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Comparatif : quelles sont les meilleures TV ?

Les meilleures TV de chaque gamme de prix

Si l’envie de vous faire plaisir en renouvelant votre téléviseur vous prend, plusieurs possibilités vous sont offertes pour faire votre choix : vous précipiter sur les sites des constructeurs, aller dans les boutiques proches de chez vous ou visiter vos sites de vente en ligne préférés. Et là c’est le drame ! Vous vous retrouvez devant une multitude de références, dans lesquelles il est facile de se noyer très rapidement si vous ne savez pas parfaitement de quel type de TV vous avez besoin. Au nombre déroutant de références (toujours incompréhensibles d’ailleurs) s’ajoute un charabia technico-marketing à base de termes anglais qui ne manque pas de vous donner le coup de grâce et ainsi de vous plonger dans le flou le plus total.

Comment donc faire pour trouver la perle rare dans ces conditions ? Pas de panique, ce guide va tout simplement vous indiquer les références des meilleurs téléviseurs actuellement en vente. Comment peut-on affirmer cela ?

Tout simplement parce que nous avons passé des jours à étudier en détail les gammes des constructeurs et les fiches techniques de toutes les télévisions, afin de présélectionner une vingtaine de modèles susceptibles de figurer dans le peloton final. L’opération a été facilitée par notre expérience acquise au cours de ces dernières années, résultant de très nombreux tests pratiqués sur des télévisions de plus en plus sophistiquées.

Une fois cette première sélection réalisée, nous avons réduit de moitié ce nombre pour arriver finalement aux douze modèles recommandés. Pour cela, il a également fallu plusieurs jours pour parcourir tous les tests et toutes les mesures qui ont été effectués dans les laboratoires de différentes rédactions de par le monde. Durant cette phase, les télévisions présentant des faiblesses techniques qui nous ont semblé disqualifiantes ont été écartées.

Pour ce dossier, nous avons délimité cinq gammes de prix.

Notre sélection des meilleures TV à moins de 600 € 

Cette première gamme concerne les téléviseurs commercialisés à moins de 600 euros. Le plus souvent, il s’agit de la seconde TV du foyer, pour une cuisine ou une chambre d’ado. Leur connectique est limitée, avec peu de ports HDMI, par exemple. Idem pour les fonctions connectées et multimédia qui sont réduites à leur strict minimum, quant elle ne sont pas purement et simplement absentes. Les modèles proposés font principalement de 32 à 50 pouces. A moins de 300 €, ils faut encore se contenter d'un téléviseur Full HD, de petite taille et sans fioriture. Aux environs de 500 €, on passe à des modèles 4K sur lesquels peuvent apparaître un portail d'applications connectées.

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Notre sélection des meilleures TV entre 600 et 900 € 

Viennent ensuite les TV vendues entre 600 et 900 euros. Cela correspond à des modèles déjà plus intéressants puisqu'on arrive sur des télévisions de bonne taille (49 à 55 pouces), offrant un panel de fonctions élargi (fonctions Web, enregistrements sur supports USB, lecture de fichiers multimédia). En revanche, si elles sont certifiées HDR-10 et savent gérer les couleurs sur 10 bits, les tests démontrent souvent que leur luminosité est insuffisante pour que le mode HDR soit vraiment efficace. Parmi les modèles qui se démarquent dans cette fourchette de prix, on peut citer les TCL U55C7006 et Sony KD-55XE7005

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Notre sélection des meilleures TV entre 900 et 1400 € 

Entre 900 et 1 400 €, on commence à trouver des modèles très complets et offrant surtout une qualité d’affichage de haut vol. On arrive sur des téléviseurs haut de gamme chez Sony ou de "haut de milieu de gamme" chez Samsung. Ces modèles s’adressent aux utilisateurs avertis, qui veulent se faire plaisir tout en restant dans la limite du raisonnable. Le 100 Hz fait son apparition et le mode HDR devient réellement profitable grâce à des dalles LCD lumineuses. Si nous avons retenu au final la Samsung UE55MU7055 et la Sony KD-55XE9005 mérite aussi qu'on s'attarde sur elle, grâce à des caractéristiques techniques plus sophistiquées que la XE8505 (mais en plus petite taille).

