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Notre test de la PS5, la console 4K innovante qui renouvelle PlayStation

Nous avons testé la PS5 qui s’est frayée un chemin jusqu’à la rédaction. Après quelques semaines entre nos mains, nous sommes en mesure de rendre notre verdict sur la nouvelle console de Sony. Une machine qui fait bouger les lignes et ne manque pas d’atouts pour convaincre tant les anciens que les nouveaux joueurs.

Image 2 : Notre test de la PS5, la console 4K innovante qui renouvelle PlayStation
8/10
On aime
  • La 4K à 60 fps, le ray-tracing, le 120 fps (s'il arrive), le VRR (quand il arrivera)
  • Presque plus d'attente grâce au SSD de Sony
  • Une console Sony silencieuse
  • Rétrocompatibilité avec la quasi totalité des jeux PS4
  • Le retour haptique bluffant de la DualSense
  • Le travail effectué sur le son avec l'audio 3D
On n’aime pas
  • Les réglages graphiques qui pourraient perdre les utilisateurs
  • Le bruit du lecteur optique
  • La taille imposante de la console qui ne convient pas à tous les espaces
  • Impossible de passer d'un jeu à l'autre sans chargement (pas de multitâche)
  • Pas de compatibilité native avec les écrans QHD
  • Peu d'exclusivités PS5
Verdict :

La PS5 offre un véritable saut générationnel. On accède avec elle à la 4K à 60 fps et il est difficile de revenir en arrière quand on a goûté à une telle fluidité. Et c’est sans parler des effets de lumières apportés par le ray tracing. L’expérience visuelle est aboutie. On s’approche du PC, sans pour autant l’égaler, comme toujours. Et l’immersion visuelle n’est qu’une porte d’entrée du monde de la PS5. Il faut y ajouter la manette DualSense et son retour haptique bluffant, l’audio 3D qui laisse entendre chaque goutte de pluie ou encore les temps de chargement largement réduits. Tout cela participe à faire oublier le monde extérieur. Telle une plongée dans un roman passionnant, Sony veut que le joueur n’ait plus à penser qu’à son jeu, qu’il y soit plongé. Et c’est la même chose avec les jeux PS4 qui profitent d’une partie des améliorations de la PS5. Dommage cependant qu’ils soient si lents à installer. Dommage aussi que le lecteur optique soit trop bruyant. On préférera jouer au casque, d’autant plus que c’est par là que l’on profite de l’audio 3D. Le plan est idyllique ? Oui, presque. Il subsiste quelques raisons pour ne pas craquer tout de suite. Tout d’abord, le line-up contient peu d’exclusivités, peu de jeux auxquels on ne pourrait pas jouer sur d’autres plateformes. En outre, le format de la PS5 l’interdit aux petits espaces. Attention aux meubles TV trop petits. Une version plus compacte sera plus à même de convenir au plus grand nombre à l’avenir. Concernant la DualSense, on est ravi de l’expérience, mais elle demeure un peu trop grande pour les petites mains, et un peu trop lourde. Enfin, on regrette que Sony n’ait pas souhaité contrer le multitâche de Microsoft qui permet de passer d’un jeu à l’autre en une seconde, ou encore que les possesseurs de moniteurs QHD aient été oubliés. Et reste l’éternel problème de la console « day one », la première version, celle truffée de bugs avec laquelle on essuie les plâtres de la nouvelle ère vidéoludique. Un pari pour les plus impatients, mais n’oubliez pas que la PS4 n’est pas morte.

plus

La PS5 est enfin là et elle constitue un véritable saut générationnel. À l’allumage, s’ouvre un nouveau monde. On a droit à des graphismes largement rehaussés en 4K à 60 images par seconde, mais aussi du ray tracing. La manette en elle-même est une petite révolution, faisant ressentir finement au joueur le gameplay, chose encore impossible avec les précédentes générations. Les temps de chargement sont quant à eux (presque) réduits à néant grâce au nouveau SSD M.2 de Sony. Avec la nouvelle PS5, le jeu semble ne plus avoir de limites, comme son slogan tend à le faire comprendre.

Image 3 : Notre test de la PS5, la console 4K innovante qui renouvelle PlayStation
Sony PS5 x Sony XH90 – Crédits : Edouard le Ricque / Tom’s Guide

Mais la médaille a aussi un revers. L’inconvénient de toutes ces avancées technologiques est une taille massive pour proposer un refroidissement silencieux adapté et ne pas renouveler les erreurs des PS3 et PS4. De facto, le design en prend un coup. C’est tranché, ça plaît ou non, mais surtout, que ce châssis est imposant ! La PS5 pourrait bien ne pas loger sur bon nombre de meubles TV. L’interface ensuite a évoluée elle aussi, mais plus discrètement. Elle est encore assez vide. Enfin, le catalogue de jeux quasiment entièrement partagé avec la PS4 pour le moment. Et ce devrait être encore le cas jusqu’en 2022 probablement, Jim Ryan, PDG de Sony Interactive Entertainment, ayant avancé que les joueurs PS4 ne seraient pas abandonnés. Le risque de voir peu d’exclusivités sur PS5 pour contenter la forte communauté PS4. Est-ce le moment de lâcher sa PS4 pour la PS5, la question se pose.

Afin de tester la PS5 dans des conditions optimales, nous l’avons couplé à un TV Sony. Mais il ne s’agit pas de n’importe quel modèle. On parle ici du KD65XH9005, le 65 pouces de la gamme XH90, tout spécialement pensée pour la PS5. Le moment de faire d’ailleurs une digression. En 2020, Sony découpe sa gamme de TV en deux : des modèles Perfect for PlayStation et Ready for PlayStation 5. La XH90 fait partie de cette seconde famille, la plus aboutie avec notamment du HDMI 2.1, VRR, 4K à 120 Hz ou encore un input lag ridiculement bas. Son mode jeu est taillé pour la PS5. Et nous y reviendrons plus bas.

Prix et disponibilité

La PS5 est sortie en France le 19 novembre. Cela ne veut pas dire qu’elle y est disponible. En effet, les stocks ont fondu comme peau de chagrin durant la phase de précommande. Difficile de s’en procurer une depuis, voire impossible. Sony promet que de nouveaux stocks seront acheminés avant Noël, mais un retour à la normale n’est pas prévu avant avril 2021, nous confient-ils.

