sera à privilégier.

Autonomie : pile ou batterie ?

Les bracelets et montres connectés étant bourrés de capteurs et connectés en Bluetooth à votre smartphone, il est nécessaire de les alimenter en énergie. Pour ce faire, il existe deux options en fonction de l’appareil choisi : les piles ou la batterie.

Les piles sont surtout réservées aux trackers comme le Misfit Shine ou le Jawbone UP Move, ou pour les montres connectées horlogères. Elles ont surtout pour intérêt de conserver l’appareil actif durant une très longue durée, souvent de plusieurs mois, voire un an. Cependant, il peut être plus compliqué de trouver des piles boutons de remplacement lorsque le capteur arrive en rade de batterie que d’avoir accès à une prise de courant.

La seconde option pour l'alimentation des bracelets et montres connectées est la batterie rechargée par un câble USB. Attention toutefois à l’autonomie, bien moins importante qu’avec une pile bouton, souvent limitée à une, voire deux semaines pour les bracelets, et quelques jours au plus pour les montres. C’est la solution adoptée par la plupart des constructeurs, comme avec les Fitbit Flex, Pulse Ox ou Jawbone Up24, qui peuvent être utilisés pendant 1 à 2 semaines sans avoir à les recharger. En revanche, la présence d'un capteur de fréquence cardiaque impacte nettement la batterie. Le Fitbit Charge HR, par exemple, fonctionne entre 4 et 5 jours sans être rechargé. Dans tous les cas, plus votre appareil intégrera de capteurs et de fonctionnalités, moins son autonomie sera importante, a fortiori s’il est équipé d’un écran.

Attention cependant, si l'autonomie est souvent supérieure à une semaine pour les bracelets connectés, elle reste le principal point faible des smartwatch, malgré quelques progrès notables. Si elles ne dépassaient pas une journée complète en moyenne il y a quelques mois, la plupart peuvent maintenant prétendre aller au-delà de 24 heures. Ainsi, la LG G Watch R peine à franchir la journée d’utilisation. La première Watch d’Apple fait un peu mieux et tire jusqu’à deux jours en usage normal, tandis que la Series 2 peut monter jusqu'à un peu plus de trois jours. On reste loin de la semaine d'autonomie minimum des bracelets connectés, mais pour ceux qui ne veulent pas sacrifier les fonctionnalités sur l’autel de l’autonomie, d’autres constructeurs ont fait le choix de l’écran à encre électronique, moins gourmand. La Pebble Time parvient ainsi à être active durant près d’une semaine sans être rechargée.

Pour le quotidien ou le sport ?

En fonction des usages, les montres et bracelets connectés sont loin de tous se valoir. Si pour les plus sportifs, les fonctionnalités essentielles restent les données d'activité les plus fiables possibles, d'autres préféreront une bonne gestion des notifications, voire la possibilité de répondre directement depuis son poignet.

Les notifications des appels, SMS, réseaux sociaux et parfois même des mails sont une fonctionnalité réservée aux montres et aux bracelets connectés avec écran. Seuls les modèles de bracelets les plus anciens, ou les moins chers, ne la proposent pas en dehors d'une simple vibration. Cette fonction permet au minimum d’être averti d’un appel ou d’un SMS sur son poignet et, au mieux, de pouvoir lire le contenu de ces messages. Dans ce second cas, gardez en tête que les écrans des bracelets sont petits et que la lecture y est rarement agréable. De même, toutes les montres ne sont pas logées à la même enseigne. Le strict minimum, c’est la notification de l’arrivée d’appels, de messages et de mails. La Cookoo ou la Steel HR de Winthings ne disposent que de quelques pictogrammes qui s’illuminent lors d’un appel ou à la réception d’un SMS. Pour avoir plus d'informations, il est indispensable de sortir le téléphone de la poche.