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Notre sélection des meilleures TV entre 1400 et 1800 € 

Avec les télévisions vendues entre 1 400 et 1 800 €, on franchit un nouveau palier en terme de qualité. Dans cette gamme de prix, on retrouve des téléviseurs haut de gamme, à l'instar du Samsung QE55Q7F et du Sony KD-XE9305.

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Notre sélection des meilleurs TV entre 2000 et 2500 € 

Si on désire investir dans les 2000-2500 euros, on trouve des télévisions Ultra HD de grandes tailles (55 à 65 pouces). Mais on accède surtout aux premiers modèles Oled, aux environs de 2000 €, à l'instar du LG 55C7V ou du Philips 55POS9002. Le contraste infini de cette technologie a de quoi séduire tous les passionnés de cinéma. A ces niveaux de prix, les affichages sont parfaitement calibrés et l'on a aussi droit aux meilleurs processeurs qui permettent d'exploiter les dernières technologies de traitement d'image.

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Notre sélection des meilleures TV à 4500 € 

Enfin, si la technologie ne vous fait pas peur et que vous désirez acquérir une TV au top du top, hyper design et équipée de toutes les dernières technologies, notre dernière sélection concerne les modèles les plus performants du moment. Comme les années précédentes, on se retrouve face à un dilemme, pour certains utilisateurs tout du moins : une TV gigantesque (75 pouces) exploitant la technologie LED ou un modèle légèrement plus plus petit - 65 pouces "seulement" en l'occurrence - mais recourant à la technologie Oled.

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Comment bien choisir sa TV ?

Le principal critère qui a motivé nos choix est la qualité d’image. Certaines fonctions, comme le streaming (CanalPlay, Netflix, etc.), le visionnage de photos ou de fichiers vidéos (avi, mkv, etc.) ou encore l’accès à Internet, sont moins importantes dans la mesure où elles peuvent être ajoutées - après l’achat - par l’intermédiaire de boîtiers se connectant en HDMI à la TV (Box Internet ou clés HDMI).

Plus la TV est onéreuse, plus elle est bardée de technologies destinées à peaufiner la qualité d’affichage (images fluides, les plus précises possible, avec les plus belles couleurs et des noirs parfaits). Les trois principales fonctions mises en avant sur les fiches techniques, concernent le rétroéclairage de la dalle LCD, le plus souvent à base de LED (plus la TV est chère, plus ce dernier est précis), LA fréquence de fonctionnement de la dalle LCD (50 Hz pour l'entrée et le milieu de gamme, 100 Hz pour le haut de gamme), ainsi que la compensation de mouvement (Motion Flow XR chez Sony, Clear Motion Rate chez Samsung, Motion Clarity Index pour LG, etc.). Car, pour améliorer la fluidité et la netteté des vidéos qu’elles affichent, les télévisions ajoutent - aux images envoyées par la source vidéo - une ou plusieurs images calculées (par interpolation). Puis, elles intercalent aussi une image noire, ou plusieurs images partiellement noires, afin de réduire la persistance rétinienne. De ces opérations résultent des indices de fluidité, les fameux 100 Hz, 200 Hz, 400 Hz, 600 Hz, etc.

Bon point, au fil du temps, les constructeurs arrivent progressivement à intégrer ces technologies à leurs modèles de milieu de gamme puis d’entrée de gamme.

>>> Lire : Les technologies TV en détails

Plasma, LCD ou OLED ?

Du point de vue du consommateur, les choses sont assez simples finalement. Le Plasma a été abandonné, au grand regret des puristes, car les meilleurs modèles, signés Panasonic et Samsung, avaient une qualité d’image incroyable, que les TV LCD arrivent encore aujourd'hui rarement à approcher. Seule la technologie OLED arrive désormais à produire des noirs parfaits, mais elle est coûteuse à produire. LG est un pionnier dans ce domaine avec plusieurs modèles Full HD lancés dès 2014 et, plus récemment, des modèles 4K (jusqu'à 77 pouces). Grâce à sa ténacité, LG parvient à proposer aujourd'hui des TV OLED à moins de 2000 €. Cette technologie a été dernièrement prise à bras le corps par d'autres marques telles que Panasonic, Philips ou encore Sony. De son côté, Samsung fait cavalier seul avec une technologie concurrente : le QLED, qui utilise des Quantum dots (et un rétro éclairage LED). La grande majorité des téléviseurs exploitent aujourd'hui la technologie LCD/LED Led en Ultra HD (3 840 x 2 160 pixels), quelques modèles d'entrée de gamme et de petite taille (inférieure à 40 pouces) utilisent encore la définition Full HD (1 920 x 1 080 pixels).