De notre côté, nous avons mené notre propre enquête. Les PS5 et PS5 Digital Edition, Xbox Series X et S, mais aussi les RTX de Nvidia, les Ryzen d’AMD, nombreux sont les produits qui sont indisponibles actuellement. Une pénurie généralisée qui a plusieurs causes, tant logistiques que matérielles. Mais la demande forte n’est pas le facteur principal de cette pénurie de PS5, en ce qui la concerne.

Image 4 : Notre test de la PS5, la console 4K innovante qui renouvelle PlayStation
Sony promet des PS5 pour Noël 2020 – Crédits : Edouard le Ricque / Tom’s Guide

Le prix de la PS5 est de 499,99 € pour son modèle avec lecteur optique. La version Digital est à 399,99 €. Ces prix sont officiels, mais puisqu’il est impossible de trouver l’une ou l’autre, ils ont tendance à exploser sur le marché de l’occasion. Là, il n’est pas rare de voir des PS5 se vendre sur ebay à prêt de 1000 €, surtout quelques semaines avant Noël.

Le design atypique de la PS5 ne convient pas à tous les meubles TV

Très certainement, l’apparence de la PS5 fera couler beaucoup plus d’encre que celle de la Xbox. Du monolithe de Microsoft, on passe à l’appareil futuriste fuselé, élancé et piquant. Une machine noire, prise en sandwich entre deux feuilles blanches en V, aux extrémités acérées. En quelques chiffres, la PS5 c’est 390 x 260 x 104 mm pour 4,5 kg. En ce sens, elle écrase la PS4 Pro qui présente déjà un physique imposant (327 x 295 x 55 mm), mais ne pèse que 3,3 kg. Et côté concurrence, la Xbox Series X est bien plus compacte, quand la Xbox Series S ressemble à un bébé console à côté.

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La PS5 face à la PS4 Slim – Crédits : Edouard le Ricque / Tom’s Guide

Mais le châssis démesuré de la PS5 a une raison d’être. Il doit permettre à ses entrailles de délivrer toute leur puissance à une température contenue et le plus silencieusement possible. Sur les PS3 et PS4, Sony avait eu de soucis sur ces questions. Problèmes de chauffe, les ventilateurs de ses consoles se mettaient alors en branle jusqu’à gâcher l’expérience du joueur. Sony ne veut pas qu’on lui accorde encore cette mauvaise publicité. La feuille de route a été tracée en conséquence. La taille ne compte plus, ce qui importe c’est que la console ne soit pas audible. Pari réussi ? Oui si vous êtes à plus d’un mètre. Mais nous chipotons. Après des heures de jeu sur Assassin’s Creed Valhalla, nous n’entendions qu’un léger bruit de ventilateur en étant à côté de la console. À distance de jeu sur un TV de 50 pouces ou plus, vous ne serez pas embêtés par les émanations sonores de la PS5.

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Petits espaces, fuyez la PS5 – Crédits : Edouard le Ricque / Tom’s Guide

Reste que cette taille peut être enquiquinante pour les petits espaces. À moins que vous ne posiez la PS5 sur le sol, il vous faudra une surface certaine pour tenir la console à la verticale. Idem à l’horizontale. Sony inclut un support dans la boîte pour faire tenir la PS5 à plat. Néanmoins, son épaisseur lui interdit l’accès aux meubles TV les plus étriqués. Dans notre cas, nous avons pu la faire tenir à l’intérieur du nôtre, mais en la rentrant aux forceps. La coque frotte à l’insertion et nous avons dû ajouter le support a posteriori. Idéalement, il convient de mesurer l’espace disponible dans son meuble, quitte à en changer pour l’occasion. De plus, si elle est trop serrée, elle aura tendance à chauffer plus. Aucune accentuation du bruit dans notre cas, mais un espace bien réchauffé, beaucoup plus qu’avec notre PS4 Slim.

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Le pied bancale de la PS5 – Crédits : Edouard le Ricque / Tom’s Guide

À noter que le support additionnel peut également être positionné sous la console à la verticale. Dans ce cas, on observe que l’on peut l’y attacher par une vis. Néanmoins, elle tient tout aussi bien sans cette base circulaire. Le souci vient plutôt de la position à plat. Là, difficile de trouver le bon ajustement. La PS5 n’a aucun marquage pour indiquer à l’utilisateur à quel niveau elle doit être attachée. On tâtonne donc jusqu’à trouver la position la plus efficiente.

Côté esthétique, la PS5 a déjà fait couler beaucoup d’encre. Futuriste, son design fait débat depuis qu’il a été dévoilé en juin dernier. Certes, il s’agit-là d’une appréciation toute subjective, mais il va sans dire que ses feuillures acérées, sa finition bicolore et ses dimensions ne la font pas passer inaperçue. Avec la PS5, Sony se détache de la sobriété des précédentes générations. Est-ce un bien ? Ce sera à chacun d’en juger, mais on peut dire sans crainte qu’elle tranchera dans un meuble TV à côté de tous les autres équipements bien moins tape-à-l’oeil. Côté matériaux, on appréciera que la coque soit en plastique mat, légèrement granuleux. Pas de traces de doigts ou de rayures ici. Néanmoins, il n’en est pas de même pour la partie centrale, noire. Celle-ci reprend l’aspect laqué de la PS3 ou de la PS4 Fat. Problème, elle accroche les traces de doigts et se révèle fragile. Durant notre test, nous avons déjà pu observer l’apparition de multiples microrayures.

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Sony PS5, 40 cm de haut et 4,5 kg – Crédits : Edouard le Ricque / Tom’s Guide

Enfin, la PS5 se veut lumineuse, arborant fièrement deux bandes Led de part et d’autre de sa partie centrale. Une touche qui met en lumière le V du design et qui n’est pas sans faire penser aux bandes Led que l’on peut trouver dans les habitacles des voitures modernes. Outre le visuel, c’est surtout le côté pratique de cet éclairage que l’on apprécie. Il permet de voir d’un coup d’oeil l’état de la console. En veille, éteinte ou allumée. Sur les PS4, il fallait se contenter d’une seule Led sur le bouton d’allumage, peu visible à distance.

