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Le FBI accuse un hackeur d’avoir transmis à la Corée du Nord des informations…. open source

Un développeur et hackeur risque la prison aux États-Unis pour avoir donné une présentation du fonctionnement de la blockchain en Corée du Nord. Il se défend de tout transfert d’informations sensibles, tout étant open source.

Image 1 : Le FBI accuse un hackeur d’avoir transmis à la Corée du Nord des informations.... open source

Virgil Griffith, hackeur et développeur pour Ethereum, une cryptomonnaie que l’on peut miner chez soi avec une bonne carte graphique, doit amèrement regretter la conférence qu’il a donnée en Corée du Nord depuis son arrestation par le FBI.

La cryptomonnaie utilisée pour échapper à l’embargo américain

Le FBI a arrêté vendredi le hackeur, accusé de transfert de technologie vers la Corée du Nord, pays sous embargo. Ce même chef d’accusation avait valu de nombreux soucis à Huawei. Le gouvernement américain voit dans la conférence qu’il a donnée en avril une violation de la loi, mais ses défenseurs, notamment Vitalik Buterin, le fondateur d’Ethereum, mettent en avant l’aspect open source du logiciel et que par conséquent il n’a transmis aucune information que les développeurs coréens ne connaissaient par déjà.

Mais ce n’est pas tant l’aspect algorithme de la conférence qui semble intéresser la justice américaine, mais son intention. Dans les documents donnés au juge, le FBI note que Virgil Griffith a expliqué comment la blockchain et les cryptomonnaies pourraient permettre au gouvernement nord-coréen de blanchir de l’argent et d’échapper aux sanctions américaines et comment cela pourrait lui permettre de ne plus être dépendant du système bancaire. Cette même crainte des cryptomonnaies fait refuser à l’UE l’arrivée de Libra, la monnaie de Facebook.

Pire, le jeune homme qui avait reçu un refus d’autorisation de se rendre en Corée du Nord par l’ambassade américaine a effectué un passage en Chine pour contourner cette interdiction, tout en tweetant des photos de son billet d’avion. Confronté par le FBI, il a permis l’accès à son smartphone dans lequel les inspecteurs ont trouvé des discussions prouvant qu’il savait que son séjour en Corée du Nord violait l’embargo et que sa conférence serait probablement utilisée pour contourner les sanctions américaines.

Source : ArsTechnica