4K ou pas 4K, ce n'est plus vraiment la question

Maintenant bien installées sur le marché, les TV Ultra HD (3840 x 2160 pixels), aussi appelées 4K par abus de langage, affichent des images très précises (plus que celles de la TNT ou des Blu-ray, et à fortiori des DVD). Ces télévisions sont équipées d’au moins un port HDMI 2.0 (indispensable pour véhiculer les grandes quantités de données liées à la très haute définition), ce qui garantit la possibilité d’y connecter les platines Blu-ray Ultra HD. Elles doivent également être compatibles avec le codec HEVC (High Efficiency Video Codec ou H.265), qui succède au H.264/MPeg4 AVC, afin de décoder directement des flux 4K.

Le souci, à l’heure actuelle, réside dans le nombre limité de films à ce format. Les services Netflix et Amazon Prime, directement accessibles depuis certaines télévisions 4K, diffusent un large panel de séries en ultra haute définition. Toutefois, une connexion Internet à 25 Mbit/s minimum est nécessaire pour assurer le visionnage en streaming, ce qui limite drastiquement le nombre de personnes pouvant y accéder.

Les platines Blu-ray Ultra HD constituent la deuxième source de vidéos en 4K, même si les films à ce format commencent tout juste à arriver régulièrement. Ces derniers, comme les platines UHD Blu-ray de salon, ont un prix élevé. Enfin, les consoles de jeu de dernière génération - comme la Sony Playstation 4 Pro et la Microsoft Xbox One X - sont elles aussi capables d'envoyer des images 4K ver les téléviseurs

>>> Consulter notre guide d'achat : TV Ultra HD (4K) : comment choisir ? Laquelle acheter ?

En attendant cette montée en puissance des contenus compatibles, les téléviseurs Ultra HD offrent la plupart du temps un excellent système de mise à l’échelle des vidéos Blu-ray en Full HD vers la 4K. En revanche, ils sont plus ou moins doués pour bien afficher les images en basse définition d'un grand nombre de chaines de la TNT.

HDR, la technologie qui cherche son standard

Alors que les constructeurs commercialisent des téléviseurs 4K depuis plusieurs années et que les choses semblaient assez simples (on utilise une dalle quatre fois plus précise, on décode le HEVC et on utilise des connecteurs HDMI 2.0), une nouvelle technologie - "acronymée" HDR (pour High Dynamic range) - est arrivée, un peu dans le désordre général.

Présentée début 2015, sa vocation est d'apporter des images bénéficiant d'un impact visuel plus grand que celui lié la simple augmentation du nombre de pixels liée au mode 4K. Dans les gammes de téléviseurs de 2017, l'utilisation du terme HDR est souvent liée au marketing plutôt qu'à une réelle efficacité, visible à l'écran. Normalement, la technologie HDR consiste à obtenir des images toujours plus fidèles à la réalité (pour peu que la source vidéo soit optimisée dans ce sens), en faisant ressortir les détails - jusqu'alors invisibles - aussi bien dans les zones sombres que dans les portions très éclairées d'une image.

Seul problème, les télévisions doivent respecter certains critères techniques pour afficher correctement les films HDR (la nouvelle technologie fait partie du cahier des charges des Blu-ray Ultra HD). Tout d'abord, elles doivent gérer un plus grand nombre de couleurs. Pour cela, elle doivent manipuler des pixels codées sur 30 bits (10 bits par couleur primaire), afin de pouvoir afficher 4 fois plus de teintes que les télés de base. Or, on se rend compte que bon nombre de téléviseurs d'entrée et de milieu de gamme sont soit disant certifiés HDR alors qu'ils ne gèrent les couleurs qu'en 8 bits.
Ensuite, les téléviseurs doivent être en mesure d'afficher réellement ce spectre étendu de couleurs (le Gamut). Les nombreux tests réalisés dans les laboratoires des rédaction montrent que si les téléviseurs 4K haut de gamme récents sont en mesure d'afficher plus de couleurs que les modèles Full HD "classiques", ils sont parfois encore loin de respecter pleinement les spécifications officielles du Blu-ray Ultra HD et du HDR. 

