Montres et bracelets connectés : comment choisir ? Lequel acheter ?

2 : Les applications qui accompagnent les montres et bracelets connectés 3 : Les mesures des bracelets et des montres connectés

Les questions à se poser avant d’acheter

Qu’il est difficile de se repérer entre tous les bracelets et toutes les montres connectées ! Les constructeurs ne nous facilitent pas la tâche en proposant des produits allant du simple traqueur d’activité à la smartwatch hybride, en passant par la montre GPS haut de gamme. Reliés en Bluetooth ou en WiFi à votre smartphone, ces montres et bracelets connectés proposent tous de vous aider à améliorer votre forme physique et votre bien-être. Dans le cas des montres, elles vont parfois plus loin avec la consultation de certaines applications directement depuis votre poignet et même la possibilité de téléphoner ou diffuser de la musique vers un casque Bluetooth sans avoir besoin d’emporter un smartphone.

Afin de vous aider à bien choisir votre bracelet ou votre smartwatch, la rédaction de Tom’s Guide vous conseille sur les points à connaitre et vous explique les avantages et les défauts de chacun.

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Pour le quotidien ou le sport ?

En fonction des usages que l’on souhaite en faire, les montres et bracelets connectés sont loin de tous se valoir. Si pour les plus sportifs, les fonctionnalités essentielles restent les données d’activité et de localisation GPS les plus fiables possible, d’autres préféreront une bonne gestion des notifications, voire la possibilité de répondre directement au téléphone depuis son poignet.

Apple Watch Series 3

Les notifications d’appels, SMS, réseaux sociaux et parfois même, mails sont une fonctionnalité de plus en plus répandue. Cela prendra la forme d’une simple vibration et d’un déplacement d’aiguilles sur les montres hybrides, à l’affichage complet du message avec même parfois la possibilité d’y répondre depuis une smartwatch Android ou avec l’Apple Watch, par exemple. Gardez en tête que les écrans des bracelets et de certaines montres sont petits et que la lecture y est rarement agréable.

L’autre spécialité des montres et bracelets connectés est de mesurer votre activité physique et d’évaluer votre sommeil. Nous revenons plus bas dans cet article sur les différentes mesures effectuées et leur précision.

Enfin, on notera que de plus en plus de montres connectées s’orientent vers une indépendance complète vis-à-vis du smartphone. Suivant l’exemple impulsé par des fabricants de montres sportives, comme Garmin, Apple et Samsung proposent ainsi des montres avec des caractéristiques qui leur permettent d’être autonomes à 100 %. Ainsi, la nouvelle Apple Watch Series 3 est compatible 4G, et ne nécessite donc pas nécessairement de liaison Bluetooth jusqu’au smartphone pour rester connectée en toutes circonstances. Idem pour les modèles intégrant leur propre puce GPS et ceux, de plus en plus nombreux, qui intègrent quelques Go de mémoire dédiée au stockage de musique ou de podcasts qui peuvent ainsi être diffusés directement vers des écouteurs Bluetooth. Toutes ces nouvelles fonctionnalités permettent d’aller courir sans avoir besoin d’emporter son smartphone dans une poche ou un brassard.

Téléphoner avec sa montre ?

À la réception d’un appel, le nom du contact et parfois sa photo peuvent s’afficher sur l’écran de la montre ou du bracelet connecté, mais il est en général indispensable de saisir le smartphone pour prendre la communication. Néanmoins, certains modèles de smartwatches permettent de répondre depuis son poignet, comme on le ferait avec une oreillette Bluetooth. Cet artifice tout droit hérité de K2000 a beau faire l’objet de nombreuses moqueries, il continue de se développer sur de nouveaux modèles. L’Apple Watch Series 3 GPS et la Gear S3 de Samsung sont toutes les deux en mesure d’assurer une communication grâce à un haut-parleur intégré. Finalement, force est de constater qu’on peut y trouver une utilité, au volant notamment ou en cuisinant.

Gear S3 de Samsung

Ces mêmes modèles peuvent être équipées de puces eSIM dématérialisées, ce qui leur permet de se connecter au réseau mobile sans l’aide d’un smartphone tout en partageant le même numéro que celui-ci. Mais cette fonctionnalité a pour fâcheuse tendance de faire fondre la batterie comme neige au soleil.

Étanche ou non ?

