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Comparatif : quels sont les meilleurs smartphones pour la photo ?


Mais jusqu’où iront-ils ? Lorsque nous avons commencé à tester spécifiquement les modules photo des smartphones, nous étions effarés par la piètre qualité des images obtenues, malgré des conditions de prise de vue idéales : vignettage prononcé, manque cruel de détail dans les aplats de couleurs, et compression désastreuse. Quant aux photos prises en basse lumière… Bref, les compacts numériques semblaient encore promis à un bel avenir.

C’était sans compter sur l’immense talent des chercheurs et ingénieurs en électronique, optique ou informatique. Parce que si les objectifs des appareils ont beaucoup progressé ces trois dernières années, ils n’en demeurent pas moins médiocres, comparés à ceux qui équipent le plus banal des APN. Mais grâce à la puissance croissante des processeurs et algorithmes de traitement de l’image, les défauts optiques sont corrigés avec une efficacité toujours plus grande. Au point que désormais, les smartphones se révèlent capables de limiter, voire de supprimer totalement le bruit numérique qui survient lors des prises de vues en basse lumière et, le croirez-vous, parfois plus efficacement que des reflex numériques.

Comment ? Eh bien grâce à une analyse extrêmement fine de l’image et un traitement logiciel poussé. Par exemple, dans des conditions de lumière limitées, l’Asus Zenfone Zoom S « peint » toutes les zones sombres de l’image en noir, masquant ainsi le bruit numérique qui sinon se révèlerait visible. Alors bien sûr, à y regarder de plus près, c’est-à-dire en zoomant à 100% dans l’image, on perçoit la supercherie. Mais affichée sur l’écran du Smartphone, voire sur celui de l’ordinateur, le résultat est bluffant.

Si les progrès se poursuivent, en termes de qualité d’image, les fabricants de smartphones s’efforcent à présent d’étendre les capacités optiques du module photo (y compris celui réservé aux selfies), avec la ferme intention de supplanter définitivement les compacts numériques. Cela dit, si ces derniers ne cessent de perdre du terrain, ils n’en demeurent pas moins toujours supérieurs aux smartphones, aussi bien en termes de qualité d’image, que de caractéristiques techniques. Un exemple ? Pour 150 euros, le Canon Ixus 190 dispose d’un zoom optique 10X offrant une plage focale de 24-240 mm, couplé à un capteur de 20 mégapixels. Des performances encore hors de portée de n’importe quel smartphone.

Dans ce guide, nous avons souhaité comparer certains modèles de smartphones qui, d’après leurs constructeurs, se distinguent par la qualité du module photo. Jusqu’à récemment, il s’agissait de modèles plutôt haut de gamme, voire du vaisseau amiral de la marque. Mais, comme nous l’avons constaté lors des tests, les smartphones moins coûteux se révèlent désormais séduisants, voire surprenants d’efficacité. Cela dit, comme nous l’avons constaté lors des tests, les appareils présentent encore des disparités, tant au niveau des caractéristiques que des performances. Alors, que vous soyez fans de selfies ou passionné de photo ; que vous disposiez d’un budget conséquent ou serré, ce guide d’achat va vous aider à trouver le meilleur photophone adapté à vos besoins.

>>> Consulter notre guide d'achat : Smartphone : lequel acheter ? Comment choisir ?

Notre sélection des meilleurs photophones

Nous avons sélectionné les meilleurs smartphones pour la photo dans trois catégories de prix : plus de 500 euros, entre 250 et 500 euros ou à moins de 250 euros. Pour chaque gamme de prix, nous avons mis en avant deux smartphones, de quoi permettre à chacun de trouver le smartphone idéal pour la photo au meilleur prix en fonction de ses besoins.

Les meilleurs à plus de 500 euros

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Les meilleurs entre 250 à 500 euros

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Les meilleurs à moins de 250 euros

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Deux objectifs, pour plus d’options créatives.

Afin de conserver une épaisseur minuscule, les fabricants ne peuvent intégrer de zoom optique à forte amplitude dans le module photo. Et ça ne semble pas prêt de changer. La preuve, Asus, qui proposait avec le Zenfone Zoom, un zoom optique 3X, forcément un peu proéminent, a finalement abandonné le concept : le nouveau Zenfone Zoom S, dispose de deux objectifs distincts, offrant des focales respectives de 25 et 59 mm. Ce n’est donc plus un zoom, techniquement parlant, mais il s’agit là d’un choix technologique plébiscité par un nombre croissant de fabricants : Honor 8 et 9, Huawei P10, iPhone 7…

Une vraie bonne idée, qui permet de s’affranchir du zoom numérique. Rappelons que celui-ci se contente de grossir les pixels ou de recadrer l’image, deux artifices qui nuisent à la qualité des images. Parmi les modèles récemment testés, le LG G6 se révèle particulièrement séduisant. Il intègre en effet un premier objectif offrant un angle de vision de 125°, soit 15 mm en équivalent 24X36 : un vrai fish-eye, donc, qui fait merveille en photo de paysage ou d’architecture.