Connectique moderne à bord

La PS5 offre une panoplie standard, mais complète de ports. En face avant, on trouve un USB 3.1 en type A ainsi qu’un USB-C. Les deux sont accolées, signe d’une passation à venir et surtout point agréable pour les années futures où l’utilisateur de la PS5 pourra pleinement utiliser l’USB-C sans avoir à se reporter à sa face arrière. En parlant de celle-ci, on y trouve deux ports USB-A, une prise Ethernet et une sortie HDMI 2.1.

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Une connectique complète, mais limitée à l’avant avec un USB-C et un seul USB-A – Crédits : Edouard le Ricque / Tom’s Guide

En revanche, la PS5 abandonne la sortie optique qui trônait encore sur la PS4. Pour le son, il faut obligatoirement en passer par le HDMI. Un détail qui peut demander de changer son système son s’il n’est pas compatible HDMI. Dommage pour ceux qui possèdent des systèmes audio haut de gamme. Reste la sortie optique du TV s’il en possède une. Néanmoins, il existe des solutions tierces proposant des convertisseurs HDMI vers optique. Les moins onéreux coûtent environ 20 €, comme celui de Prozor.

Une dernière connectique se cache sous le capot de la console. Il s’agit du slot d’extension PCIe 4.0 M.2. Il permet d’étendre le stockage de la PS5. Si Sony communique sur 825 Go, la PS5 ne propose en réalité que 667,2 Go utilisables. Précisément, une autre partie est réservée au système et grossie ou maigrie en fonction du contenu installé sur la console. Dénommé « Autre », elle est « réservé au bon fonctionnement des jeux et des applications », dixit la console. Au final, on peut à la louche installer entre 5 et 10 jeux AAA, par exemple. Autant dire qu’on peut vite arriver à saturation. En sortant quelques tournevis, on peut accéder sous la coque à un emplacement permettant d’ajouter un SSD au format MVNE. Attention, cette option n’est pas encore disponible. Sony devrait l’activer prochainement. En attendant, il est conseillé de ne pas jeter son dévolu sur un SSD. Sony communiquera les modèles compatibles lors du déploiement de sa mise à jour.

Image 10 : Notre test de la PS5, la console 4K innovante qui renouvelle PlayStation
Stockage limitée sur PS5 – Crédits : Edouard le Ricque / Tom’s Guide

Autre possibilité d’extension du stockage, un disque externe. Attention, cette option ne fonctionne que pour stocker des jeux PS4 ou des sauvegardes.

Une interface dépoussierrée, mais on n’y perd pas ses repaires

L’interface de la PS5 est épurée. C’est une évolution de celle de la PS4. Entrer et sortir des jeux, naviguer dans les menus sont autant de manipulations qui s’effectuent sans délai. C’est tellement transparent qu’en repassant sur PS4, on a la sensation d’une inertie certaine.

L’écran d’accueil ne déboussolera pas les habitués de la PS4. On conserve un agencement par tuiles affichant la bibliothèque de jeux. Deux menus principaux séparent l’interface : l’un pour les jeux, l’autre pour la partie multimédia de la console avec notamment les services de streaming.

Image 11 : Notre test de la PS5, la console 4K innovante qui renouvelle PlayStation
Interface PS5 avec fonds animés et sonores

Quand on pointe sur un jeu, son artwork s’affiche en arrière-plan alors que sa musique est diffusée. Une touche esthétique appréciée. Néanmoins, cela coûte les fonds d’écran personnalisés qui n’ont plus cours sur la PS5. Un onglet bibliothèque situé tout à droite de l’écran permet d’accéder rapidement à ses jeux achetés sur le PSN et les télécharger en quelques clics.

Image 12 : Notre test de la PS5, la console 4K innovante qui renouvelle PlayStation
Biblothèque de jeux sur PS5 – Crédits : Edouard le Ricque / Tom’s Guide

Si un utilisateur PS4 s’y retrouvera globalement, un aspect dérangera certainement ses habitudes, à savoir le comportement du bouton PlayStation. Au centre de la manette, il fallait le presser longuement pour voir apparaître un menu à gauche de l’écran, permettant de gérer ses amis ou l’alimentation de la console. Sur la PS5, il suffit de n’appuyer qu’une seule fois dessus pour faire apparaître un menu similaire en bas de l’écran. À l’usage, on préfère. Si l’on presse par mégarde sur ce fameux bouton PS, on reste au moins en jeu. À l’inverse, le comportement de la DualShock 4 nous renvoie au menu de la console.

Image 13 : Notre test de la PS5, la console 4K innovante qui renouvelle PlayStation
Un menu contextuel en bas et non plus à gauche – Crédits : Edouard le Ricque / Tom’s Guide

Ajoutons que ce menu contextuel évolue aussi en profondeur. S’il est plus discret que sur PS4, il est aussi personnalisable. Les raccourcis vers les fonctionnalités peuvent être paramétrés par l’utilisateur afin de correspondre parfaitement à ses besoins.

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Menu contextuel personnalisable – Crédits : Edouard le Ricque / Tom’s Guide

En outre, en pressant le bouton « PS » de la Dualsense une fois en jeu, on accède aussi à un tableau de bord dudit jeu. Ses trophées, sa progression ou même une liste d’activités rapide, comme un chapitrage dans Sackboy: A Big Adventure. Très pratique pour se départir d’une visite longuette des menus du jeu. Une optimisation du temps de jeu qui ne peut être que saluée. On espère que les autres développeurs en tireront parti. Sur Assassin’s Creed Valhalla, on n’accède qu’aux trophées de cette manière, dommage, le voyage rapide aurait pu apparaître ici, par exemple.