Avec les systèmes Android Wear (utilisé par Huawei, Motorola, LG…), WatchOS (exclusif à Apple), Tizen (seulement chez Samsung) ou encore Pebble OS (pour les montres éponymes), les choses vont plus loin puisqu'ils offrent la possibilité de lire les messages et même d'y répondre avec des smileys ou en utilisant des phrases types comme "j'arrive" ou "je suis en réunion" et parfois en utilisant un clavier. L'Apple Watch, comme les montres sous Android Wear (à condition de les utiliser avec un smartphone sous Android), permettent même de répondre en dictant sa réponse grâce à la reconnaissance vocale. Du côté des montres de Pebble, il faudra se tourner vers certaines applications compatibles avec la reconnaissance vocale.

Par ailleurs, les bracelets et la plupart des montres connectées enregistrent le nombre de pas, la distance ou le nombre de calories brûlées dans la journée. Ils ne tiennent donc pas compte du type d’activité effectué. Par exemple, si vous passez une demi-journée à vélo, la plupart des bracelets ne vont comptabiliser qu’un faible nombre de pas parcourus, vos mains restant fixes sur le guidon. Cependant, certains modèles intègrent directement un mode multisport. Avant une activité physique, vous pouvez paramétrer le type d’exercice pratiqué directement sur le bracelet ou l’application pour que les données soient calculées en fonction. C’est une fonction notamment offerte par le Fitbit Charge HR, le capteur Misfit Shine ou même l'Apple Watch.

>>> Retrouvez notre comparatif des meilleures montres pour le sport

Téléphoner avec sa montre ?

A la réception d'un appel, le nom du contact et parfois sa photo peuvent s'afficher sur l'écran de la montre ou du bracelet connecté, mais il est en général indispensable de saisir le smartphone pour prendre la communication. Néanmoins, certains modèles de montres connectées permettent de répondre depuis son poignet, au même titre qu'une oreillette Bluetooth. Cet artifice tout droit hérité de K2000 a beau faire l’objet de nombreuses moqueries, il continue de se développer sur de nouveaux modèles. L'Apple Watch Series 2 et la Gear S2 de Samsung sont toutes les deux en mesure d’assurer une communication grâce à un haut-parleur intégré. Finalement, force est de constater qu’on peut lui trouver une utilité, au volant notamment ou en cuisinant.

De rares montres, comme la Samsung Gear S2 3G ou la LG Watch Urbane 2, vendue à plus de 500 euros, sont équipées de puces eSIM dématérialisées, ce qui leur permet de se connecter au réseau mobile sans l'aide d'un smartphone. Elles partagent le même numéro que le smartphone. Cette fonctionnalité a pour fâcheuse tendance de faire fondre la batterie comme neige au soleil.

Ai-je besoin d’un GPS ?

Lorsque l’on utilise sa montre ou son bracelet pour faire du sport, le GPS peut s'avérer très utile. Ceux qui aiment courir seront heureux de pouvoir se passer du téléphone lors de leurs sessions en extérieur afin d’enregistrer le parcours. De plus en plus de constructeurs, comme Apple avec la Watch Series 2, intègrent désormais des puces GPS dans leurs montres. Attention cependant, cette fonctionnalité a la fâcheuse tendance d’être gourmande en autonomie. Elle est par ailleurs réservée à une poignée de montres connectées, souvent pour les modèles orientés vers le sport, et est rarement présente sur les bracelets connectés. On notera cependant la présence d'une puce GPS directement intégrée dans le Garmin Vivosmart HR+.

Sans GPS, les choses peuvent se compliquer en termes de calcul, puisque seuls les « pas » permettent d’évaluer les distances. Autant dire que les véritables sportifs attentifs à leurs performances auront du mal à sortir sans le smartphone dans la poche. À l’inverse, le GPS n’est pas indispensable sur une montre pour ceux qui souhaiteraient se servir de la navigation, puisque la majorité utilise la puce intégrée au téléphone.

