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Comparatif : quelle est la meilleure montre connectée ?

Quelle est la meilleure montre connectée ?

Les montres connectées sont sur toutes les lèvres, à défaut d’être encore à tous les poignets. Elles permettent de nombreux usages, même si aucun n’est véritablement révolutionnaire pour le moment. Mais l’offre est déjà pléthorique à tel point qu’il est devenu vraiment difficile de faire son choix. 

Une montre connectée, quelle que soit son apparence, c’est avant tout une montre capable de communiquer avec un smartphone. Mais une fois cette caractéristique énoncée, on ne peut que constater que cela recouvre des modèles très différents que l'on peut plus ou moins répartir en 4 catégories.

• Celles qui oscillent entre bracelets et montres - Misfit ShineEpson PS-500Honor Band Z1... Même si leur look les rapproche plus d'une montre que d'un bracelet, les fabricants, pour des raisons de positionnement marketing, les qualifient de bracelets connectés. Cela ne les empêche pas dans certains cas de proposer autant de fonctionnalités que les montres connectées. En revanche, côté matériaux le plastique reste roi et leur prix se situe le plus souvent autour des 100 euros. 
>>> Lire notre guide Bracelets connectés : comment choisir ? Lequel acheter ?

• Les montres avec de "vraies aiguilles" et quelques capteurs en plus - Fruit de l’arrivée des manufactures horlogères traditionnelles (et souvent Suisses), elles sont dotées du classique cadran à aiguilles. Dans cette catégorie, il n’est donc point question d’écran tactile ou de puce GPS. La priorité est plutôt l’esthétisme. L’amplitude de prix entre les modèles peut être très importante selon que l’on regarde une montre basique utilisant du plastique (Whithings Activité Pop) ou plutôt une pièce en acier issue d’une grande marque (Breitling, Frédérique Constant...). Pourtant, les fonctionnalités sont souvent équivalentes et la différence de tarif répond plus aux codes de l’horlogerie que de l’électronique. On va donc dans cette catégorie de 150 à plusieurs milliers d'euros. 
>>> Lire notre guide Montres connectées à aiguille : comment choisir sa smartwatch horlogère ?

• Les spécialistes du sport - Running, vélo, natation et autres activités d’intérieur ou d’extérieur, ces montres sont capables d’accompagner les plus motivés dans leurs performances tout en restant discrètes au poignet. Certaines arborent un design très sportif, à l’image de la TomTom Runner, tandis que d’autres sont un peu plus passe-partout comme la Fénix 3 de Garmin. Sauf que dans ce cas, cela se paye cher : près de 500 euros, contre moins de 130 euros pour la TomTom.

>>> Lire notre guide Montres de sport : quelle est la meilleure pour le running ?

• Les montres connectées prolongement du smartphone et intégrant un système d'exploitation - Comme la Huawei Watch, ou la Samsung Gear S2, elles disposent d'un véritable attirail technologique : capteurs à gogo, logiciels régulièrement mis à jour ou encore applications en tout genre. Bien entendu, elles donnent l’heure mais elles permettent également d’afficher ses messages, de suivre son activité physique, de consulter la météo... et parfois même de passer des appels. 

Merveille de miniaturisation, elles se payent le prix fort avec un coût moyen autour des 400 euros. Les tarifs débutent aux alentours de 200 euros, à l’instar d’une Pebble Time, mais dans ce cas l’écran n’est pas tactile. D’autres modèles très exclusifs peuvent atteindre les 18 000 euros, comme l’Apple Watch Edition, en Or.

A l'heure du choix il vaut mieux se montrer vigilant tant les caractéristiques ne manquent pas : fonctionnalités, tailles et technologies d’écran(couleur, e-ink, rond ou rectangulaire), compatibilité avec les différents OS mobiles et les différentes marques et modèles de smartphones… 

C’est donc sur cette dernière catégorie de montres connectées que notre guide se focalise.

Notre sélection de montres connectées

Les principales fonctionnalités

Suivi de l'activité physique

La santé est devenue en peu de temps un centre d’intérêt privilégié du monde des nouvelles technologies. Les bracelets connectés ont beaucoup participé à ce développement. D’ailleurs, ils auront servi de tremplin aux montres connectées qui revendiquent pour certaines des aptitudes particulières pour le tracking de l’activité physique.