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En pressant le bouton PS, on accède à différentes infos du jeu – Crédits : Edouard le Ricque / Tom’s Guide

Mais si on gagne en vivacité du côté de ce menu, on perd énormément lorsqu’il s’agit de passer d’un jeu à l’autre. Sur ce point, c’est Microsoft qui gagne haut la main. Sa Xbox Series X est capable de gérer un multitâche des jeux. Lancez Watch Dogs Legion, puis faites une course sur Forza pour reprendre le jeu d’Ubisoft sans aucun temps de chargement, une promesse idyllique que ne parvient pas à reproduire la PS5. Certes, les chargements des jeux sur la console de Sony sont rapides, très rapides, mais toujours apparents malgré tout. Et c’est sans compter sur l’état de sauvegarde de la progression lorsque l’on change de jeu. De quoi en perdre une partie si on n’y prend pas gare. C’est dommage que Sony n’ait pas de réponse à la fonction innovante de Microsoft.

Dualsense, la manette nouvelle génération qui fait ressentir les jeux

La PS5 étrenne une nouvelle manette. Adieu DualShock, bienvenue DualSense. Et grand bien en a pris à Sony de changer de nom, puisque la DualSense change tout, ou presque. C’est sans nul doute la meilleure chose de cette console de nouvelle génération. Ce n’est pas une simple évolution. Sony a réellement cherché à améliorer l’expérience du joueur à travers cette manette. Le retour haptique, les gâchettes adaptatives et le haut-parleur intégré fonctionnent merveilleusement bien ensemble, procurant un niveau d’immersion encore jamais atteint jusque-là.

Image 16 : Notre test de la PS5, la console 4K innovante qui renouvelle PlayStation
DualSense – Crédits : Edouard le Ricque / Tom’s Guide

Prise en main tout d’abord. La DualSense change légèrement de design comparé à la DualShock 4. Elle est plus massive avec un pad tactile élargi, cerclé de bandes led. Elle tombera moins bien entre de petites mains. On fait moins corps avec pourrait-on dire, les doigts ne parvenant pas à serrer suffisamment ses poignées. Néanmoins, tous les boutons tombent bien sous les doigts. Son poids aussi est supérieur. On passe ainsi de 210 g à 282 g. À l’usage, on n’éprouve aucune gêne, mais en retournant sur la PS4, on gagne en confort avec une manette plus légère et plus compacte. La bonne nouvelle est que la DualShock 4 est utilisable sur PS5, la mauvaise est qu’elle n’y est compatible qu’avec les jeux PS4. On se rassure en voyant que la manette de la Xbox fait pire avec 288 g sur la balance.

Image 17 : Notre test de la PS5, la console 4K innovante qui renouvelle PlayStation
Les gâchettes de la DualSense sont équipés d’un retour de force – Crédits : Edouard le Ricque / Tom’s Guide

Bien entendu, la DualSense montre tout son potentiel dans les productions Sony. On pense en premier lieu à Astro’s Playroom, jeu de plateforme livré avec la console. Tout comme The Playroom sur PS4, il est là pour mettre en exergue les fonctions de la manette. Dans ce jeu gratuit, Sony a mis les petits plats dans les grands en proposant une véritable aventure et non juste une succession de minijeux. Et force est de constater que l’on en prend plein les mains. Lorsque notre avatar marche sur du sable, on ressent le craquement des grains sous les paumes.

Image 18 : Notre test de la PS5, la console 4K innovante qui renouvelle PlayStation
Astro’s PlayRoom, ou comment découvrir tous les atours de la DualSense – Crédits : Edouard le Ricque / Tom’s Guide

Lorsqu’il s’agit de faire de piloter un petit vaisseau, c’est chaque gâchette qui se durcit pour faire fonctionner chaque moteur, comme si l’on ressentait la propulsion. Même schéma dans Sackboy avec le crissement d’un grappin sur son fil de fer ou le mouvement d’un train à vapeur. Des sensations reproduites dans la manette. Tous les retours de force sont finement détaillés pour maximiser le ressenti du joueur et ça marche parfaitement. Côté micro, outre des effets sonores indépendants qui ajoutent à l’immersion, on l’utilise aussi en soufflant, pour déplacer une plateforme, par exemple.

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Micro et HP sont intégrés à la DualSense – Crédits : Edouard le Ricque / Tom’s Guide

À noter que ce micro peut également être utilisé en chat vocal. Avec le haut-parleur qui le surplombe, on peut tout à fait jouer en ligne sans avoir à se procurer un casque additionnel. Disons simplement que si ça fera l’affaire dans un jeu coop, ce combo ne sera pas aussi efficace dans un jeu compétitif. On préférera alors un casque dédié comme le Steelseries Artic 9 Wireless – que nous testons actuellement – qui permet de gérer le volume entre le chat et le jeu.

La DualSense montre un fort potentiel. Une manette qui pourrait changer l’expérience de jeu. Mais il en dépend de ce qu’en feront les développeurs. En jeu tierce partie, le nouvel Assassin’s Creed ne tire ainsi pas parti des effets de vibration de la DualSense. Pas de gâchette ferme lors de la tension d’un arc, pas non plus de micro vibrations lorsque la pluie s’abat sur l’Angleterre. Espérons que ces fonctions ne seront pas un feu de paille comme l’accéléromètre de la Sixaxis. Car contrairement à ce dernier, les vibrations haptiques offertes par la PS5 sont convaincantes et font sens.

Puissante, la PS5 n’est pas un PC, mais n’est plus vraiment une console

Sony équipe sa PS5 d’un processeur AMD, un octocore basé sur une plateforme Zen 2. 10,28 téraflops de puissance graphique et un SSD ultra rapide. Voilà le combo de la nouvelle génération. Et ces caractéristiques la placent devant la Xbox en termes de performances. Pourtant, Microsoft fait mieux avec une puissance brute de 12 téraflops. En réalité, comme le précise Digital Foundry, la PS5 est avantagée en termes de performances alors que la Xbox chasse la qualité. Ainsi, la PS5 peut creuser un écart avec sa concurrente allant jusqu’à 40 fps par moment. C’est flagrant sur Assassin’s Creed Valhalla. Le 60 fps est tenu pour notre part sur toutes nos sessions de jeu et avec 40% accomplis actuellement. Mais il y a un truc, à savoir que les développeurs d’Ubisoft brident la définition du jeu. Pour garder un framerate constant élevé, ils font appel à une définition dynamique. En revanche, celle-ci ne passe jamais en dessous de 1440p.