Les montres sous Android Wear, Pebble et iOS

Le choix de votre montre connectée ou de votre bracelet peut se faire en fonction du design, des fonctionnalités ou des différents capteurs, mais un critère plus important encore peut apparaître dans le cas des montres : celui du système d'exploitation et de sa compatibilité. En effet, si la plupart peuvent être connectés en Bluetooth à des iPhone ou des smartphones Android, il existe certaines restrictions et même quelques exceptions.

Certaines montres comme celles de Samsung (Gear S2) ou de Pebble (Pebble 2) disposent de leur propre système d'exploitation, Tizen pour Samsung, et Pebble OS pour Pebble. Elles peuvent profiter d'applications tierces et sont compatibles aussi bien avec les smartphones Android que les iPhone. De la part de Samsung, il s'agit d'ailleurs d'un revirement, les premières montres du constructeur n'étant compatibles qu'avec ses propres smartphones Android, sous la marque Galaxy.

Une grande part des constructeurs de montres connectées ont décidé d'équiper leurs appareils du système Android Wear de Google. C'est notamment le cas de Sony, de Lenovo (Moto 360), de Huawei, de LG ou d'Asus. Concrètement, ce système présente l'avantage d'être compatible avec tous les smartphones Android et d'installer des applications très simplement via le Play Store sur son smartphone. Par ailleurs, Android Wear est désormais compatible avec les iPhone. Les fonctionnalités seront cependant plus limitées, notamment pour le contrôle de la musique, la navigation au poignet ou la météo. Attention toutefois, certains possesseurs d'iPhone 7 font état d'une impossibilité de connecter leur montre Android Wear à leur smartphone.

De son côté, Apple a fait le choix de la simplicité avec sa Watch, quitte à se priver d'un grand nombre d'acheteurs potentiels. Elle n'est en effet compatible qu'avec les iPhone sortis depuis l'iPhone 5.

Enfin, les possesseurs de smartphones dotés des systèmes Windows 10 ou BlackBerry OS auront bien moins de choix disponibles. Sur BlackBerry, seules les montres antédiluvienne d'i’m Watch sont compatibles. Du côté de Windows Phone, le constat n'est guère plus reluisant avec seule une poignée de smartwatch compatibles, comme la ZeWatch 3 de MyKronoz ou la Blaze de Fitbit, clairement destinée à un usage sportif.

Les montres connectées, des bijoux ?

À mesure que le marché des montres connectées gagne en maturité, les constructeurs ont bien compris que les attentes aussi bien en termes de design que de taille différaient d'un individu à l'autre. Par conséquent, il est souvent possible de choisir parmi différents types de matières, couleurs et tailles que ce soit pour le boitier ou le bracelet.

C’est notamment le cas d’Apple, dont la Watch est disponible en deux tailles de boitiers, 38 et 42 mm, avec à chaque fois son lot de bracelets : acier, caoutchouc, cuir… En revanche, le système de fixation exclusif à la marque empêche d’y adapter d’autres bracelets que ceux proposés par Apple. D’autres jouent la carte de la simplicité, à l’instar de LG sur ses Watch R ou Urbane, qui conçoit les boitiers de telle manière qu’ils peuvent accueillir des bracelets de taille standard (22 mm en règle générale), afin que chacun puisse y trouver son compte. C’est également le cas de Lenovo, qui mise beaucoup sur la personnalisation avec sa Moto 360. Lors de l’achat de la montre, différentes options sont disponibles pour mettre en valeur sa montre au poignet, de la couleur au type de matériau.

Il en va de même pour les bracelets connectés avec de plus en plus de choix de design, notamment chez Misfit ou Fitbit. Le premier a par exemple conclu un accord avec Swarovski pour commercialiser un bracelet, support de son capteur, intégralement recouvert de cristaux. Le second propose plusieurs écrins pour son capteur Flex 2, dont certains dorés ou argentés et même en forme de pendentif, donnant ainsi un aspect de véritable bijou au capteur d'activité.

Au poignet, un écran noir en guise de cadran

La plupart des constructeurs de montres connectées, comme Huawei, Motorola ou Apple, affichent comme argument commercial la possibilité d'assortir son cadran à son style. Dans la réalité l’écran est inactif la plupart du temps et on n'aura au poignet qu'un écran noir. En effet, ce dernier étant l'élément qui consomme le plus d’énergie, il reste éteint pour préserver l’autonomie.