En effet, alors que l'espace colorimétrique étendu devrait couvrir le standard Rec.2020, certains téléviseurs n'arrivent - au mieux - qu'à afficher 90 % du standard DCI-P3 (celui utilisé par les acteurs de l'industrie cinématographique), qui est plus "limité" que le Rec.2020 tout en étant plus large que l'actuel standard Rec.709 (utilisé par les Blu-ray Full HD et toutes les vidéos non HDR).

Enfin, pour recevoir la certification Ultra HD Premium, les télévisions LCD doivent pouvoir afficher simultanément des zones très sombres (niveau de noir inférieur à 0,05 cd/m2) et très lumineuses (luminosité supérieure 1 000 cd/m2). Pour les modèles OLED, ces valeurs limite sont de 540 cd/m2 pour la luminosité et 0,0005 cd/m2 pour les noirs. Le souci, c'est que - encore une fois - bon nombre de téléviseurs, testés par des rédactions, n'atteignent pas ces valeurs, en particulier pour la luminosité. Seuls les modèles haut de gamme ou du "haut du milieu de gamme" répondent à ces exigences et sont donc capables de délivrer des images HDR satisfaisantes.

En plus de la certification Ultra HD Premium, les constructeurs mettent en avant la compatibilité de leurs TV avec les standards HDR10, HDR HLG et Dolby Vision. Attention toutefois aux appellations, parfois encore confuses.

La 8K se profile à l'horizon

Ce sera la prochaine marotte des constructeurs. La 8K remplacera à termes la 4K qui elle-même a signé le glas de la définition Full HD. Pour référence, un téléviseur 8K affiche une définition de 7680 x 4320 pixels, soit quatre fois plus qu'un téléviseur Ultra HD et seize fois plus qu'un téléviseur Full HD.

Jusqu’alors on avait eu droit qu’à des prototypes, des dalles présentées sur les salon ou en huit-clos. Mais Sharp vient de faire prendre un virage au secteur en lançant le premier téléviseur 8K sur le sol européen. Le LV-70X500E offre une large dalle de 70 pouces pour la modique somme de 12 000 €. Bien évidemment, à l’heure actuelle, aucune source ne permet d’envoyer des contenus compatibles à cet affichage. Aussi ses acquéreurs devront-ils s’en remettre à l’upscaling de contenus Ultra HD ou Full HD, pour lesquels on attend de voir le résultat. Tout dépendra de la performance de son moteur de mise à l'échelle.

Sharp LV-70X500ESharp LV-70X500E

Faut-il absolument acheter une TV de grande marque ?

Comme vous pouvez constater en boutique ou sur Internet, une poignée de grandes marques trustent la quasi-totalité de l’offre : Samsung, Sony, Panasonic, LG, Philips, Toshiba, Sharp... On trouve toutefois quelques modèles de constructeurs moins connus (tout du moins dans le domaine des TV), comme Haier, TCL ou Grundig. Le souci est que ces TV sont peu nombreuses et font rarement l’objet de tests sur les sites spécialisés. Et quand c’est le cas, les notes n’atteignent presque jamais les sommets.

Parmi les “grandes marques”, seuls les TV de Samsung, Sony, Panasonic et LG font régulièrement l’objet de tests. Les notes qu’elles obtiennent sont alors le plus souvent bonnes, voire excellentes. Dans le doute, il est donc plus sage d’opter pour une de ces quatre grandes marques.

Quid de la qualité audio

Même si la qualité audio des téléviseurs s’est nettement améliorée en une dizaine d’années, on reste bien loin de ce que peut offrir une barre de son (comme la Sonos Playbar, plébiscitée par toutes les rédactions qui l’ont testée et vendue 799 € chez Amazon), ou même deux “simples” enceintes Hi-Fi complétées d’un caisson de basses. Si le son est un critère déterminant, n’oubliez donc pas de prendre en compte cet équipement complémentaire. Comme la plupart des téléviseurs sont désormais équipés d’une sortie audio numérique optique, l’installation d’un système audio externe est un jeu d’enfant.

>>> Consulter notre guide d'achat : Comparatif : quelles sont les meilleures plaques et barres de son ?