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Assassin’s Creed Valhalla, mode Performances – Crédits : Edouard le Ricque / Tom’s Guide

Ça c’est en mode « performances ». Lorsque l’on passe en mode « qualité » (déployé via un patch), le framerate chute. La console déploie alors toutes ses capacités pour proposer les meilleures définitions pour chaque texture, pousser les options des shaders, etc., et tout cela en maintenant 30 images par seconde. Visuellement c’est un peu plus beau, les zones proches sont fluides, mais les arrière-plans sont saccadés. Après avoir goûté au 60 fps, impossible de retourner à moins. Sur un open-world comme Assassin’s Creed, ce framerate apporte trop à l’immersion pour s’en passer, selon nous.

Image 21 : Notre test de la PS5, la console 4K innovante qui renouvelle PlayStation
Assassin’s Creed Valhalla, mode Qualité – Crédits : Edouard le Ricque / Tom’s Guide

C’est assez logique, mais les jeux sont bien évidemment plus agréables visuellement sur PS5 que sur PS4. Pour comparaison, nous avons pris Assassin’s Creed Valhalla. On commence par le fourmillement de détails en sus. Une végétation luxuriante, des modélisations plus fines.

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Marvel’s Spider-Man: Miles Morales avec ray tracing – Crédits : Edouard le Ricque / Tom’s Guide

Mais le nerf de la guerre de la nouvelle génération, c’est le ray tracing. Couplé au HDR, il procure une magnifique justesse des panoramas, plus vrais que nature sur un téléviseur bien calibré. Dans Spider-Man : Miles Morales, je me suis pris à m’arrêter contempler les reflets détaillés d’un immeuble sur le sol en marbre de l’étage d’un building. Côté HDR, j’ai eu le même instant de grâce avec la réflexion du soleil sur les plaines enneigées de Norvège du dernier Assassin’s Creed. Un délice visuel. Certes, un PC fera toujours mieux, même une RTX 2070 peut en remontrer à la PS5, mais la PS5 ne démérite pas et de nombreux tests avancés, dont ceux de Digital Foundry, mettent en valeur qu’elle est capable de cocher de nombreuses options graphiques pour un rendu pas si éloigné d’un PC.

Image 23 : Notre test de la PS5, la console 4K innovante qui renouvelle PlayStation
Marvel’s Spider-Man: Miles Morales sans ray tracing – Crédits : Edouard le Ricque / Tom’s Guide

Mais c’est aussi peut-être le revers de la médaille. Avec la nouvelle génération de consoles, on perd encore un peu plus l’aspect clé en main de ce support. Dans Devil May Cry 5 : Special Edition, on a ainsi quatre choix graphiques pour peu que le téléviseur soit compatible : 4K, 30 fps et ray tracing activé ; 4K, 60 fps et ray tracing désactivé ; 1080p, 60 fps et ray tracing activé et 1080p, 120 fps et ray tracing désactivé. De quoi s’y perdre un peu pour un joueur qui veut juste jouer sans se prendre la tête avec les options graphiques d’un jeu PC.

Surtout, on a bien la confirmation, s’il en fallait, que la PS5 reste une console à 500 € et n’est en rien un PC à 2000 €. Il faut faire des choix, soit sacrifier la qualité visuelle, soit la fluidité, impossible de concilier efficacement les deux. Mais sur PC, la question se pose aussi, notamment sur le récent Cyberpunk 2077. Même une RTX 3090 ne sort du 60 fps en 4K + ray tracing qu’en activant le DLSS, option encore indisponible sur PS5.

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Les plaines enneigées d’Assassin’s Creed Valhalla – Crédits : Edouard le Ricque / Tom’s Guide

Sony XH90, le TV conçu pour la PS5

Image 2 : Notre test de la PS5, la console 4K innovante qui renouvelle PlayStation
9/10

Sony Bravia XH90

1399€ > Darty
On aime
  • Dalle réactive avec un Input Lag très faible
  • Bonne calibration de base (mode jeu à affiner légèrement)
  • Excellents contraste et luminosité
  • Enfin du vrai HDMI 2.1 avec 4K 120 Hz, ALLM, VRR, eARC
  • Pieds ajustables en deux positions
On n’aime pas
  • Pas de rétroéclairage sur la télécommande
  • Angles de vision resserrés (dalle VA)
Verdict :

Sur quoi brancher une PS5 flambant neuve ? N’allez pas plus loin, la XH90 de Sony est à ce jour l’un des meilleurs modèles du marché, le TV qui ne limitera pas les performances de votre console. Elle est compatible VRR et 4K à 120 fps via sa connectique HDMI 2.1, nouveau standard qui commence à s’installer. Pour ne rien gâcher, la calibration de la dalle VA est de bonne facture en mode cinéma dès la sortie de boîte. Le mode jeu demandera un petit affinage pour afficher une colorimétrie respectée. Ce mode jeu, notamment, offre un input lag particulièrement bas, idéal pour les jeux compétitifs. Ajoutons qu’il s’agit d’une dalle Full Led et qu’on n’observe donc aucun halo lumineux disgracieux. Et ce XH90 n’est pas réservé à la PS5. Il fonctionne aussi bien avec les autres consoles ou autres contenus. Il embarque notamment Android TV et un profil calibré pour Netflix. Le tout est servi par un système de quatre haut-parleurs (sauf sur la 55 pouces) qui offre une reproduction sonore riche. Un excellent choix pour se rééquiper durablement. A noter que le 55” n’a que deux haut-parleurs et que la définition Ultra HD est un peu limite sur le 85 pouces. Le modèle idéal est donc le 65 pouces.

plus

Promo : jusqu’au 3 janvier 2021, Sony offre un an d’abonnement au PlayStation Plus pour tout achat d’un TV Android éligible. Le XH90 fait parti de la liste.

Si la PS5 est capable d’un bel affichage, il est à noter qu’il ne sera pas aussi qualitatif sur tous les écrans. Full HD (1080p) et Ultra HD (2160p), voilà les deux seules définitions comprises nativement par la console de Sony. Ceux qui ont un moniteur QHD (1440p) n’auront qu’un upscale de la version 1080p. La qualité d’image n’est donc pas optimale dans cette définition. Espérons que Sony sortira rapidement une mise à jour pour corriger ce point et permettre une bonne expérience sur les moniteurs QHD qui ont le vent en poupe dans les rangs des joueurs.