Android Wear a cependant introduit une fonctionnalité visant à améliorer cette situation. Intitulée « always on », que l’on pourrait traduire par « toujours actif », elle permet à l’écran de rester allumé même lorsque l’on ne s’en sert pas, avec une luminosité réduite. En revanche, elle est limitée dans le temps : après 30 minutes sans contact, elle se désactive automatiquement afin de préserver l’autonomie. L’écran peut également passer en noir et blanc en n’affichant que l’heure. Si cela est suffisant pour l’usage que l’on peut imaginer le plus fréquent d’une montre, l’esthétisme n’est toujours pas au rendez-vous. Il faut donc mieux avoir conscience de cela avant de jeter son dévolu sur un modèle en particulier en raison des cadrans proposés.

>>> Retrouvez notre comparatif des meilleures montres connectées à aiguilles

Si le syndrome de l'écran noir au poignet vous dérange, il existe quelques alternatives. Outre les écrans à encre électronique, certaines montres, comme celles de Withings, sont dotées d'un véritable cadran à aiguilles. Elles se contentent d'afficher votre nombre de pas parcourus à l'aide d'une autre aiguille et ont ainsi tout l'air d'une véritable montre horlogère. Particulièrement réussie, la Withings Activité Sapphire profite par ailleurs d'un verre en saphir ainsi que d'un boîtier en acier inoxydable.

Les applications qui accompagnent les montres et bracelets connectés

Les bracelets et montres connectées étant souvent dépendants de votre smartphone, il va falloir installer une application sur celui-ci pour accéder à certaines données. En fonction de l'appareil, les applications vont cependant différer clairement, de la simple consultation de votre activité pour les bracelets à la configuration et l'installation d'applications pour une montre connectée.

>>> Fitness, Quantified Self : les applications Android pour rester en forme

Les applications pour consulter vos données

Les applications qui accompagnent les bracelets connectés vous permettent de contempler les données accumulées au fil des jours sous forme de barres, de camemberts et d’histogramme en tout genre. On peut les trouver plus ou moins ergonomiques, mais signalons celle du Pulse Ox, particulièrement réussie et intuitive. A minima, la plupart d'entre elles proposent également de saisir votre poids manuellement pour vous permettre de fixer des objectifs (en général perdre quelques kilos). Certaines applications comme celle de Fitbit, par exemple, donnent aux plus motivés la possibilité de saisir plus de détails sur le type de repas absorbés voire même le nombre exact de calories que vous pensez avoir ingéré. Difficile de trouver des gens qui se soient livrés à cet exercice plus de 2 jours. Bref, l’idée est sympa, mais dans les faits personne ne s’en sert à long terme.

Pour maintenir votre motivation, les bracelets connectés redoublent d’imagination. Sur les applications, tous ou presque vous proposent de partager vos performances sur les réseaux sociaux, de lancer des défis à des amis et vous décernent des badges "Journée géniale", "Nouveau record" et vous envoient toutes sortes d'encouragements. Les bracelets Jawbone ou l'Apple Watch vont même jusqu'à vibrer à votre poignet s'ils estiment qu'il est temps pour vous d'aller faire de l'exercice.

Les applications pour installer d'autres applications


De leur côté, les applications des montres connectées vous offrent surtout d'autres fonctionnalités et des réglages. Dans les cas de Pebble ou de Samsung avec la Gear S2, par exemple, il est possible de télécharger des applications pour sa montre directement depuis l'application du constructeur installée sur le smartphone. Les fabricants ont ainsi donné carte blanche à leurs communautés pour développer des applications pour leurs montres. Pour les smartwatch sous Android Wear, comme sur l'Apple Watch, les applications tierces seront cette fois disponibles directement sur le Play Store (Android Wear) ou l'App Store (Apple Watch).

