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Espionnage : un employé de Google accusé d’avoir pactisé avec Uber

Un ancien cadre de chez Waymo (division des voitures autonomes de Google), aurait volé et partagé des secrets de fabrication à la société concurrente Uber.

Image 1 : Espionnage : un employé de Google accusé d'avoir pactisé avec Uber

Anthony Levandowski est un ancien ingénieur de l’équipe Google chargée de développer les voitures autonomes. Il est accusé d’avoir volé des documents confidentiels et de les avoir partagés avec un concurrent direct de Google, la société Uber.

Des documents clés téléchargés en secret

L’ancien cadre de chez Google Anthony Levandowski fait face à 33 chefs d’inculpation pour vol et tentative de vol. L’ingénieur est accusé d’avoir volé des secrets de la technologie de voiture autonome développé par Waymo, le pôle voiture autonome de Google, avant son départ de l’entreprise. Il les aurait ensuite partagés avec la société concurrente Uber.

L’une des technologies concernées est la Light Detection And Ranging, un radar où les ondes électromagnétiques sont remplacées par un laser. Cett technologie clé sert à détecter les obstacles et mesurer les distances.

Les faits remontent à 2016, année où Levandowski a démissionné de Google, après y avoir travaillé pendant près de 10 ans. Quelques jours avant son départ, l’ingénieur aurait téléchargé secrètement quelques 14 000 documents sensibles liés aux projets de voiture autonome sur lequel il travaillait.

Peu de temps après sa démission, il lançait Otto, sa propre société de camions autonomes, qu’il a revendue à Uber pour 680 millions de dollars. Selon l’accusation, l’ingénieur était déjà en négociation avec la société de taxis particuliers pour le rachat de sa future société avant même sa démission de chez Google. Il avait été ensuite embauché par Uber.

Second procès pour Levandowski 

Waymo avait déjà poursuivi Levandowski en 2017 pour des faits similaires. Le procès s’était cependant soldé par un accord entre Google et Uber. La société avait alors licencié Levandowski et payé un dédommagement à Waymo.

La nouvelle enquête, menée par le procureur fédéral de Californie et le FBI, pourrait cette fois coûter cher à Anthony Levandowski. L’accusé risque en effet une peine de 10 ans de prison et une amende de 250 000 dollars. Il nie pour l’instant toutes les accusations et déclare n’avoir jamais partagé ces documents avec Uber ou avec aucune autre société.