La 3D, une technologie tellement difficile à maîtriser que les constructeurs l'ont tué

Certains apprécient, d’autres non. Que la technologie employée soit “active” ou “passive”, il est impératif de voir la TV en action avec un film Blu-ray 3D pour savoir si le relief est rendu sans un désagréable effet de diaphonie, ou crosstalk (images gauche et droite superposées plus ou moins superposées). D'où l’importance des avis des utilisateurs (consommateurs ou journalistes).

3D avec et sans crosstalk3D avec et sans crosstalk

Il y a encore deux ans, rares étaient les téléviseurs utilisant la technologie active qui offraient une qualité 3D parfaite (sans crosstalk). Les meilleurs résultats étaient obtenus avec la technologie passive, qui avait de plus l’avantage de fonctionner avec des lunettes légères et sans batterie. Son défaut : la résolution verticale des images perçue par chaque œil est divisée par deux, soit 1920 x 540 pixels. D’où un léger manque de finesse et de précision dans l’affichage.

C'est sans doute pourquoi cette technologie a lentement été abandonnée par les fabricants de téléviseurs, au point qu'en 2017, parmi les grands constructeur, un seul modèle Panasonic est encore compatible 3D (EX780E, disponible en 50, 58, 65 et 75 pouces). Samsung, LG et Sony ont aujourd'hui renoncé à la 3D, au grand regret des fans de cette technologie. L'excuse officielle est que l'interface HDMI 2.0 n'est pas assez rapide pour transférer 120 images (60 pour chaque œil) de 3840 x 2160 pixels, afin d'obtenir de la 3D 4K active. Pourquoi ne pas avoir démocratisé la technologie 3D passive, moins difficile à mettre en œuvre ? C'est d'autant plus regrettable pour les amateurs de 3D que les films au format Blu-ray 4K commencent à être vendus avec un Blu-Ray "normal" en 3D (pour les films tournés en 3D). La seule solution - si vous appréciez cette technologie - consiste donc à essayer de trouver un modèle performant, lancé les années précédentes. Et ce dernier sera moins performant en mode HDR, un comble.

Les services connectés

Présenté comme une avancée majeure pour les téléviseurs récents, l’accès au Web et à certains services connectés n’est en fait pas si satisfaisant que ça. Souvent difficile à utiliser pour les néophytes, en raison d’une interface confuse et lente, il regroupe de nombreux services dont certains ont un intérêt très discutable (parfois non traduits). Les TV les plus évoluées sont désormais équipées de processeur à quatre ou huit cœurs censés accélérer les opérations.De plus, il n’y a pas ou peu de suivi de la part des constructeurs (ajout de nouveaux services connectés, débogage, etc.), car ils se focalisent sur leur prochaine génération de TV et n’ont pas les moyens d’assurer des mises à jour pour les TV des années précédentes. Enfin, la saisie de texte (ne serait-ce que le nom d’utilisateur et le mot de passe nécessaires pour s’enregistrer aux services) est plus ou moins laborieuse et la sélection des services à la télécommande pas très intuitive. La solution adoptée par certains constructeurs consiste à fournir une seconde télécommande équipée d’un mini clavier ou d’un pavé tactile permettant de déplacer le curseur du bout du doigt comme sur un ordinateur portable. On a aussi la possibilité de brancher un clavier ou une souris en USB ou mieux, en Bluetooth.

TV connectée de SamsungTV connectée de Samsung

Heureusement, et même si tout est loin d’être parfait, les dernières versions des portails connectés des quatre grands constructeurs montrent que de sérieux efforts sont faits. Ainsi, LG exploite une interface interface, appelée WebOS, qui s'avère aujourd'hui réactive, complète et facile à utiliser. D'autres constructeurs, comme Sony ou encore Philips font appel au système Android TV. Les utilisateurs ont ainsi potentiellement accès aux nombreuses applications développées pour Android.

La connectique

USB, HDMI, Ethernet/Wi-Fi, Bluetooth, MHL, sorties audio & entrées vidéo, etc., les téléviseurs les plus chers sont les mieux lotis en matière de connecteurs. Les modèles d’entrée de gamme ne disposent souvent que d’un à deux ports HDMI, ce qui peut s’avérer rapidement insuffisant et peu pratique (il faudra brancher et débrancher les appareils en fonction des besoins). Les ports USB servent, quant à eux, pour afficher sur la TV des photos ou des vidéos, écouter de la musique ou pour enregistrer la TV sur une clé ou un disque dur externe. La prise Ethernet ou le Wi-Fi sont bien sur indispensables pour se relier à sa box et accéder directement depuis sa TV à des sites, comme YouTube ou Dailymotion, ou des services de VOD (Netflix, CanalPlay, Sony Unlimited, etc.). L’accès au réseau permet aussi de lire les fichiers stockés sur son PC (plus besoin de clé USB). Enfin, les téléviseurs sont de plus en plus souvent compatibles Bluetooth, ce qui est pratique pour utiliser facilement certains périphériques (enceintes, clavier, souris, etc.).