Image 27 : Notre test de la PS5, la console 4K innovante qui renouvelle PlayStation
PS5 et Sony XH90 en 65 pouces – Crédits : Edouard le Ricque / Tom’s Guide

Comme dit en préambule, nous avons couplé la PS5 à une TV Sony pour ce test. Précisément, la XH90 en 65 pouces. Un modèle de milieu de gamme équipée d’une dalle 4K Full Led. Remplaçante de la XH85, elle change de philosophie puisque pour la première fois Sony et PlayStation ont travaillé main dans la main pour proposer des gammes 2020 tout spécialement pensées pour les PS4 et PS5. La XH90 est parfaite pour la PS5 nous dit-on.

Seuls deux modèles Sony sont spécialement taillés pour la PS5 cette année et se voient en ce sens affublés du label « Ready for PlayStation 5 » : la très belle Z8H, Oled 8K HDR et notre XH90. Mais toutes les autres Bravia de 2020 sont taguées « Perfect for PlayStation ». Une nuance qui peut paraître trompeuse, mais Sony nous affirme que le « Ready » avait été choisi initialement puisque la PS5 n’était pas encore sortie. Ce label va donc changer de nom dans les prochains mois afin de ne pas induire en erreur les consommateurs qui pourraient assimiler le « Ready for PS5 » au « HD Ready », moins bon que le « Full HD ».

Image 28 : Notre test de la PS5, la console 4K innovante qui renouvelle PlayStation
Le mode jeu de la XH90, activée automatiquement au démarrage de la PS5 – Crédits : Edouard le Ricque / Tom’s Guide

Ces deux certifications offrent des caractéristiques propres. Le « Perfect for PlayStation » est donc le label de base. Il certifie que le téléviseur dispose d’un mode jeu avec des couleurs réalistes et qu’il offre une fluidité et une réactivité optimales pour le jeu vidéo, PlayStation et Xbox confondues, pas de guerre de clocher ici.

En outre, lorsqu’une console est raccordée au téléviseur, il la reconnaît automatiquement. Dans le cas d’une PS4, une pression sur le bouton PS suffit à allumer la console, le téléviseur et basculer l’image en mode jeu. D’une simplicité enfantine.

Le « Ready for PlayStation 5 » va encore plus loin. Les TV qui reçoivent ce label sont HDMI 2.1, ce qui permet d’afficher en 4K à 120 images par seconde – la promesse de la PS5 – contre 60 fps pour les TV « Perfect for PlayStaytion ». On gagne encore en fluidité et en rémanence.

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La XH90 est Ready for PS5 – Crédits : Sony

Sony mise aussi sur l’Input Lag, cette valeur qui détermine la latence entre l’appui d’une touche et son action visible à l’écran. Le constructeur ne communique jamais sur cette valeur, mais celui de la XH90 le satisfait tout particulièrement et il ne manque donc pas de le préciser : 7,2 ms. C’est ridiculement bas, de quoi fraguer sans craint de perdre une frame. Autre atout du HDMI 2.1, le VRR : Variable Refresh Rate, ou Taux de Rafraîchissement Variable. Nouveauté du HDMI 2.1, il est pris en compte par la PS5. Cela correspond au FreeSync et au G-Sync chez AMD et Nvidia. Cette technologie est particulièrement utile en jeu. Elle est capable de synchroniser le taux de rafraîchissement de l’écran et la fréquence de l’image afin d’obtenir un rendu fluide. Le Variable Refresh Rate élimine les saccades des images en mouvement ainsi que les déchirures de l’image. Un gain considérable qui, couplé à une fluidité accrue, bonifie l’expérience de jeu. Seul bémol pour l’instant, Sony n’a pas activé cette fonction sur la PS5. Promesse est faite de l’ajouter lors d’une prochaine mise à jour de la console. En attendant, Microsoft prend de l’avance avec sa Xbox Series X qui propose déjà du VRR en HDMI 2.1.

Pour Sony, le XH90 est le meilleur TV pour profiter au maximum des nouvelles technologies de la PS5. Après essai, difficile de le contredire. Ce modèle est taillé pour elle. Même le choix d’un panneau Full Led plutôt qu’Oled fait sens. En effet, cela permet de réduire la rémance, ces images fantômes qui s’affichent quand l’écran met à jour son affichage trop vite.

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Le XH90 offre une bonne calibration en mode jeu et cinéma, à la sortie de boîte – Crédits : Edouard le Ricque / Tom’s Guide

On pourrait craindre pour le contraste, mais il n’en est rien. Nous avons soumis le XH90 à notre test maison avec une sonde X-Rite i1Display Pro Plus. En mode jeu, son contraste atteint 6430:1, ce qui est très bon. Mais cela se fait au détriment des angles de vision, le XH90 utilisant une dalle VA, plus fermée que l’IPS, mais bloquant plus efficacement le rétroéclairage.

La température moyenne est aussi bien respectée. Avec 6884 Kelvins mesurés, on est proche de la lumière du jour et de ses 6500 Kelvins, avec une teinte un peu plus froide. Enfin, côté colorimétrie, le mode jeu n’est en revanche pas idéal de base. On a mesuré un DeltaE moyen à 3,9. On est à la limite de l’erreur colorimétrique, ou en tout cas de ce que peut voir l’oeil humain, avec un vert foncé et un rouge vif trop présents. Un passage dans les réglages permet d’affiner le tir. Le mode Standard fait pire avec une température moyenne proche de 10000 Kelvins et un contraste moins bon. Le plus recommandable pour une fidélité parfaite dès la sortie de boîte est le mode Cinéma Avec un contraste de 4660:1, une température de 6959 Kelvins et un colorimétrie mesurée à 2,9.