Ainsi, on retrouve des mesures basiques. Tout d'abord, les pas, qui sont calculés à partir d'un accéléromètre associé parfois à un gyroscope qui se charge d'analyser les mouvements de l'utilisateur. Un algorithme permet ensuite d’interpréter ces mouvements et de les convertir en pas, avec plus ou moins de précision. Grâce à cela, les montres qui ne sont pas équipées d'un GPS peuvent aussi évaluer les distances parcourues. Par contre, l'estimation reste forcément moins rigoureuse.

Certaines montres vont plus loin, à l’instar de l’Apple Watch, qui dispose d’un suivi poussé d’activités physiques particulières : course, gym, etc. Les plus complètes embarquent également un capteur de fréquence cardiaque. Installé au dos de la montre en règle général, il est en permanence en contact avec la peau de l’utilisateur. Il enregistre ses valeurs cardiaques afin d’affiner ses données d’activité physique. La plupart des montres connectées récentes en sont équipées, comme la Motorola Moto 360 ou la Watch d’Apple.

Vient ensuite la mesure des calories, qui dépend d'un côté des informations de l'utilisateur - âge, taille, poids - et de l'autre des données récupérées par l'accéléromètre. C'est la combinaison de ces deux calculs qui est affichée par la montre.

Enfin, le suivi du sommeil est parfois proposé, mais encore faut-il vouloir dormir avec sa montre. Surtout, les données sont franchement approximatives puisque c'est encore l'accéléromètre, couplé à un algorithme, qui se propose d’interpréter les résultats. Concrètement, c'est surtout votre propension à bouger la nuit qui est mesurée, plus que la qualité du sommeil.

Bilan : La majorité des montres connectées sont capables d’assurer un suivi basique de l’activité et de prendre votre pouls avec plus ou moins de précision. Néanmoins, si c’est la seule chose qui vous intéresse, autant acheter un bracelet connecté, cela vous coûtera moins cher. À l’inverse, ceux qui veulent un véritable assistant apte à les suivre dans leurs performances, une montre sportive peut faire la différence.

Le GPS intégré, une exception

Lorsque l’on utilise sa montre pour faire du sport, le GPS peut s'avérer très utile. Il est loin d’être systématique, mais ceux qui aiment courir seront heureux de pouvoir se passer du téléphone lors de leurs sessions en extérieur afin d’enregistrer le parcours.

Sans lui, les choses se compliquent puisque seuls les « pas » permettent d’évaluer les distances. Autant dire que les véritables sportifs attentifs à leurs performances auront du mal à sortir sans le smartphone dans la poche.

À l’inverse, le GPS n’est pas indispensable sur une montre pour ceux qui souhaiteraient se servir de la navigation, puisque la majorité utilise la puce intégrée au téléphone.

Bilan : Le GPS peut être un véritable plus pour ceux qui veulent courir sans s’encombrer d’un téléphone dans la poche, néanmoins en plus d’être rare, cette fonctionnalité a la fâcheuse tendance d’être gourmande en autonomie.

Gestion des messages

En terme de fonctionnalités, toutes les smartwatch ne sont pas logées à la même enseigne. Le strict minimum, c’est la notification de l’arrivée d’appels, de messages et de mails. La Cookoo ne dispose que de quelques pictogrammes qui s’illuminent lors d’un appel, de la réception d’un SMS, etc. Pour avoir plus d'informations, il est indispensable de sortir le téléphone de la poche.

Avec les systèmes Android Wear (utilisé par Huawei, Motorola, LG…), WatchOS (exclusif à Apple), Tizen (seulement chez Samsung) ou encore Pebble OS (pour les montres éponymes), les choses vont plus loin puisqu'ils offrent la possibilité de lire les messages et même d'y répondre avec des smileys ou en utilisant des phrases types comme "j'arrive" ou "je suis en réunion" et pour certaines en utilisant un clavier.

L'Apple Watch comme les montres sous Android Wear (à condition de les utiliser avec un smartphone sous Android) permettent de répondre en dictant sa réponse grâce à la reconnaissance vocalePeeble contraint par iOS et Android Wear tente de contourner le problème en donnant la possibilité aux développeurs d’intégrer eux-mêmes la reconnaissance vocale à leurs applications.

Téléphoner avec sa montre ?

À la réception d'un appel, le nom du contact et parfois sa photo s'affichent sur l'écran de la montre, mais il est en général indispensable de saisir le smartphone pour prendre la communication. Certains modèles permettent toutefois de le faire depuis son poignet, au même titre qu'une oreillette Bluetooth. Cet artifice tout droit hérité de K2000 a beau faire l’objet de nombreuses moqueries, il continue de se développer sur de nouveaux modèles. L’Apple Watch et la Gear S2 de Samsung sont toutes les deux en mesure d’assurer une communication grâce à un haut-parleur intégré. Finalement, force est de constater qu’on peut lui trouver une utilité, au volant notamment ou en cuisinant.