Deux capteurs photo, pour quoi faire ?

Les smartphones qui intègrent deux objectifs principaux disposent aussi de deux capteurs, qui peuvent offrir des résolutions différentes. Utilisés conjointement (les deux objectifs sont sollicités lorsqu’on prend la photo), ils permettent de simuler un Bokeh - un flou artistique lié à la profondeur de champ - à la manière de ce que proposent les objectifs à grande ouverture des reflex et hybrides. Le Honor 6X, 8 et 9, les Huawei P9, P10 et Mate 9 parviennent par ce biais, à réaliser des images très convaincantes, même si l’effet se révèle visible dans certaines conditions. Par exemple lorsqu’on photographie un modèle à la chevelure abondante, devant un arrière-plan riche de détails. 

Mais le plus bluffant, c’est qu’il est possible de modifier la PDC a posteriori. Et ça, les reflex en sont bien incapables ! Notez que les Huawei P9 et P10 intègrent deux capteurs, dont l’un est monochrome. En fonctionnant de concert, les clichés profitent des avantages de chacun d’eux, mais il est également possible de les faire fonctionner de manière indépendante. Et bien entendu, le plus original s’avère être le monochrome qui propose un rendu réellement noir et blanc « natif » et non pas un traitement à postériori.

La course aux photosites se poursuit

De nombreux fabricants mettent en avant la résolution du capteur principal, gage, sans doute possible de qualité. Évidemment, ça n’est pas si simple. Comme le montrent fréquemment nos tests, la résolution et la taille des photosites qui composent le capteur ne conditionnent qu’en partie le résultat final. Et, à moins de vouloir imprimer toutes ses photos au format A3+ ou de les recadrer pour n’en conserver qu’une toute petite partie, on ne voit pas trop l’intérêt des capteurs de 19 mégapixels, comme celui du Xperia XZ Premium, ou 20 MP, pour le Huawei P10.

Une course aux pixels qui rappelle les riches heures des compacts numériques, et que nous critiquions déjà à l’époque. L’appareil photo frontal méritait quant à lui de disposer d’un capteur plus étoffé que les 5 mégapixels généralement proposés. Le retard est en partie rattrapé, et même des smartphones moyens de gamme, tel que le Huawei P8 Lite 2017, ou le Galaxy A3 2017, intègrent un capteur de 8 MP.

>>> Consulter notre guide d'achat : Comment choisir son appareil photo (compact, reflex, hybride) ?

Des optiques plus performantes

L’une des façons de réduire le bruit numérique consiste à accroitre la luminosité de l’objectif. Cela permet de réduire le temps de pose lors des prises de vue dans la pénombre, et donc de limiter l’apparition d’artefacts. Pour cette raison, les fabricants s’efforcent d’intégrer des optiques lumineuses sur les modèles haut de gamme. Ainsi, le LG G6 offre une ouverture de f/1,8, tandis que le Samsung Galaxy S8 atteint f/1,7, un record. L’objectif frontal bénéficie lui aussi de ces progrès : les moins bien lotis en la matière affichent en effet une ouverture de f/2.4.

Mais attention, sur un smartphone, même à ces grandes ouvertures, ne vous attendez pas à obtenir de jolis flous d’arrière-plan comme sur un compact à grand capteur ou un reflex ! C’est seulement la luminosité de l’objectif qui est comparable, et qui permet par exemple de photographier en intérieur sans avoir recours au flash ou à un trépied. Autre raffinement, la stabilisation optique devient plus fréquente (Samsung Galaxy S8, Sony Xperia XZ Premium, Asus Zenfone Zoom S, iPhone 7, Huawei P10…). Un luxe jusqu’ici réservé aux seuls appareils photo numériques. Cela dit, ce n’est pas tant en photo qu’il se révèle utile, mais plutôt en vidéo, pour atténuer les vibrations qui surviennent immanquablement lorsque l’on tient le smartphone à bout de bras.

Ergonomie et prise en main

Disons-le tout net, l’ergonomie est le talon d’Achille des smartphones. Et comment pourrait-il en être autrement ? Soucieux de proposer des appareils toujours plus compacts et esthétiques, les fabricants oublient parfois que ce sont des humains et non des poulpes qui vont les manipuler. On ne tient pas un téléphone de la même manière, suivant que l’on tape un texto, qu’on joue à un jeu 3D ou que l’on prend une photo. Dans ce dernier cas, les doigts se placent en crochet autour du cadre de l’appareil, et c’est avec le pouce que l’on touche l’écran pour faire la mise au point, accéder aux réglages ou photographier.

La tranche du Sony Xperia XZ Premium mesure moins de 8 mm, et elle est lisse comme une plaque de verre, tout comme le dos. Vous voyez le problème ? À l’issue de nos tests, nous étions presque surpris de ne pas l’avoir laissé tomber une seule fois. Même constat avec le Huawei P10 ou le P8 Lite 2017. D’autres modèles sont heureusement plus rassurants, le revêtement de la tranche ou du dos étant recouvert d’un matériau, sinon antidérapant, du moins pas aussi glissant qu’une savonnette. D’une manière générale, si vous envisagez de pratiquer intensément la photo avec votre smartphone, n’hésitez pas à investir dans une coque de protection, qui améliorera le grip. À noter, tous les appareils de notre sélection permettent de prendre une photo en pressant la touche de volume – c’est plus pratique à l’usage que de presser le bouton virtuel à l’écran.

