Accueil » Actualité » Huawei lance ses premiers kits 5G sans composants américains

Huawei lance ses premiers kits 5G sans composants américains

À cause des sanctions imposées par les États-Unis, Huawei doit maintenant se passer des composants américains dans la fabrication de ses stations de base 5G. Une mission accomplie avec succès selon la firme qui lance la production de 600 000 unités cette année.

Au nom de la sécurité nationale, et dans le cadre de la guerre économique engagée par le président américain, Huawei a été placé sur liste noire. Le géant chinois est donc privé de ses fournisseurs américains, et ne peut plus faire d’affaires avec eux. La décision touche bien sûr les deux camps, l’équipementier est largement présent aux États-Unis, mais il utilise également des composants et des services américains. Ses nouvelles gammes de smartphones Mate X 5G et Mate 30 Pro ont dû se contenter de la version open source d’Android, sans pouvoir intégrer le Play Store et les services Google.

Image 1 : Huawei lance ses premiers kits 5G sans composants américains

Le président Trump presse les Européens de suivre sa politique, mais ils semblent assez réticents à interdire un acteur aussi innovant et bon marché, notamment en ce qui concerne le déploiement de la 5G. Huawei pourrait donc compter sur le marché européen. La marque doit néanmoins retirer tous les composants américains qu’elle utilise sur ses stations de base 5G. C’est chose faite, la mise en production doit démarrer le mois prochain avec une production annuelle de 600 000 unités cette année, et qui devrait atteindre 1,5 million l’année prochaine avec la poursuite du déploiement des réseaux 5G.

Des stations de base 5G tout aussi performantes sans composants américains

Le remplacement des composants américain n’aura finalement pas posé de problèmes à Huawei. C’est en tout cas ce que déclare la firme avec une pointe d’humour : les performances des stations de base sans technologie américaine ne sont « pas pires », et que les seules surprises ont été « positives ».

Son fondateur, Ren Zhengfei, nuance néanmoins les propos en affirmant qu’il aimerait pouvoir continuer de travailler avec ses partenaires américains avec qui il entretient de relations de longue date. Il avait d’ailleurs déclaré qu’il envisageait sérieusement de conclure un accord de licence avec une entreprise américaine pour lui confier sa technologie. Une façon de contourner l’embargo américain, mais aussi de prouver que ses technologies ne représentent aucun risque pour la sécurité nationale étasunienne.