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Xiaomi : le gouvernement américain retire le fabricant chinois de la liste noire

Il semble que les États-Unis aient accepté de retirer Xiaomi de leur liste noire. Cette information provient de Bloomberg, car un dépôt a été repéré dans les tribunaux américains. Le ministère américain de la Défense a affirmé qu’une ordonnance finale retirant Xiaomi de la liste noire « serait appropriée ».

Le ministère américain de la Défense va retirer la société chinoise d’électronique Xiaomi d’une liste noire gouvernementale. Selon un document judiciaire, le fabricant de smartphones et Washington ont convenu de résoudre le litige en cours. Ils devraient déposer une proposition conjointe avant le 20 mai.

Xiaomi Technology Park - Plerxemo / Wikipedia
Xiaomi Technology Park – Crédit : Plerxemo / Wikipedia

Plus tôt en janvier, le département américain de la Défense et le département du Trésor ont restreint les investissements américains dans la société. Ils avaient accusé Xiaomi d’avoir des liens avec l’armée chinoise et désigné le géant de la technologie comme une « société militaire communiste chinoise« . Cela aurait pu conduire à la radiation de la société des bourses américaines et à sa suppression des indices de référence mondiaux.

En d’autres termes, ce bannissement n’avait rien à voir avec celui de Huawei, qui avait été lui placé sur une liste noire nommée « Entity List ». Ces sanctions empêchent actuellement Huawei d’utiliser de technologies américaines dans ses smartphones. Les sanctions contre le fabricant ne devraient d’ailleurs pas être levées sous l’administration Biden.

Le cas de Xiaomi n’est pas à confondre avec celui de Huawei

Contrairement à Huawei, Xiaomi n’a jamais été inquiété concernant la fabrication de ses smartphones. En effet, le gouvernement américain empêchait simplement les investisseurs américains de placer leur argent dans la société chinoise.

Xiaomi avait répliqué par une action en justice à peine deux semaines plus tard. Le fabricant avait déclaré que ses deux cofondateurs détenaient 75 % des droits de vote et que la société n’avait aucun lien avec le gouvernement chinois. En mars, sous la nouvelle administration Biden, un juge fédéral avait même temporairement bloqué l’application de la liste noire. Ce dernier avait remis en question le processus « profondément défectueux » du gouvernement américain.

« Les parties se sont mises d’accord sur une voie à suivre pour résoudre ce litige sans qu’il soit nécessaire de recourir à un briefing contesté. », peut-on lire dans un extrait du dépôt, selon Bloomberg. Des conditions spécifiques seraient en cours de négociation. On devrait donc en savoir davantage dans les prochains jours.

Source : Bloomberg