>>> Lire : Les secrets de la connectique TV

Les TV incurvées : ça ne sert pas à grand-chose mais ça en jette !

L’intérêt de la courbure des nouveaux écrans LCD ou Oled est sujet à polémique, ou tout du moins à discussion. Les uns voient une meilleure immersion dans l’action. Les autres voient un argument marketing permettant de refourguer des télés coûtant plus cher. D’autres enfin, constatent que les objets reflétés par ces nouveaux types d’écrans apparaissent déformés, plus gros, ce qui n’est pas un bon point. Enfin, ce n’est pas très pratique si on désire fixer son écran à un mur… En tout cas, cela apporte un design résolument nouveau et sophistiqué.

Samsung incurvéeSamsung incurvée

Quelle TV pour jouer ?

Les dernières consoles en date, la Xbox One X de Microsoft et la PS4 Pro de Sony, comme les PC équipés d'une bonne carte graphique, vous permettent de joueur en exploitant la définition des téléviseurs 4K ( 38 40 x 2 160 pixels). Avec les consoles, le nombre d’images par seconde (fps) est quant de 30 fps (PS4 Pro) ou 60 fps (Xbox One X). Si le nombre d'images par seconde peut être nettement plus élevé sur PC, selon la configuration et les réglages graphiques du jeu, cela ne sert pas à grand-chose si on joue sur une télévision “limitée” par sa dalle LCD 50 Hz (50 images par seconde au maximum, c’est déjà pas mal !).

Univers PlayStationUnivers PlayStation

Input lag, la bête noire des joueurs

Le paramètre important sur lequel il faut s’attarder s’appelle l’input lag ou temps de réponse. Il s’agit du décalage que l’on constate sur toutes les TV entre le moment où les données arrivent à la prise (HDMI, le plus souvent) et celui où l’image est affichée. Ce retard d’affichage est plus ou moins important, en fonction des différents procédés d’amélioration des images (traitement des couleurs, mise à l’échelle de la définition, augmentation de la fluidité, etc.) appliqués par les TV. C’est donc pour minimiser ce phénomène que les constructeurs proposent un réglage “Jeux”, dans lequel ils désactivent certaines de ces fonctions. Et cela fonctionne ! Dans ce mode, l’input lag mesuré par les laboratoires de tests est jusqu’à trois fois plus petit que dans les autres modes (cinéma, sport, etc.).

Les mesures sont effectuées à l’aide d’une sonde spécialisée, qui relève une mesure en millisecondes (ms). Plus le résultat est élevé, moins vous aurez de chance d’abattre vos ennemis dans les jeux d’action multijoueurs comme Star Wars Battlefront, Battlefield, Destiny ou Street Fighter, car vous croirez tirer sur des cibles alors que celles-ci auront déjà bougé. Aussi, si vous voulez jouer comme un pro et mettre toutes les chances de votre côté, l’input lag est un facteur à prendre en compte. Une valeur inférieure à 30 ms est très bonne. Entre 30 et 50 ms, c’est acceptable. Au-delà, la télévision n’est pas recommandée (tout du moins pour certains jeu).

Notre sélection en détails

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2 commentaires
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  • TNZ
    Comparatif à mettre à jour pour la catégorie des plus de 4500€ : Sony A1 (OLED 4K ...)
  • patrice05
    J'ai cru comprendre que la raison, toute bête, de l'abandon de la 3D pour les écrans 4K étaient plutôt due à l'impossibilité de faire perdurer celle-ci sur du 4K car un Blu-ray 4k ne dispose pas de suffisamment d'espace pour stocker un film en 4K 3D et que ça remettrait en cause les choix du standard 4K.
    Il n'est pas exclu de voir réapparaitre la 3D quand le 8K commencera à être diffusé.