Facebook censure aussi les tétons

L’une des particularités du journal américain The New Yorker est de proposer chaque jour des dessins humoristiques dans ses pages, qui se retrouvent ensuite publiés sur sa page Facebook. Mais cette semaine, la page sociale du journal a eu quelques problèmes avec le règlement de Facebook, et un de ses dessins a été banni de la page pour cause de nudité.

Le dessin en question, créé par Mick Stevens, représente un couple, entièrement nu, assis sous un arbre. Il ne montre rien de spécial, si ce n’est le torse des deux individus, ce qui semble être le fond du problème pour Facebook. Le dessin a en effet été banni pour nudité, et même le fait de proposer le même dessin avec des personnages habillés n’a pas poussé le réseau social à changer d’avis.

Après quelques recherches, The New Yorker a trouvé un paragraphe des conditions d’utilisation de Facebook concernant son cas. Parmi les interdits : « 1 : toute activité sexuelle évidente, même dessinée ou sous forme d’art, même si la nudité est masquée par des mains, des habits, ou d’autres objets. 2 : les parties intimes nues, incluant les fesses ou les tétons féminins. Les tétons masculins sont autorisés ». Si le dessin respecte donc la première clause, c’est bien le deuxième qui semble enfreindre les règles. Malgré tout, la suppression de ce dessin sonne comme un acte quelque peu zélé de la part des administrateurs, surtout lorsqu’en fouillant dans ses archives, le New Yorker retombe sur un dessin clairement en contradiction avec la première règle, et qui n’avait posé aucun problème au site à l’époque.

Le côté puritain de Facebook déclenche donc une nouvelle fois la polémique. Après les jeunes mamans qui donnent le sein et l’affaire de l’Origine du Monde, voilà un nouveau cas dans lequel les images les plus banales se voient considérées comme pornographiques par Facebook.