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PS5 et XH90 – Crédits : Edouard le Ricque / Tom’s Guide

Concernant la PS5, le mode jeu est au final satisfaisant. Il offre une très bonne qualité d’image. L’homogénéité de la dalle est aussi un atout grâce à l’usage du Full Led. De plus, on ne peut que conseiller de s’équiper d’un téléviseur HDMI 2.1 pour brancher une PS5 ou une Xbox Series. L’expérience n’en est que meilleure. L’offre n’est pas encore pléthorique, et surtout les prix restent soutenus. Rien à moins de 800 € à ce jour, avec comme premier prix la 49NANO86 de LG affichée à 793 €.


Le SSD de la PS5 limite les temps de chargement, mais ne les supprime pas

Mais si l’on salive devant les graphismes de la PS5, il ne faut pas oublier son autre atout de taille : son SSD ultra rapide. Véritable fer de lance de Sony pour le lancement de sa nouvelle génération de console, ce support booste considérablement la vitesse d’exécution des jeux. Même notre PS4 dotée d’un SSD Crucial ne peut rivaliser. Sony a vraiment étudié sa copie pour proposer une solution exclusive performante.

Pour les besoins de notre test, nous avons comparé la PS5 à une PS4 Slim, seule machine Sony de la génération actuelle que nous avions sous la main. Il s’agit d’un modèle pimpé, à savoir que son disque dur d’origine avait été remplacé par un Crucial M550 par nos confrères de Tom’s Hardware qui souhaitaient mesurer le gain de performances de ce swap. Aussi, les performances en sont bien évidemment impactées. Au global, on obtient un gain moyen de 18%, toutes vitesses de chargement confondues. En aparté, si vous utilisez toujours la PS4, nous ne saurons que trop vous conseiller de changer son disque dur par un SSD.

Néanmoins, un SSD ne sauvera pas la PS4 face au nouveau modèle de la PS5. Elle démarre 30% plus rapidement. 25 secondes lui suffisent pour cette étape, contre 36 secondes pour notre PS4. Pour sortir de son mode repos, c’est la même histoire.

PS5PS4 Slim
Séquence de boot25 sec36 sec
Assassin’s Creed Valhalla – démarrage29 sec1 min 08 sec
Assassin’s Creed Valhalla – menu à gameplay17 sec2 min
Red Dead Redemption 2 – démarrage27 sec39 sec
Red Dead Redemption 2 – menu à gameplay49 sec2 min
Shadow of the Colossus – installation7 min 07 sec9 min 48 sec
Shadow of the Colossus – démarrage25 sec45 sec
Shadow of the Colossus – menu à gameplay12 sec12 sec
Uncharted Collection – démarrage17 sec19 sec
Uncharted Collection – menu à gameplay8 sec9 sec
PS4 vs. PS5 sur les temps d’accès – Crédits : Edouard le Ricque / Tom’s Guide

En jeu cross-gen, nous avons testé les temps de chargement sur Assassin’s Creed Valhalla. Impossible de ne pas préférer la PS5 encore une fois. Elle est deux fois plus rapide pour lancer le jeu jusqu’à son menu. Et de là jusqu’au gameplay c’est encore pire. 17 secondes suffisent sur PS5, soit à peine le temps de tirer quelques flèches sur l’écran de chargement. Côté PS4, on a le temps de se faire un café. Le chargement de notre partie a pris 120 secondes, une éternité !

L’écart se resserre nettement avec Spider-Man : Miles Morales, jeu Sony et donc optimisé pour les deux machines. La séquence de boot est identique à 12 secondes. En revanche, la PS5 écrase son aînée du menu au jeu. Deux secondes suffisent pour nous lancer à l’assaut de Manhattan alors que sur PS4 il faut patienter 20 secondes. C’est plus long, mais plus raisonnable qu’Assassin’s Creed.

Nous avons également essayé avec des jeux exclusivement PS4, trois d’entre eux en particulier : Uncharted Collection en version dématérialisée, Shadow of the Colossus hérité de la génération PS3, au format physique, et le gourmand Red Dead Redemption 2.

Pour Uncharted, aucun accès au disque optique, le lancement est rapide sur PS4 comme sur PS5, tout comme l’accès à sa partie. Une poignée de secondes dans les deux cas, les différences étant négligeables.

Shadow of the Colossus offre de meilleures performances sur PS5 au lancement du jeu. Il met presque deux fois moins de temps à démarrer que sur PS4.

Mais la plus grande différence entre les deux consoles avec un jeu PS4 s’établit sur Red Dead Redemption. Gigantesque monde ouvert, il nécessite deux minutes pour commencer à jouer sur PS4. Sur PS5, la Dualsense est opérationnelle en à peine 49 secondes. Un temps plus que divisé par deux.

La PS5 installe plus vite les jeux que la PS4

Si la PS5 écrase à peu près partout la PS4 en termes de vitesses de chargement, il reste un point intéressant sur lequel elle n’est pas aussi performante : l’installation des jeux.

On va évacuer tout de suite les jeux dématérialisés. Là, les deux machines jouent serrées, la vitesse dépendant en grande partie de la connexion Internet. En revanche, avec des jeux physiques, ce n’est pas la même donne. Pour Shadow of the Colossus, la PS4 met un peu moins de 10 minutes à copier les quelques 13 Go du jeu. Côté PS5, ce temps baisse à 7 minutes environ. Un gain significatif en faveur de la nouvelle génération.

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Les jeux PS4 s’installent vite sur PS5 – Crédits : Edouard le Ricque / Tom’s Guide

Cependant, notons un petit souci erratique. La PS5 peut mettre par moment plusieurs minutes avant d’installer un jeu. Nous avons rencontré ce problème avec Shadow of the Colossus et Red Dead Redemption 2. Tous deux n’ont débuté leur installation qu’au bout de 5 minutes. Avec Mafia 3 ou Far Cry 5, rien de cela, l’installation est immédiate. Et chose étonnante, nous avons désinstallé et réinstallé les deux premiers jeux, et là plus aucun temps d’attente. Autorisation, mise en mémoire, on ne sait d’où cela vient.