Certains bracelets et montres connectés peuvent ne pas être adaptés à tous les usages, notamment lorsqu’il existe des risques liés à l’eau et à l’humidité. Certains modèles, comme la Samsung Gear Sport, conviennent à la pratique de la natation et d’autres y sont même spécialement adaptés, comme la Garmin Swim.

Gear S3 de SamsungPour assurer la protection de leurs appareils, certains constructeurs ont opté pour un degré d’étanchéité et de résistance à l’eau plus ou moins élevé, généralement mesurés par l’indice IP. Ainsi, l’indice IPX3 assurera d’une simple protection contre la pluie tandis que les amateurs de natation devront opter pour une montre ou un bracelet certifié IPX8, garantissant une immersion possible à plus d’un mètre de profondeur pendant 30 minutes. Pour une résistance à la poussière, à la pluie, aux éclaboussures et aux immersions accidentelles, l’indice IP67, l’un des plus communs, sera à privilégier.

Autonomie : pile ou batterie ?

Les bracelets et montres connectés étant bourrés de capteurs et reliés en Bluetooth ou en WiFi à votre smartphone, il est bien évidemment nécessaire de les alimenter en énergie. Pour ce faire, il existe deux options en fonction de l’appareil choisi : les piles ou la batterie.

Les piles sont réservées à des capteurs d’activités comme le Misfit Shine 2 ou à certaines montres connectées hybrides comme, par exemple, la Fossil Q Neely et la Misfit Command. Elles ont surtout pour intérêt de conserver l’appareil actif pendant une très longue durée, souvent de plusieurs mois, jusqu’à un an. Il peut, cependant, être plus compliqué de trouver des piles boutons de remplacement lorsque le capteur arrive en rade de batterie que d’avoir accès à une prise de courant.

Q Neely de Fossil

La seconde option pour l’alimentation des bracelets connectés et des smartwatches est la batterie rechargeable via un câble USB. Attention toutefois à l’autonomie, bien moins importante qu’avec une pile bouton. Elle est souvent limitée à une, voire deux semaines pour les bracelets, et quelques jours au plus pour les montres. C’est la solution adoptée par la plupart des constructeurs. En revanche, la présence d’un capteur de fréquence cardiaque ou d’un GPS impacte très sensiblement l’autonomie des batteries. En règle générale, plus votre appareil intégrera de capteurs et de fonctionnalités, moins son autonomie sera importante, a fortiori s’il est équipé d’un écran.

Attention cependant, si l’autonomie est souvent supérieure à une semaine pour les bracelets connectés, elle reste le principal point faible des smartwatches, malgré, il est vrai, quelques progrès notables. Si elles ne dépassaient pas une journée complète il y a quelques mois, la plupart peuvent maintenant prétendre aller au-delà de 24 heures. Ainsi, la première Apple Watch, comme sa descendante l’Apple Watch Series 3, peuvent « tirer » jusqu’à deux jours en usage « normal », mais pas plus de 18 heures lorsqu’elles sont soumises à un usage plus intensif.

On reste loin de la semaine d’autonomie minimum des bracelets connectés, mais pour ceux qui ne veulent pas sacrifier les fonctionnalités sur l’autel de l’autonomie, d’autres constructeurs ont fait le choix d’une batterie de plus grande capacité comme Fitbit avec la Fitbit Ionic qui peut fonctionner plus de 4 jours sans être rechargée et environ 10 heures avec le GPS fonctionnant en continu. 

Les montres sous Wear OS, iOS et Tizen OS

Le choix de votre smartwatch ou de votre bracelet connecté peut se faire en fonction du design, des fonctionnalités et des différents capteurs qu’il intègre, mais un critère plus important encore peut être à étudier de près dans le cas des montres : celui du système d’exploitation et de sa compatibilité. En effet, si la plupart peuvent être connectés en Bluetooth à des iPhone ou des smartphones Android, il existe certaines restrictions et même quelques exceptions.

Android Wear 2.8

Une grande part des constructeurs de montres connectées ont décidé d’équiper leurs appareils du système d’exploitation de Google qui vient d’ailleurs de changer de nom. Android Wear s’appelle désormais Wear OS by Google (Wear OS en forme abrégée) afin de rendre la marque plus « universelle » et moins exclusivement associée à Android dans la mesure où, selon Google, une montre Wear OS sur trois serait utilisée avec un iPhone. Mais si le nom a changé, les fonctionnalités restent les mêmes.