De rares modèles, comme la Samsung Gear S2 3G ou la dernière LG Watch Urbane 2 pour le moment retirée de la vente, sont équipés de cartes Sim ce qui leur permet de se connecter au réseau mobile sans l'aide d'un smartphone. 

La particularité des modèles sous Android Wear est de partager le même numéro entre les SIM du téléphone et de la montre, contrairement à laGear S de Samsung par exemple, sous Tizen

Cette fonctionnalité a pour fâcheuse tendance de faire fondre la batterie comme neige au soleil mais pourrait néanmoins se développer suite à une récente mise à jour d’Android Wear, qui sait désormais gérer les cartes SIM.

Bilan : Les modèles équipés de carte SIM sont encore rares. La dernière mise à jour d’Android Wear donne enfin un vrai intérêt à la fonction, mais cela se fait au sacrifice de l’autonomie, qui n’est déjà pas fantastique pour la plupart des montres connectées.

Applications

Extensions des téléphones, pour une partie, les montres connectées peuvent également accueillir de nouvelles applications développées postérieurement. Bien entendu, seuls les modèles disposant d’un écran sont concernés. Comme on choisit un téléphone en fonction de son système d’exploitation, il faut faire de même pour une smartwatch. Toutes ne profitent pas du même magasin d’applications.

  • Les montres sous Android Wear ont accès au Google Play Store.
  • L’Apple Watch bénéficie d’une section dédiée dans l’App Store.
  • Chez Samsung, c’est Tizen qui officie. Ce système propriétaire ne donne accès qu’au magasin d’applications du constructeur, soit le Samsung Apps.
  • Une autre solution a été apportée par Pebble. Ce constructeur a donné carte blanche à sa communauté pour développer des applications pour sa montre. Au final, malgré un écran eInk, plusieurs milliers d’applications sont disponibles et l’écran couleur de la Pebble Time offre désormais encore plus de possibilités.

Bilan : Malgré le fait que tous les magasins n’embarquent pas systématiquement les mêmes logiciels, aucun ne sort véritablement du lot. En effet, on attend encore l’application « game changer », qui peut donner un véritable avantage à un système sur les autres.

Le design

Au poignet, un écran noir en guise de cadran

Certains fabricants, comme Huawei, affichent comme argument commercial la possibilité d'assortir son cadran à son style. Dans la réalité l’écran est inactif la plupart du temps et on n'aura au poignet qu'un écran noir. En effet, ce dernier étant l'élément qui consomme le plus d’énergie, il reste éteint pour préserver l’autonomie. 

La dernière version d’Android Wear a introduit une fonctionnalité visant à améliorer cette situation.Intitulée « always on », que l’on pourrait traduire par « toujours actif », cela permet à l’écran de rester actif même lorsque l’on ne s’en sert pas. En revanche, elle est limitée dans le temps : après 30 minutes sans contact, elle se désactive automatiquement afin de préserver l’autonomie.

Sinon, l’écran peut passer en noir et blanc en n’affichant que l’heure. Si cela est suffisant pour l’usage que l’on peut imaginer le plus fréquent d’une montre, l’esthétisme n’est toujours pas au rendez-vous. Il faut donc mieux avoir conscience de cela avant de jeter son dévolu sur un modèle en particulier en raison de ses cadrans.

Boitiers et bracelets au choix

À mesure que le jeune marché des montres connectées gagne en maturité, les constructeurs ont bien compris que les attentes aussi bien en termes de design que de taille différaient d'un individu à l'autre. Par conséquent, il est souvent possible de choisir parmi différents types de matières, couleurs et tailles que ce soit pour le boitier ou le bracelet.

C’est notamment le cas d’Apple, dont la Watch est disponible en deux tailles de boitiers, 38 et 42 mm, avec à chaque fois son lot de bracelets : acier, caoutchouc, cuir… En revanche, le système de fixation exclusif à la marque empêche d’y adapter d’autres bracelets que ceux proposés par Apple.

D’autres jouent la carte de la simplicité, à l’instar de LG sur ses Watch R ou Urbane, qui conçoit les boitiers de telle manière qu’ils peuvent accueillir des bracelets de taille standard (22 mm en règle générale), afin que chacun puisse y trouver son compte.

C’est également le cas de Motorola, qui mise beaucoup sur la personnalisation avec sa nouvelle Moto 360. Lors de l’achat de la montre, différentes options sont disponibles pour mettre en valeur sa montre au poignet, de la couleur au type de matériau.