Les réglages

Les smartphones sont considérés à juste titre comme des « prêts à photographier ». Et de fait, les réglages par défaut sont adaptés à l’immense majorité des situations. Et pour les conditions extrêmes : obscurité, scènes d’action…ils disposent de fonctions dédiées accessibles via le menu Photo. Tous les modèles assument désormais leur vocation de « photophone », et proposent par conséquent une interface claire à défaut d’être toujours intuitive.

Les réglages du Samsung Galaxy S6 (Cliquer pour zoomer)Les réglages du Samsung Galaxy S6 (Cliquer pour zoomer)

Le Huawei P8 Lite 2017 se révèle par exemple très simple à utiliser en mode auto. Mais dès qu’on active le mode manuel, c’est la catastrophe : les icônes de réglages sont minuscules, et trop peu espacées pour être utilisables aisément. Alors, imaginez en plein soleil ! C’est d’autant plus regrettable qu’à l’opposé, les Huawei P9 et P10, certes des modèles haut de gamme, se révèlent très agréables à l’usage.

Quant au, LG G6, il propose un mode Manuel qui n’a pas grand-chose à envier aux compacts numériques hauts de gamme : réglage de la balance des blancs en Kelvin, activation des collimateurs autofocus façon reflex, réglage de la vitesse (l’ouverture est fixe à f/1,8) et de la sensibilité ISO, horizon artificiel, histogramme, et même la possibilité de prendre des photos au format RAW : tout y est !

Le Samsung Galaxy S8 est tout aussi bien loti. Attention tout de même, on est loin du confort de prise en main qu’offre un reflex doté de boutons et molettes dédiés. Mais l’usage n’est pas le même, sans parler de l’encombrement ! À l’opposé, l’iPhone 7 parait bien dépouillé. Les réglages manuels sont limités, au risque de frustrer le photographe averti. Cela dit, l’appareil adapte automatiquement les réglages aux différentes situations de prise de vue. Et il faut reconnaître qu’il s’en sort diablement bien. De quoi séduire les amateurs allergiques à la technique.

>>> Consulter notre guide d'achat : Smartphone pas cher : quel téléphone choisir à moins de 200 euros ?

L’autofocus

Tous les appareils de notre sélection intègrent un autofocus. Il est généralement efficace. Pour en juger, nous avons fait le point sur un sujet situé à 20 cm de l’objectif, puis nous avons décalé la visée vers une cible située à 5 mètres de distance en pressant le déclencheur, d’abord en haute puis en basse lumière. Le champion en la matière est le Galaxy S8 de Samsung. Il est de type Dual Pixel, un système emprunté au monde des reflex et à Canon en particulier.

Pour faire simple, l’ensemble du capteur est utilisé pour réaliser la mise au point, ce qui se traduit par une réactivité bluffante. Le LG G6, et le Sony Xperia XZ Premium se montrent également très réactifs, y compris en basse lumière. L’iPhone 7 Plus, bien qu’un peu moins véloce quand la luminosité manque, est malgré tout convaincant. Même constat pour l’Asus Zenfone 3. En entrée de gamme, le Honor 6X se révèle surprenant, malgré une réactivité moindre dans des conditions difficiles que les modèles plus coûteux. Tout comme le Huawei P8 Lite 2017 qui, malgré un prix bien sage, s’offre le luxe d’intégrer un autofocus à détection de phase jusqu’à récemment réservé aux smartphones hauts de gamme. 

La caméra frontale

Impossible de terminer ce guide sans évoquer la caméra frontale, indissociable des selfies ! Tous les constructeurs s’efforcent d’améliorer les qualités de cet appareil qui n’a plus rien d’accessoire. Dans ce domaine, le Sony Xperia XZ Premium se distingue : avec son capteur frontal de 13 mégapixels épaulé par un stabilisateur optique, il surpasse la concurrence. Nettement plus sage, le LG V20 se distingue en intégrant un capteur, certes limité à 5 MP, mais doté d’une focale très grand-angle : idéal pour réaliser des portraits de groupe. Astuce sympa, les Honor et Huawei affichent une petite fenêtre en surimpression du cadre, qui indique où il faut regarder. Pratique d’autant qu’en pleine lumière, le minuscule objectif n’est pas si facile à voir. Notez que la plupart des modèles intègrent un dispositif d’amélioration des portraits au moment de la prise de vue, et dont l’intensité peut être modulée : suppression des rides, agrandissement des yeux, lissage de la peau. Tout pour ressembler à une photo de magazine.

Certains smartphones, comme le HTC Desire Eye, sont clairement orientés pour les selfiesCertains smartphones, comme le HTC Desire Eye, sont clairement orientés pour les selfies

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