Les applications pour configurer votre smartwatch

Contrairement aux bracelets, les applications des montres connectées, à l'exception des appareils de Pebble et de Samsung, servent souvent simplement à configurer sa smartwatch pour la mise en veille de l'écran, le modèle de cadran ou les notifications affichées. On y trouvera moins souvent des données d'activité comme le nombre de pas ou la distance parcourue. Celles-ci sont généralement disponibles sur d'autres applications comme Google Fit ou Apple Santé.

Les mesures des bracelets et des montres connectés

Outre la consultation de l'heure ou des notifications, le suivi de l'activité physique est l'un des intérêts des montres et bracelets connectés. Cependant, il s'agit aussi de l'un de leurs principaux problèmes. En effet, les données sont souvent basées sur des calculs et ne peuvent prétendre à une fiabilité absolue. Il faut dire que le corps humain n’est pas simple à modéliser… Alors, quel que soit votre choix, utilisez les données fournies pour vous fixer des objectifs et non pour obtenir des mesures parfaitement fiables.

A titre d'exemple, nous avons ainsi comparé les mesures de rythme cardiaque et de distance fournies par deux bracelets, les Fitbit Charge HR et Garmin Vivosmart HR. Nous les avons mises en relation avec celles d'une ceinture sportive de la marque Polar et un GPS. Comme on peut le remarquer, les données cardiaques sont relativement fiables, mais la mesure des distances varie grandement. Pour une fiabilité la plus grande possible, on préférera donc se tourner vers un bracelet ou une montre directement munis d'une puce GPS. Si la majorité d'entre eux sont épais et plutôt disgracieux, la Surge de Fitbit, le Garmin Vivosmart HR+ ont cependant de quoi séduire, tout comme l'Apple Watch Series 2.

Les pas

C’est la mesure de base de tous ces équipements. Elle est calculée à partir d’un accéléromètre qui analyse les mouvements du corps. Presque tous les appareils proposés s’alignent sur les recommandations de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) et fixent un objectif de 10 000 pas par jour pour être en forme. Objectif qui n’est pas si facile à atteindre surtout si vous vous contentez d’une journée de bureau classique même avec de la marche pour aller prendre les transports en commun.

La distance

Pour la distance, c’est l’accéléromètre recoupé avec la taille du porteur du bracelet qui estime cette mesure. Pour plus de précision, il faut se tourner vers l’incontournable GPS (réservé à des équipements plus coûteux). Testés lors d’une marche de 1,1 km, la plupart donneront une estimation correcte, même s’ils restent largement influencés par les mouvements du bras. Si vous tenez quelque chose avec la main équipée du bracelet, les calculs seront ainsi moins généreux. Il en va de même pour les capteurs de mouvement qu’il vaut mieux clipser sur un vêtement afin d’avoir des mesures plus fiables.

Les calories dépensées

Pour estimer la dépense calorique, les bracelets et montres connectés s’appuient d’abord sur les informations fournies par le porteur du bracelet (taille, poids, âge…). À partir de ces données, le nombre de calories métaboliques (celles que vous brûlerez quoiqu’il arrive) va être estimé. Les chiffres sont évidemment très variables d’un individu à l’autre, mais se situent environ entre 40 et 100 calories de l’heure en moyenne. Une femme de petite taille brûlera beaucoup moins qu’un homme de grand gabarit. Interviennent alors les calories actives (celles qui dépendent de l’exercice que vous faites) qui sont estimées d’après les données récoltées par l’accéléromètre.

Très souvent les bracelets ne proposent qu’une seule mesure, celle du nombre total de calories brûlées. Le Pulse Ox, par exemple, opère un distinguo entre calories métaboliques et actives. Point intéressant, il donne la possibilité d’afficher le total ou seulement les calories actives. Bref, ces données sans effectuer des tests poussés en laboratoire sont impossibles à vérifier. Il faut donc considérer qu’il s’agit d’un ordre de grandeur. Si l’on en croit Laure Jouteau directrice marketing et communication de Cityzen Sciences (une société spécialisée dans l’intégration de capteurs dans des textiles à destination des sportifs), le calcul des calories effectué uniquement à partir du nombre de pas donné par l’accéléromètre donne un taux d’erreur de 30%.