Concrètement, ce système présente l’avantage d’être compatible avec tous les smartphones Android et de permettre très simplement l’installation d’applications depuis son smartphone depuis le Play Store.

Si Wear OS est compatible avec les iPhone, les fonctionnalités demeurent dans ce cas un peu plus limitées.

De son côté, Apple a fait le choix de la simplicité avec sa Watch, quitte à se priver d’un grand nombre d’acheteurs potentiels. Elle n’est en effet compatible qu’avec les iPhone sortis depuis l’iPhone 5.

Tizen OS, enfin, est le système d’exploitation utilisé par Samsung pour ses montres connectées.  Il est à la fois plus pratique et intuitif que Wear OS by Google et plus ouvert que le watchOS d’Apple, mais également plus limité lorsque la montre est utilisée avec un iPhone, tout en souffrant globalement de nombreuses failles de sécurité.       

Les montres connectées, des bijoux ?

À mesure que le marché des smartwatches gagne en maturité, les constructeurs ont pris conscience que les attentes différaient d’un individu à l’autre. Il est désormais possible de choisir parmi différents types de matières, de couleurs et tailles concernant le boitier ou le bracelet.

Alta HR Édition Spéciale Or Rose de Fitbit

C’est notamment le cas d’Apple, dont la Watch est disponible en deux tailles de boitiers, 38 et 42 mm, avec à chaque fois son lot de bracelets : acier, caoutchouc, cuir… En revanche, le système de fixation exclusif à la marque empêche d’y adapter d’autres bracelets que ceux proposés par Apple. D’autres jouent la carte de la simplicité, à l’instar de SamsungNokiaGarmin, Fossil ou Diesel, dont les boitiers peuvent accueillir des bracelets de taille standard (22, 24 ou 26 mm le plus souvent), afin que chacun puisse y trouver son compte.

Il en va de même pour les bracelets connectés avec de plus en plus de choix de design, notamment chez Misfit et Fitbit. Ce dernier, par exemple, propose plusieurs écrins pour son capteur Flex 2, dont certains dorés ou argentés, et même en forme de pendentif, donnant ainsi un aspect de véritable bijou à l’ensemble. Idem pour son modèle Alta HR, et un ensemble de bracelets à changer en fonction de ses envies.

Au poignet, un écran noir en guise de cadran

La plupart des constructeurs de smartwatches, comme Huawei ou Apple, affichent entre autres arguments commerciaux la possibilité d’assortir son cadran à son style ou à son envie du moment. Dans la réalité l’écran est inactif la plupart du temps et on n’aura au poignet qu’un écran noir. Ce dernier est, en effet, l’élément qui consomme le plus d’énergie et il reste souvent éteint pour préserver l’autonomie.

Android Wear a cependant introduit une fonctionnalité visant à améliorer cette situation. Intitulée « always on », que l’on peut traduire par « toujours actif », elle permet à l’écran de rester allumé, même lorsque l’on ne s’en sert pas, avec une luminosité réduite. Elle reste, en revanche, limitée dans le temps : après 30 minutes sans contact, elle se désactive automatiquement afin de préserver l’autonomie. L’écran peut également passer en noir et blanc en n’affichant que l’heure. Si cela est suffisant pour ce qui reste l’usage initial d’une montre (donner l’heure), l’esthétisme n’est pas toujours au rendez-vous. Mieux vaut donc avoir conscience de cela avant de jeter son dévolu sur un modèle même s’il propose une multitude de cadrans.

Withings Steel HR de Nokia

Si le syndrome de l’écran noir au poignet vous dérange, il existe d’autres solutions. Certaines smartwatches hybrides, comme celles de NokiaFossil ou Misfit, sont dotées d’un véritable cadran à aiguilles. Elles se contentent d’afficher votre nombre de pas parcourus à l’aide d’une autre aiguille et ont ainsi tout l’air d’une véritable montre horlogère. Particulièrement réussie, la Withings Steel HR profite également d’un écran digital secondaire, situé dans le cadran principal, pour afficher les notifications ou les objectifs. Lorsqu’il est éteint, la montre affiche alors l’heure grâce à ses aiguilles comme n’importe quelle montre horlogère classique.

Sommaire :

  1. Les questions à se poser avant d’acheter
  2. Les applications qui accompagnent les montres et bracelets connectés
  3. Les mesures des bracelets et des montres connectés