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Thermostat connecté : comment choisir, lequel acheter ?

Image 1 : Thermostat connecté : comment choisir, lequel acheter ?

Bien que le mercure culmine en cette période estivale, l’hiver vient et il semble déjà opportun de se préoccuper de la prochaine saison de chauffe.

Objectif : améliorer le confort thermique du foyer et réduire la facture énergétique.  Le thermostat est une solution à envisager, à plus forte raison dans sa version modernisée et connectée, très pratique pour contrôler au mieux son système de chauffage, que l’on soit chez soi ou non.

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A quoi ça sert ?

Un thermostat connecté joue le même rôle fondamental qu’un thermostat d’ambiance classique : il agit sur le fonctionnement du générateur de chauffage de l’habitation, typiquement la chaudière, pour que la température atteigne la valeur consignée par l’utilisateur.

Mais sa connexion IP lui attribue quelques fonctions supplémentaires intéressantes : contrôle à distance au travers du smartphone et d’une application mobile, arrêt et mise en service du chauffage en fonction de la position géographique de l’utilisateur, apprentissage des habitudes des résidents pour une température adaptée en toute circonstance, algorithme qui calcule l’inertie thermique du logement, suivi de la consommation énergétique…

S’ajoute la programmation horaire et calendaire, déjà vue sur un thermostat programmable, mais plus facile à appréhender sur l’écran d’un smartphone.

Ca marche avec tous les systèmes de chauffage ?

Ces thermostats opèrent avec les systèmes de chauffage les plus courants : chaudière individuelle (à gaz, au fioul, à bois/biomasse), pompe à chaleur, plancher chauffant, chauffage collectif avec vanne individuelle et possibilité de régulation…

Leur action est le plus souvent binaire (enclenchement et arrêt de la chaudière), plus rarement modulante, ce qui est plus efficace car la température dans le circulateur d’eau est ajustée continuellement pour améliorer le fonctionnement et le confort.

 Des thermostats récents (Nest v3, Tado v3+) tiennent compte du langage standard OpenTherm ou de protocoles de commande propres aux équipements d’Atlantic, de Saunier Duval, d’elm Leblanc, etc.

Quand on acquiert un modèle récent de chaudière, cependant, il est préférable d’opter pour le thermostat du même fabricant, certes plus cher mais de plus en plus connecté et tirant le meilleur parti de l’intelligence de la chaudière.

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Image 8 : Thermostat connecté : comment choisir, lequel acheter ?
Les thermostats connectés les plus récents sont compatibles avec OpenTherm et certains protocoles propriétaires. Le contrôle de la chaudière est alors plus précis.

Le chauffage électrique n’est pas aussi bien pris en charge, en particulier les radiateurs commandés par fil pilote, une particularité française. Cependant, le thermostat de Qivivo (désormais propriété de Comap) existe dans une version adaptée au fil pilote.

Les derniers modèles de Nest sont compatibles également, à condition de passer par un électricien. Et Netatmo a mis au point avec le groupe Muller des modules radio pour piloter les radiateurs de la marque.

Comment ça s’installe ?

Le principe est de relier l’organe de contrôle, à savoir le thermostat, à l’unité de chauffage et d’établir la liaison Internet, via une passerelle IP qui communique avec la box.

Le remplacement d’un thermostat filaire existant représente le cas de figure le plus simple : il s’agit de repérer les deux fils de commande (contacts secs, sans polarité) qui proviennent de la chaudière puis de les rebrancher sur le nouveau thermostat.

L’alimentation électrique est procurée par un jeu de piles. Ensuite, la passerelle Wifi se branche sur une prise électrique, chez Somfy et Netatmo notamment, ou directement sur le port Ethernet de la box Internet (Tado).

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La passerelle IP se branche sur une prise électrique ou directement sur la box Ethernet, selon le modèle de thermostat.

Si le thermostat existant communique par radio, le thermostat connecté de remplacement doit être accompagné d’un récepteur radio (thermostat radio de Somfy par exemple), lequel peut être disponible en option (kit d’extension de Tado).

Ensuite, il faut déposer le relais radio actuel, à proximité de chaudière, puis rebrancher les câbles de commande et d’alimentation sur le nouveau. La passerelle IP s’installe comme précédemment. Celle de Netatmo est toutefois un cas à part, car elle fait aussi office de récepteur radio pour la chaudière le cas échéant.

Dans l’hypothèse où la chaudière ne bénéficie ni d’un relais ni d’un thermostat, il faut ouvrir le capot de la chaudière et brancher les câbles de commande et d’alimentation du relais radio sur le bornier de la chaudière. Les personnes fâchées avec les tournevis et le bricolage en général peuvent se tourner vers un chauffagiste professionnel.

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Peut-on piloter le chauffage dans plusieurs pièces ?

Si le chauffage central dessert au minimum deux circuits de chauffage indépendants, la première option consiste à installer un thermostat par zone. Tado propose par exemple des thermostats additionnels, dédiés au contrôle multizone.

Chez Nest et Tado, les têtes thermostatiques (communiquant par radio), à poser sur les radiateurs, sont aussi un moyen d’individualiser la température pièce par pièce. Une solution intéressante dans une situation de chauffage collectif, avec néanmoins des radiateurs indépendants.

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Une tête thermostatique sert à individualiser la température d’une pièce. Elle communique avec un relais radio IP et peut fonctionner indépendamment d’un thermostat.

Ca s’intègre dans un système domotique ?

Ces thermostats, pour la plupart, peuvent communiquer avec la plateforme IFTTT et les services Google Home, Amazon Alexa et Apple Homekit. Le contrôle vocal et la mise en relation avec d’autres objets connectés ou des box domotiques sont donc envisageables.

Le thermostat de Somfy est, en supplément, pris en charge par la box Tahoma du même fabricant. Celui de Netatmo peut également être contrôlé par l’application domotique Celiane with Netatmo, de Legrand.

Quelles économies sont à la clé ?

Le chauffage compte pour deux tiers de la consommation énergétique d’un foyer, selon l’Ademe, et le thermostat connecté, bien configuré, est assurément bienvenu pour réduire la facture. Les études les plus raisonnables évoquent une économie de 5 à 15 %, tandis que certains fabricants sont encore plus enthousiastes. Cette estimation est à nuancer car elle prend généralement en référence un système de chauffage sans la moindre régulation.

Un thermostat connecté est éligible à un crédit d’impôt, ce qui peut accélérer son amortissement. Mais l’intervention d’un professionnel certifié RGE (Reconnu garant de l’environnement) est requise.