La fréquence cardiaque

De plus en plus de bracelets, mais aussi de montres connectées comme l'Apple Watch, permettent de mesurer votre rythme cardiaque en plus du simple nombre de pas parcourus dans la journée. Il en existe deux types : ceux qui sont actifs en permanence durant toute la journée, et ceux qui s’activent manuellement pendant une courte durée afin de prendre votre pouls à un temps T.

La mesure de la fréquence cardiaque s’effectue grâce aux changements de lumière reflétés dans les vaisseaux sanguins du poignet (pour le Garmin Vivosmart HR pour le Fitbit Charge HR) ou du doigt (dans le cas du Pulse). Dans le premier cas, la fréquence cardiaque affichée comparée à la prise du pouls manuelle s’est avérée cohérente. Cela n’a pas toujours été le cas pour le Pulse, mais il est vrai que le système utilisé par pression du doigt est un peu plus délicat et deux prises successives pourront donner des valeurs assez différentes. Néanmoins, la fiabilité de ces mesures n’a pas convaincu tous les utilisateurs.

Si de notre côté nous avons constaté des performances assez intéressantes (voir notre tableau ci-dessous), d’autres utilisateurs ont remis en cause la pertinence des données. C’est notamment le cas pour Fitbit qui fait actuellement l’objet d’une plainte collective aux Etats-Unis quant à la fiabilité de son capteur cardiaque notamment durant l’effort. Dans la plupart des cas, les montres connectées vont quant à elle prendre votre pouls à intervalles réguliers, mais aussi depuis une application qui peut être lancée à la demande, comme sur la Gear S2 de Samsung ou la Watch d'Apple. Seules les montres dédiées au sport vont activer en permanence le capteur de rythme cardiaque.

Le sommeil

C’est sûrement pour le sommeil que l’on rentre le plus dans l’approximatif. La plupart des bracelets équipés de leur seul accéléromètre tentent d’estimer la qualité de votre sommeil en vous fournissant notamment une répartition de vos temps de sommeil léger et profond. C’est donc votre propension à gigoter pendant la nuit qui sera donc analysée. Autant dire qu’au matin vous ne serez pas toujours en phase avec les résultats affichés.

Le Garmin Vivosmart est l’un des seuls à prendre un parti un peu différent en affichant sur l'application des graphiques reprenant uniquement les mouvements enregistrés au cours de la nuit sans se livrer à plus d’interprétation. Un choix malin qui propose au final des résultats bien plus lisibles. Certains (comme le Pulse) demandent que vous déclariez le moment où votre nuit démarre et termine, une contrainte dont on se passe volontiers dans ces moments-là. Ceci dit l'application de Fitbit propose une session de rattrapage. Il est possible de déclarer vos heures de sommeil a posteriori (lire le tuto "Mode sommeil non activé sur le Fitbit Flex").

Le réveil

La quasi-totalité des montres et bracelets connectés dispose d'un réveil silencieux. Pour vous prévenir qu’il est l’heure de se lever, le bracelet vibre en silence à votre bras, avec relance régulière. Idéal pour la paix des ménages !

Par ailleurs, certains modèles suggèrent de vous réveiller dans une plage horaire en fonction de l’intensité de votre sommeil. Par exemple, si vous vous levez au plus tard à 7h, vous pouvez définir une plage horaire de 30 min (à vous de voir) pendant laquelle vous laissez votre bracelet prendre l’initiative de vous réveiller selon l’intensité de votre sommeil. Résultat des courses, le réveil sonnera régulièrement à 6h30 (au lieu de 7h). Et dans ces moments-là, vous aurez surtout l’impression de vous être fait voler 30 min de sommeil au lieu de ressentir les bienfaits d’un réveil épanoui et en phase avec vos cycles.

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