En revanche, les fans de boitier ultra-plats auront du mal à trouver leur bonheur en matière de montres connectées. C'est la Fossil Q Founder qui détient le record avec 13 mm d'épaisseur. Seul Peeble propose 2 modèles en-dessous des 10 mm, avec notamment la plus plate d'entre toutes, la Peeble Time Round qui se contente de 7,5 mm d'épaisseur. Ceci dit, si Swatch propose des boîtiers qui n’excèdent pas les 4 mm, ce sont des épaisseurs largement répandues dans le monde des montres sportives comme les G-Shocks de Casio qui affichent une épaisseur allant jusqu'à 16,9 mm.

Les points à vérifier avant d’acheter

L'autonomie point faible des montres connectées

Une montre automatique se relance d’un simple geste du poignet. Un mouvement à quartz fonctionne durant des années avec une pile bouton. Pour les smartwatch, l’affaire est légèrement différente. Requérant beaucoup de puissance, les modèles les plus complexes sont en demande d’énergie.

Il y a encore quelques mois, le plus gros défaut de ces appareils était l’autonomie, mais les choses évoluent rapidement. Si elles ne dépassaient pas une journée complète en moyenne, elles peuvent maintenant prétendre aller au-delà de 24 heures pour les moins résistantes. Ainsi, la LG G Watch R, l’une de nos montres favorites, peine à franchir la journée d’utilisation. La Watch d’Apple fait un peu mieux et tire jusqu’à deux jours en usage normal. Mais pour ceux qui ne veulent pas sacrifier les fonctionnalités sur l’autel de l’autonomie, d’autres constructeurs ont donc fait le choix de l’écran eInk, moins gourmand. La Pebble Time parvient ainsi à être active durant près d’une semaine sans être rechargée.

Tactile ou pas tactile

Les montres connectées équipées d’un écran sont toujours (ou presque) tactiles et réagissent en général plutôt rapidement. En réalité, un seul constructeur prend le parti de ne pas le proposer :Pebble. Il faut dire que la technologie utilisée pour son écran, le eInk (une encre électronique, comme sur les liseuses), est plutôt atypique. 

Si l’affichage est moins réactif, et les contrôles moins évidents pour les non-initiés, il faut bien reconnaitre que le système est bougrement économe en énergie. Les interactions se font donc par des boutons physiques répartis de chaque côté du boitier et l’on s’y habitue sans trop de difficultés après quelques manipulations.

Compatibilité

Afin de profiter de toutes ses fonctionnalités, la smartwatch se doit donc d’être connectée à un téléphone. Outre la connectique Bluetooth indispensable, il faut également penser à vérifier le système d’exploitation de son smartphone. Rares sont les montres supportées par tous les OS. Ainsi pour iOS, on en dénombre un peu moins de 20. Windows Phone en compte quatre ou cinq. BlackBerry en a deux (inPulse et i’m Watch). 

Quant à Android, c’est le système qui récolte le plus de montres compatibles. Toutefois, dans ce dernier cas, il faut encore faire attention à la version d’Android qu’embarque le téléphone. La plupart exigent des appareils sous Android 4.3 ou supérieur.

Samsung encore récemment réservait l'usage de ses montres à sa gamme de smartphones Galaxy. Heureusement, la nouvelle Gear S2 s’ouvre enfin aux terminaux Android d’autres marques, mais les autres OS ne sont toujours pas supportés. 


Android Wear
 s’est récemment ouvert au système d’Apple. Ainsi, il est désormais possible d'installer sur iOS des applications permettant de piloter des montres sous Android Wear. Mais attention, toutes les fonctionnalités ne sont pas encore accessibles. Le contrôle de la musique, la navigation au poignet, la météo... sont absents pour l'instant. Quant à l’Apple Watch, elle est pour l’instant réservée aux iDevices.

Étanchéité

Toutes les montres connectées sont au minimum IP 67, c'est-à-dire qu'elles résistent à la poussière, la pluie, les éclaboussures et qu'elles peuvent supporter une immersion accidentelle.

Si vous êtes à la recherche d’une smartwatch capable de résister à une exposition prolongée à l’eau, assurez-vous qu’elle soit certifiée IP68, comme la nouvelle Gear S2 de Samsung qui supportera une immersion prolongée. Étant donné que ce sont des gadgets à plusieurs centaines d’euros et dont l’intérêt est d’être toujours portés, l’étanchéité est bien évidemment un plus.

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