Quoi qu’il en soit, on a encore trouvé un point pour la PS5 avec sa vitesse d’installation. En revanche, on ne peut en ajouter un second pour le silence de son lecteur optique. Celui-ci va à la PS4. Si la PS5 est silencieuse en jeu, son lecteur fait un barouf du diable lorsqu’elle installe un jeu depuis un Blu-ray. Idem en jeu lorsque le disque tourne dans le lecteur, cela vient troubler la quiétude d’une chevauchée dans Shadow of the Colossus si l’on joue sans casque.

La PS5 rétrocompatible avec la PS4

En parlant de jeux PS4 sur PS5, on aborde de facto la rétrocompatibilité. Si l’on a longtemps espéré que la PS5 les rassemblerait toutes et qu’elle ferait tourner les copies physiques des PS1, PS2 et PS3, elle se limite finalement à la PS4. Impossible de lancer un jeu d’une génération précédente sur la PS5. Les amateurs de rétrogaming devront aller piocher dans le catalogue du PlayStation Store pour assouvir leur soif de belles vieilleries.

Mais si la PS5 n’est rétrocompatible physiquement qu’avec la PS4, quasiment tout le catalogue de cette console peut être glissé dans la PS5. Une excellente nouvelle qui permet aux joueurs de se débarrasser de leurs PS4 au profit d’une PS5 flambant neuve. De quoi alléger la facture en revendant son exemplaire au passage. De plus, les jeux PS4 s’offrent sur PS5 avec toutes les options de la PS4 Pro, à savoir le choix donné entre qualité et performances sur les jeux compatibles, dont Shadow of the Colossus : image détaillée ou 60 fps.

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SHADOW OF THE COLOSSUS – Crédits : Edouard le Ricque / Tom’s Guide

Côté matériel, comme dit plus haut, la plupart des accessoires officiels PS4 sont compatibles PS5. Seul regret, que la DualShock 4 ne fonctionne qu’avec les jeux PS4. Il faut acquérir une seconde manette pour se lancer en coop dans SackBoy : À Big Adventure, même s’il est aussi disponible sur PS4. Seuls les jeux PS4 indisponibles sur PS5 sont donc éligibles. À côté de cela, de nombreux jeux PS4 bénéficieront de mises à jour prochaines pour les intégrer mieux à la PS5. Ainsi, The Last of Us Part II devrait mettre à profit le retour haptique de la DualSense, de quoi préférer en relancer une partie sur la nouvelle console de Sony.

Presque tous les jeux PS5 sont sur PS4

Le line-up de lancement de la PS5 est assez fourni. On y trouve Demon’s Souls, excellent remake de l’épisode de 2009. Les deux Spider-Man sont aussi de la partie avec le nouveau Miles Morales. SackBoy fait son show dans un style plateforme très bien ficelé. On a même Watch Dogs Legion ou encore Assassin’s Creed : Valhalla.

Mais le point commun entre tous ses jeux, d’un point de vue gameplay, est qu’aucun ne nécessite de PS5 pour y jouer. Tous sont disponibles sur PS4, exception faite de Demon’s Souls, jouable dans sa version originale sur PS3, et Godfall. Mais ce dernier est disponible sur PC.

L’attrait de la PS5 est actuellement principalement graphique avec un accès au ray tracing et à la 4K à 60 images par seconde. Elle grossira son catalogue d’exclusivités début 2021 avec notamment Ratchet & Clank : Rift Apart, God of War Ragnarok ou encore Horizon Forbidden West. En attendant, et surtout en attendant de mettra la main sur un exemplaire, les joueurs peuvent se consoler en continuant d’utiliser leurs PS4. Pour aller plus loin, on rappellera aussi que Sony a affirmé que la communauté PS4 ne sera pas abandonnée sur le bord de la route. Les jeux sortiront sur les deux plateformes au moins jusqu’en 2022.

3D Audio, ou quand Sony travaille l’immersion sonore

La PS5 vient avec la puce audio Tempest Engine. Sony a reconnu que les PS3 et PS4 n’offraient pas une expérience sonore à la hauteur. Le moteur Tempest vient corriger le tir. Cette puce est une unité de calcul du processeur graphique offrant une bande passante équivalente à huit coeurs d’un processeur PS4.

Une puissance de calcul qui lui permet de calculer goutte par goutte le son de la pluie qui tombe, par exemple. L’audio 3D de la PS5 est conçue pour fonctionner avec la plupart des casques compatibles PS5. C’est le cas notamment du Pulse 3D Wireless Headset, casque officiel de la console, mais aussi d’une large gamme de casques gaming, comme l’Artic 9 de SteelSeries.

Image 34 : Notre test de la PS5, la console 4K innovante qui renouvelle PlayStation
SteelSeries Artic 9 – Edouard le Ricque / Tom’s Guide

C’est le modèle que nous avons actuellement, nous avons donc éprouvé l’audio 3D de la console avec. Tout d’abord, il faut idéalement paramétrer cette fonction. Personne n’a les mêmes oreilles. Pour profiter au maximum de l’audio 3D, il faut envoyer un signal personnalisé. Difficile de faire cela pour tous les joueurs de PS5, mais Sony réfléchit à mettre au point un système par photo qui permettrait de reconnaître les différents types d’oreilles, un peu comme sa branche audio le fait déjà pour les casques et écouteurs.

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Réglages audio de la PS5 – Crédits : Edouard le Ricque / Tom’s Guide

Pour l’instant, la PS5 propose cinq profils à retrouver dans la section audio des réglages. Le neutre conviendra à la plupart. Place à l’expérience. Elle est la plus criante dans Astro’s Playroom. On distingue parfaitement la pluie tomber au-dessus de la tête de notre petit robot. Idem pour une tornade qui passe de gauche à droite, ou encore des voitures volantes à la 5ème élément dans le premier niveau du Circuit SSD. Idem dans Demon’s Souls. Jeu d’ambiance s’il en faut, il détache chaque son, chaque bruit lugubre pour une immersion totale. Enfin, pas complètement. Il manquerait un peu de hauteur pour donner une spatialisation parfaite. On reste encore un peu enfermé avec des effets trop proches.

Un premier contact concluant. Il n’appartient maintenant plus qu’aux développeurs de travailler autour du Tempest Engine.

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ASTRO’s PLAYROOM – Crédits : Edouard le Ricque / Tom’s Guide